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mardi 24 octobre 2023

Exploration de donjon

Une fois entré dans la tour par la porte dérobée qui s'est soudain ouvert dans la muraille lorsque Sariel est passée devant en brandissant le bout de métal dérobé sur la goule, nos aventuriers se sont retrouvés plongés dans des ténèbres angoissantes, faites de poussières, de toiles d'araignées hors d'âge et d'un sentiment de détestations et de rejets. Certains ont presque senti quelque chose leur souffler au visage de repartir. 

Sariel utilise un sort mineur pour produire une petite flamme tandis qu'Albi allume sa lanterne afin d'éclairer un couloir de pierre sombre qui s'achève sur un mur courbe de facture différente tandis que deux couloirs contourne ce mur de part et d'autre. Le groupe s'avance droit vers ce mur, ignorant deux portes en bois à gauche et à droite. 

Ce mur courbe est en acier épais, rouillé, et une sorte de poignée en sort. En joignant leurs effort, les aventuriers parviennent a peser suffisamment dessus pour que s'ouvre avec un grincement déchirant une autre porte dérobée et d'arriver ainsi dans la pièce ronde où git le cadavre du monstre ailé qui les a attaqué dans leur sommeil ainsi que les restes en divers état de décomposition de ses victimes, le tout dégageant une odeur de viande putréfiée abominable. 

Délaissant cette pièce, ils poursuivent leur avancée dans le couloir circulaire pour arriver face à une autre porte en bois, également verrouillée, qui ne résiste pas longtemps aux coups puissant assénés par Vox. La lanterne et la flamme magique de Sariel éclairent alors d'antiques étagères sur les rayonnages desquels sont déposés de nombreux livres recouverts de poussières. 

Alors qu'ils se séparent pour chacun fouiller les rayonnages sans trop s'éloigner du cercle de lumière, un glissement évoquant le cuir sur de la pierre, un son rauque évoquant une outre sèche qu'on vide de son air, un je-ne-sais-quoi enfin, attirent leur attention vers les ténèbres qui baignent d'autres rayonnages et ils se découvrent pris en tenaille entre deux créatures d'un coté, une de l'autre. Grisâtre, difforme, clopinnantes sur des jambes de tailles inégales, les abominations semblent avoir été fabriquées en assemblant des parties anatomiques de différents cadavres. Mais si elles sont grotesques, elles n'en sont pas moins dangereuses... D'autant qu'une fois le combat engagé, deux autres affluent encore ! Et que n'étant pas réellement vivantes, elles sont très difficiles à tuer !

...Au terme d'un combat aussi effrayant que confus - en tout cas dans les souvenirs du MJ qui le relate quelques semaines plus tard - la dernière des goules est finalement mise définitivement hors de combat et réduite en pièces mais Vox Pholk a perdu l'usage de son tromblon et peut-être également de son bras gauche lorsque le canon de l'arme a explosé brusquement, brulant la peau du nain et incrustant dans ses chairs des particules de poudre et de métal que Reubke entreprend d'extraire avec moult précaution. 

Maintenant que le calme est revenu, troublé seulement par l'écho des voix des aventuriers, ils reprennent l'exploration des pièces après s'être assuré que les cinq monstres ne se relèveraient jamais. Sur chacun d'entre eux, ils trouvent une sorte de clé au motif en étoile.

Les ouvrages de la bibliothèque sont en grande partie inintéressants et moisi mais ils dénichent cependant quelques livres qui valent la peine d'être récupéré pour leur valeur marchande. 

Celle-ci s'ouvre sur une sorte de laboratoire à en juger par les longues tables encombrées d'ustensiles en verre emplis des restes désechés de préparations inconnues et auxquels les aventuriers prennent bien soin de ne surtout pas toucher. La seule chose qu'ils emportent de cette pièce est le livre manuscrit reposant sur un lutrin, que Sariel parcourt rapidement, trop vite pour comprendre de quoi il retourne exactement mais assez pour saisir qu'il traite de nécromancie. 

L'autre pièce, à l'opposée, semble être un bureau de géographe à en juger par les nombreuses cartes qu'ils y trouvent. Ou peut-être celui d'un astronome étant donné que les cartes sont annotées de mentions des cycles de Morslieb. Sur l'une de ces cartes, illustrant le Talabecland, est tracés une sorte de grand triangles et l'un de ses angles est souligné d'un cercle griphonné à l'encre. 

Armés des cinq clés, ils retournent enfin à la pièce centrale pour tester celles-ci dans les trous s'ouvrants aux pointes de l'hexagramme. Elles s'inserrent parfaitement, mais il en manque une pour le dernier trou et ils concluent finalement que sans cette dernière clé, qui n'est trouvable nulle part, ils sont dans l'incapacité de progresser et décident de quitter l'endroit. 

Ressorti à l'air libre, la sensation oppressante qui les a accompagné durant toute leur exploration se dissipe rapidement. La matinée est avancée et le soleil ne leur a jamais paru aussi délicieux, les chants des oiseaux des bois et le bruissement des feuillages agités par le vent plus harmonieux ! Aynjull, Elvyra, Renate et Sigfrida les accueillent avec soulagement lorsqu'ils sortent, et leur reprocheraient presque d'être parti si longtemps sans donner de nouvelles si elles n'étaient pas aussi préoccupée par l'état du nain blessé par le monstre ailé, qui n'a toujours pas repris connaissance, et par l'état du bras de Vox. Reubke prend les choses en mains à la suite d'Elvyra, réclamme de l'eau fraiche que Sariel s'empresse de lui fournir grâce à un sort de magie mineure... Sort un peu trop puissant peut-être car la soupe que prépare Albi pour sustenter tout ce petit monde s'en trouve soudain affecté également et se transforme en un potage d'eau claire dans lequel flottent des morceaux de légumes et une farine épaisse de pulpe de légume, totalement dissociée du liquide. Par chance, ils ne resteront pas assez longtemps pour que les nains découvre ce qu'il est arrivé à leurs bouteilles de bière. 

Finalement, ils reprennent le fleuve et continuent à remonter le Reik.