Plutôt que d'entrer dans la chambre de gauche avec une présence morbide, on entre dans la salle de droite avec plein de pendules qui indiquent des heures différentes. Les autres prisonniers libérés battent en retraite et vont se réfugier dans la prison souterraine.
Les pendules se mettent à sonner. Voix furieuse, pas lourd dans le couloir. Tout le monde se planque derrière des meubles. Un type en armure complète de plus pure style Moria entre en coup de vent et admoneste Reubke (mal caché derrière un guéridon). Reubke prétend être un domestique là pour faire les poussières. Le type s'énerve, va pour frapper Reubke d'un revers mais s'arrête quand il se fait interpeler par une vieille femme (cheveux blancs lâchés, châle autour des épaules, robe de nuit longue) debout dans l'encadrement de la porte au fond du salon. Elle comprend le guerrier et lui répond en Reikspiel :
- Qui vous donne le droit d'entrer dans mes appartements ? Vous vous oubliez, vous êtes un invité sous ce toit.
Puis une fois que le guerrier s'est retiré elle se tourne vers Reubke qui baratine qu'il est l'assistant de Rousseau et qu'il vient pour s'occuper de la santé de l'octo... nona... ancêtre. Une odeur piquante d’ammoniaque et une douzaine de chats à demi-sauvages l'accompagnent.
- Fadaise, ce Rousseau n'est pas médecin, le médecin est ici, à la cave. Sa punition pour ne pas avoir été capable de traiter mon mari le Baron. Le Baron n'est pas ici, il demeure dans sa tour (fait un geste dans la direction de la tour sombre).
Albi et Gerolf sortent de leurs cachette et accompagnent Reubke dans sa sortie. Ils descendent l'escalier, avisent la cour et décident de se rendre à la tour par les prisons pour aller voir le Baron.
Les prisonniers ne sont pas dans la chambre du garde. Il manque aussi des torches. L'escalier au fond du couloir se compose de deux sections, l'une monte vers la tour et l'autre s'enfonce dans le rocher. Le groupe décide de descendre voir ce qu'il y a plus bas avant d'explorer la tour.
...Sariel manque à l'appel ! Elle s'est cachée dans le boudoir de la vieille baronne et n'est pas sortie de sa cachette avec le reste du groupe.
Au bas de l'escalier, un couloir taillé grossièrement dans la roche débouche sur une grande caverne qui ouvre sur le Reik. Un petit quai est aménagé le long de l'eau mais il n'y a pas de bateau. Le groupe ne prend pas de précaution et parle à voix haute.
- ...Ya quelqu'un ? Qui va là ?
Gerolf répond à la question à voix haute. Une porte s'ouvre, révélant l'existence d'une petite bâtisse construite le long du mur, sur le quai. Un garde sort, brandissant une torche pour examiner le groupe et réalisant qu'il s'agit d'intrus, il appelle des comparses et se rue vers eux. Trois autres gardes sortent de la guérites.
Le combat est déséquilibrés, Albi et Gerolf finissent par succomber sous les assauts et Reubke se jette à l'eau pour s'éloigner alors qu'un garde longe l'eau, torche levée, avant de renoncer à le trouver. Trois retournent dans leur guérite, le quatrième se dirige vers l'escalier et Reubke attend, caché dans un chaos de rocher...
- Psst !
Les trois prisonniers étaient également cachés dans ces rochers et maintenant que les gardes sont partis, ils se manifestent timidement. Reubke et un paysans vont vérifier l'état de Albi et Gerolf. Reubke soigne sommairement les blessures de Gerolf qui reprend conscience.
Ils tentent tous d'escalader le chaos de roc plutôt que de nager pour sortir par la porte fluviale. Ils débouchent à flanc du glacis naturel du chateau et descendent en s'agrippant à la végétation pour patauger jusqu'à la rive.
- Le plan : rejoindre Wittgendorf, on va chez Hilda la meunière, elle connait les résistants qui se cachent dans les bois.
C'est une longue marche jusqu'au village, que le groupe rejoint au point du jour. Ils se faufilent de ruine en ruine jusqu'au moulin - la maison de Rousseau est plongée dans l'obscurité et sont caché par la jeune meunière. Demain soir, elle les fera sortir du village pour rejoindre les fameux brigands qui se cachent dans la forêt.