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dimanche 5 février 2023

Wellentag 25 Jahrdrung 2512 - Route d'Altdorf - une diligence attaquée

Il a changé, Rolf ! Mais mon bon Reubke, je m'appelle GErolf !
Il a changé, Rolf ! Mais mon bon Reubke, je m'appelle GErolf !

 Le trajet en diligence est cher, les cochers ont aujourd'hui la gueule de bois et ne sont pas prêts de partir, Albi Piedfané propose de prendre les piétons à bord de sa cariole tractée par Marguerite, vaillant petit poney. Pas rapide, mais plus reposant que de marcher, et puis à un tarif bien plus avantageux que celui demandé par les cochers !

Au détour d'un virage, les aventuriers découvrent un homme accroupi au-dessus d'un corps allongé en travers de la route. L'homme se redresse brusquement, laisse tomber la main sectionnée qu'il rongeait et se rue droit sur la cariole des voyageurs, laissant apercevoir son visage horriblement défiguré. Les animaux s'affolent et leurs conducteur ne parviennent qu'à grand peine à les maitriser.

Wilfried Reubke est sérieusement ébranlé car il pense avoir reconnu une ancienne connaissance dans l'agresseur écumant au visage décomposé par une sorte de lèpre maléfique : un certain Rolf, qu'il a connu brièvement durant son apprentissage à Carroburg. 

La victime - pour laquelle il n'y a désormais plus rien à faire - porte l'uniforme et les armes d'un cocher de diligence. Celle-ci est renversée plus loin sur la route et le reste de son équipage comme ses occupants ont tous été massacrés sans pitiés par un groupe de créatures qui furent jadis humaines : des mutants. 

Après avoir vaincu les agresseurs, les aventuriers débattent de ce qu'il convient de faire des corps et même s'il est bien prudent d'oser les toucher… Vox Pholk, le nain, n'a pas de telles inquiétudes et empoche sans scrupule les objets de valeur qu'il trouve sur les cadavres.

L'un des cadavres présente une ressemblance troublante avec messire Gerolf Von Kerkher et pourtant celui-ci ne l'a jamais rencontré ! Dans les affaires du mort, on trouve la lettre d'une étude de notaire de Bögenhaffen adressée à "Kastor Aloïs Lieberung" qui lui apprend qu'il est l'heureux héritier d'un manoir et d'une petite fortune, ainsi qu'une attestation d'identité.

La cariole de Albi s'étant brisée lorsque Marguerite s'est emballée, les aventuriers sont bien heureux d'être pris en stop par la diligence du Loup Courant qui les rattrape - grâce à l'insistance de Dame Isolde qui dispute vertement les patrouilleurs ruraux suspicieux et en se serrant un peu tandis que les malandrins arrêtés à l'auberge la Diligence sont descendu pour creuser des tombes de fortunes.

La diligence, comme le groupe, s'arrête pour la nuit à l'auberge des Sept Rayons

samedi 4 février 2023

Tout commence le 24 Jahrdrung 2512 - Route d'Altdorf - Auberge Relais la Diligence

On Recherche - Aventuriers Audacieux (son excellence le Prince de la Couronne Hergard von Tasseninck de la Grande principauté...)
Cinq personnages avancent à allure diverse et se rencontrent sur une route du Reikland, à quelques dizaines de lieues de la capitale Altdorf. La nuit tombe, la pluie aussi. Si le feuillage des arbres qui s'étend par-dessus la route filtre la lumière, il ne filtre pas les goutes.


Fort heureusement le haut portail d'une Auberge-Relais annonce la possibilité d'un repos au sec et en sécurité ! 
L'aubergiste rubicond les accueille avec empressement, leur ménage une place auprès de la flambée pour qu'ils faffent feffer leurs fabots, prend leur commande et fait porter leurs affaires dans les chambres - du moins pour les deux aventuriers qui se décident pour une chambre, les tarifs ayant poussés certains à préférer la chambre commune voir même le foin de l'écurie pour le plus près de ses sous de tous, le nain - et tout cela sans cesser de jacasser : il bombarde de questions les aventuriers, s'interrompant à peine pour écouter leurs réponses s'il ne les fait pas lui-même, ou bavarde avec sa pie apprivoisée, qui remporte un certain succès auprès des aventuriers. 

Quelques personnes sont déjà présentes dans la salle de l'auberge, dispersées aux différentes tables entre lesquelles Gustav l'aubergiste et son garçon de salle renfrogné circulent pour déposer les commandes et reprendre la vaisselle : 

Deux cochers de diligences boivent leur paie en échangeant des plaisanteries.  Un jeune homme à la mine renfrognée ne fait pas mine de lever la tête de ses lectures Deux dames, l'une jeune et gracile et l'autre plus massive et à l'allure de duègne, semblent peu à leur place, ennuyée ou peu à l'aise et elles ne tardent pas à se retirer dans leur chambre.  Accoudé au bar, un homme couve le groupe disparate du regard et ne tarde pas à se rapprocher pour leur proposer une partie de carte, histoire d'occuper la soirée, de faire connaissance, et de parier quelques pièces… Sa chance insolente éveille la suspicion des aventuriers et Sariel met en évidence des cartes dissimulées dans ses manches. Philippe Destrée s'indigne des soupçons de tricheries et bat en retraite en laissant ses derniers gains sur place. 
La salle est dépeuplée, la nuit est maintenant tombée et les aventuriers débattent toujours de la façon dont se rendre à Altdorf rapidement afin de pouvoir se présenter à temps à l'annonce qui est affichée partout dans le Reikland et les a attiré jusqu'à la capitale...

Trois prêtres de Morr, portant un cercueil et réclamant une chambre pour veiller le défunt qu'ils escortent, achèvent de jeter un froid et bientôt tout le monde trouve refuge dans sa chambre. 

En pleine nuit, des bruits dans le couloir de l'étage éveillent Wielfried, Albi, Sariel et Gerolf. Un cri étouffé achève de les persuader qu'il se passe quelque chose et ils découvrent que les trois prétendu prêtres ont entrepris de s'emparer de la jeune fille noble et ont assommé d'un coup au visage sa duègne. Les efforts combinés de Sariel et de son sort de sommeil, Wilfried et son lancer de pot de chambre, Albi qui joue du couteau et Gerolf - qui a une vision fort biaisée des évènements et se vantera ensuite d'avoir terrassé les malandrins à lui seul - alors que c'est l'intervention de Philippe Destrée armé de ses pistolets qui calmera définitivement les trois agresseurs. 

La jeune fille terrorisée raconte en pleurant les raisons de cette agression aux aventuriers et à l'aubergiste : dame Isolde von Strudeldorf est mariée depuis quelques mois à un homme absolument immonde qu'elle a finalement décidé de quitter pour rentrer chez ses parents, sa duègne étant en réalité une solide garde du corps. Son mari cependant n'accepte visiblement pas la séparation imposée par son épouse et a engagé quelques gros bras pour la ramener au domicile conjugal, qu'elle le veuille ou non. Ceux-ci sont jetés dans une citerne ou cave vide dont l'aubergiste promet qu'ils ne sortiront que pour être remis à la Patrouille Rurale lorsque celle-ci se représentera au relais.