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samedi 18 février 2023

Marktag 2 Pflugzeit 2512 - Adel Ring - C'est soirée jambon !

...Les aventuriers ont suivi Franz Steinhagger jusque chez lui puis le voient ressortir de chez lui pour traverser le park de Addel Ring et se rendre dans une demeure en face. Il jette dans une allée un papier froissé, que les aventuriers récupèrent

"Une heure après le coucher du soleil, chez moi. Tous les membres do conseil Interieur seront présent - J. Teugen"

Six autres personnes convergent vers une belle demeure du quartier patricien de Adel Ring, au Sud-Est de Bögenhafen, tandis que Morrslieb, presque pleine, fait son apparition au-dessus des toits et illumine d'une lueur verdâtre les rues qui se vides rapidement. 

La propriété est entourée d'un mur relativement haut mais pas impossible à escalader. Le plus ennuyeux, ce sont les tessons de verre qui pointent d'un ciment disposé sur le faite du mur. La grille non plus n'est pas impossible à escalader, car elle s'orne en son centre d'un motif en fer forgé dessinant une rose à quatre pétales… 

Tient, une rose. Comme la bague trouvée chez Ulthar. Comme la vision de la voyante… Il est probable que Teugen soit dans le coup ! 

Comment faire pour entrer dans la propriété ? 

Albi et Reubke se décident pour escalader le mur. L'un est très grands, l'autre petit mais dispose d'une corde. 

Sariel, Vox et Gerolf préfèrent tenter une infiltration depuis les égouts et partent à la recherche de la taque d'égout la plus proche. 

Une fois sauté le mur, Albi et Reubke doivent affronter trois molosse qui patrouillent sur le terrain. Heureusement, Reubke a prévu quelques provision pour la soirée et s'était taillé quelques belles tranches de jambon. Il avait aussi fait l'acquisition d'une potion somnifère auprès d'Etelka, au cas où son maitre aurait eu des problèmes à trouver le sommeil, et sacrifie l'un et l'autre pour constituer une petite gâterie empoisonnée pour les chiens. 

Un jeune homme balance une tranche de jambon découpé dans un gros jambon à l'os. Le Halfelin qui tient le jambon est horrifié de ce sacrifice
Soirée jambon à Adel Ring

Sariel, Gerolf et Vox trouvent une taque d'égout à une rue de là et la soulèvent... Seulement ils n'ont pas pensé à emporter de lanterne cette fois et si Vox et Sariel sont encore capables de distinguer vaguement leur chemin, Gerolf est totalement aveugle dans l'obscurité. Il décide donc de rester dehors, pour surveiller la taque et donner le change aux gardes qui passent et le regarde d'un air suspicieux : pourquoi cet homme reste-t-il planter au milieu de la rue en ricanant l'air dégagé alors que la nuit est tombée et que Morrslieb luit sur la ville ? N'est-ce pas un peu suspect ? 

De leur coté Albi et Reubke ont réussi à se débarrasser des chiens et rampent vers les fenêtres illuminées de la maison, où se tient la réunion. Par la fenêtre, ils peuvent décompter neufs personnes. L'une est celle du cousin Gidéon Teugen, accosté à la cheminée et souriant de façon narquoise, l'autre probablement Johannes Teugen. Il ne ressemble en rien à son mince et élégant cousin sinon par la couleurs des cheveux peut-être. Il a une silhouette lourdes, empâtée, le teint blafard et maladif - mais ce sont peut-être des défauts du verre qui lui donnent cet aspect. Dans les sept autres invités, Albi et Reubke reconnaissent Friedrich Magirus et Franz Steinhager, les autres leurs sont inconnus. Teugen fait un discours à ses invités, qui l'écoutent religieusement. Magirus semble en désacord. Malheureusement la fenêtre est trop bien fermée et ni Reubke ni Albi ne parviennent à comprendre ce qui se dit dans la pièce. Ils n'osent pas non plus prendre le risque de pousser la fenêtre pour voir si elle s'ouvre, cela risquerait d'attirer l'attention des personnes dans la pièce. 

Pendant ce temps, Sariel et Vox ont trouvé le collecteur d'égout passant sous Adel Ring et le collecteur secondaire passant sous la demeure de Teugen. Celui-ci étant très étroit, Vox passe le premier. Arrivé à un puit vertical, il décide d'escalader celui-ci en se tenant en opposition sur les parois... mais une fois arrivé en haut, il se retrouve coincé et ne peut qu'écouter les discussions qui se tiennent au-dessus de lui. Manifestement, il est arrivé sous l'évacuation des eaux usées et des déchets d'une cuisine et il entends les domestiques qui travaillent parler d'une « réunion de grosses légumes » et de la présence de « tous le gratin qui est là ». Lorsqu'il redescend et que Sariel l'interroge sur ce qu'il a entendu, Vox répond avec dépit « j'ai rien appris du tout à part une recette de gratin aux légumes !» ce qui surprend un peu l'Elfe... Elle devra poser quelques questions avant de dissiper le malentendu. 

Etant donné qu'il n'est pas possible de s'infiltrer par les toilettes et qu'ils sont de toute façon moins nombreux que prévus, Sariel et Vox décident de ressortir pour retrouver Gerolf et ensuite de retourner à la propriété faire à leur tour le mur ou le manteau abandonné par Albi en travers des tessons de verre leur apprends par où sont passés leurs camarades. Comme Vox ne parvient pas à grimper, il reste en arrière à surveiller. Bien vite, il se retrouve à espionner une dispute entre amants surpris dans les jardins et cocus qui promettent de vider leurs querelles en duel. Les mœurs humaines sont décidément pleines de surprises et relativement divertissantes !

Dans la propriété Teugen, Albi et Reubke ne sont pas resté bras ballant à coté de la fenêtre fermée. Ils ont décidé de tenter de pénétrer dans la maison par les fenêtres du premier étages en supposant que celles-ci seront moins sérieusement verrouillées que celles du rez-de-chaussée et en grimpant dans un arbre puis à la gouttière pour s'en approcher. Malheureusement la première fenêtre est fermée et en se penchant pour pousser de la main la fenêtre suivante, Reubke sent à sa grande horreur la gouttière ployer sous son poids et... 

Sariel, Vox et Gerolf n'assistent pas à cette scène, ils ont l'oreille collée au chambranle et ne perdent pas une miette des discussions houleuses entre Teugen et Magirius. Teugen parle sans s'émouvoir de sacrifier la plèbe improductive des bas-fond de Bögenhafen pour le bien général, la prospérité de la ville et le bien de tous. Qu'est-ce que sont la vie de quelques mendiants clochardisés qui risquent de s'entretuer pour un peu de mauvais alcool ou se noyer accidentellement dans leurs propres déjections contre l'abondance, la chance en affaire et la richesse de leurs familles ?"

or the greater good (the greater good)  - Meme Hot Fuzz

Johannes Teugen est très persuasif et parle sans s'émouvoir des protestations éructées de Magirius, plus pour les autres personnes présentes que pour le marchand lui-même, et ceux-ci hochent la tête, un peu indécis encore mais se laissant convaincre sans trop de difficulté alors que Magirius titube, l'air défait et assez rouge. ...Son élocution et ses capacités de persuasion sont probablement amoindrie par son état d'ivresse ; Albi avait entrepris de le faire boire plus que de raison à la Truite Dorée ce midi pour l'amener à livrer ses secrets et Magirius ne s'est pas encore totalement remis. 

Le bruit de la gouttière qui se décroche a attiré l'attention des gardes qui font le tour du jardin et le groupe fait rapidement marche arrière et repasse le mur en urgence alors que les gardes ont découvert les corps des chiens endormis et fouillent maintenant les jardins à la recherche d'intrus. 

Morrslieb et Manslieb brillent sur la ville, Morrslieb semble plus proche que jamais et les ombres à sa surface qui dessinent un inquiétant visage semblent bouger doucement et contempler la ville en ricanant. 

Avant de rentrer à l'auberge, le groupe fait un détour rapide par les quais. Maintenant que la nuit est tombée et que l'activité est fortement réduite, il sera peut-être possible de s'introduire dans l'entrepôt n°4 ? 

De la Bögen s'élève une brume épaisse qui envahi maintenant les ruelles et les allées des quais. En ce début de printemps, la nuit est encore fraiche et avec l'humidité en plus… L'expérience n'est pas plaisante. Alors qu'ils inspectent l'entrepôt, le passage d'une patrouille de garde pousse les aventuriers à se dissimuler dans une contre-allée où ils attendent en silence que ceux-ci passent.  

- Tu sais qu'on a retrouvé le gardien dans la Bögen ?"

- Vraiment ? Bien la première fois que j'entends qu'il boit d'l'eau !" 

- T'y crois, toi, à son histoire de gobelin ? Moi je l'imagine pas se battre contre quoi que ce soit, à part un bouchon..."

- Mouais... Tiens ça me fait penser : t'as appris, pour le Prince-Héritier ?"

- Quoi, le fils de l'Empereur ?"  

- Son neveu, en fait, mais ouais"

- Ben non"

- Ben ouais, son neveu, parait qu'il est confiné chez lui ! Il serait malade ou…"

La présence de garde, la difficulté de la serrure, le temps humide ou une autre raison oubliée maintenant détournent les aventuriers de leur projet d'infiltration de l'entrepôt et ils décident de retourner se coucher, car la journée du lendemain sera chargée. 

vendredi 17 février 2023

Marktag 2 Pflugzeit 2512 - enquête chez les marchands de Bögenhafen

Le magistrat est hors d’état d’ordonner une enquête ou d’instruire un procès, et ce après avoir rencontré Johannes Teugen – dont le frère est mort jadis d’une maladie similaire. Teugen fait certainement partie du complot mais est une cible beaucoup trop dangereuse.

Friedrich Magirius de l’autre coté semble totalement inoffensif. Peut-être même trop inoffensif pour son propre bien. Soit il s’agit du meilleur comédien au monde, soit il pense très honnêtement faire partie d’une organisation charitable et n’a aucune idée des autres activités de son cercle.

Reste la piste du marchand Franz Steinhäger qu’on a vu jeter négligemment un papier signé de la main de Teugen (annonçant que tout était prêt et qui donnait rendez-vous à la fin de la foire), dont les bureaux se trouvent au-dessus de la cave secrète, dont le mouchoir a été retrouvé dans le temple et dont il s’agit maintenant de parvenir à tirer quelques renseignements !

Franz Steinhäger est un homme très occupé et il n’est pas possible d’obtenir un rendez-vous d’affaire de façon impromptue quand on ne figure pas déjà dans son carnet d’adresse et qu’on est attifé de façon banale… Cependant Heinrich, le frère de Franz, entend la plaidoirie de Albi et décide de faire entrer celui-ci et son compagnon Gerolf von Kerkher dans son propre bureau. Heinrich ne respire pas la joie de vivre, quelque chose l’a rendu fort amer et désabusé. Albi et Gerolf se présentent comme des marchands en quête de partenaires à Bögenhafen et pose diverses questions sur la santé financière de la famille. Ils apprennent ainsi que les Steinhäger possèdent différents entrepôts, dont celui où le cadavre du gobelin en fuite aurait été retrouvé : l’entrepôt n° 4.

L’entrepôt n° 4 est l’un des nombreuses halles de bois qui s’ouvrent sur les quais de Bögenhafen et où sont entreposées les marchandises trop encombrantes ou pas assez précieuses pour être stockées dans les locaux marchands en ville. Le groupe pressent qu’il s’agit du lieu du rituel et décide d’aller enquêter dessus ou plutôt dedans. Mais sur place, un gardien et son chien leur interdise l’entrée. Reubke pose quelques questions de pures formes et tourne les talons après s’être vu confirmer qu’il s’agit bien de l’entrepôt n°4.

- MAIS CE SONT MES MATELOTS !?"

Lorsqu’ils s’engagent sur la Hafen Strasse, les aventuriers sont rattrapé par Joseph Quartijn qui les salue avec entrain, beaucoup plus souriant que la soirée précédente, lorsque Morrslieb luisant au-dessus de la cité. Il s’en va rendre visite à son contact Hieronymus Ruggbrauder, d’une grosse famille marchande également, afin de discuter de futurs contrats de transport et proposent à ses amis de l’accompagner, et ensuite prendre un verre ensemble à la foire ? Les aventuriers acceptent, c’est là l’occasion de faire connaissance avec un autre notable de la ville.

Arrivé sur la place de l’Hôtel de Ville, les aventuriers ont à nouveau la sensation désagréable d’être épiés. Quelques coups d’œil discrets le confirment : un étudiant les observe avec un sourire cynique. Albi Piedfané n’y tient plus ! Les démons, c’est une chose, mais les Grands qui se paient sa tête, non. Albi, Halfelin de son état, voleur de bétail de sa profession, décide de renouer avec sa vocation initiale et de se saisir du taureau par les cornes. …bon, du bélier peut-être. Il s’écarte de ses compagnons et fait un très large détour sur la place, profitant de la foule de badaud pour se dissimuler à la vue de leur poursuivant et se positionner dans son dos. Ensuite, il se rapproche doucement, filant le fileur, et lorsqu’il se trouve tout proche, lui colle la pointe de sa dague dans les reins et lui souffle

- un mot, un geste t'est mort ! Avance on a des questions !"

- Je suis mort, vraiment ? Et si je hurle à l’agression, plutôt, tu vas faire quoi ?" s’esclaffe l’étudiant, nullement décontenancé.

- Fais donc ça, et je hurle que tu as piqué ma bourse" rage Albi, en joignant le geste à la parole et en jetant sa bourse entre leurs pieds.

- Chiche !" s’exclament-ils tout deux de concert.

Les gardes arrivent rapidement et embarquent l’étudiant et le halfelin qui se sont tous deux composé l’expression éperdue et désemparée de circonstance et bafouillent leurs version des faits à toute allure. Au Palais de Justice, gardes et suspects doivent patienter quelques instants dans le hall qu’un magistrat soit disponible. Quelque part, un administré hurle de rage sur un fonctionnaire de la ville : une sombre affaire de taxe foncière qui augmente de façon insensée d’année en année, due à la superficie de son terrain qui augmente également, alors qu’il jure n’avoir fait aucun travaux, ce qui attire l’attention du bureaucrate sur le fait qu’il n’a visiblement pas entré de demande de permis de construite… Mais pas du tout, ce sont ces foutus arpenteurs de mes deux, ces broute-gazon du Moot, ces… C’est une arrestation pour outrage à magistrat qui clôt la dispute et le pétitionnaire est entrainé entre deux gardes de la ville hors de la pièce.

Albi se sent de plus en plus mal à l’aise, un atavisme du à son ancien métier, et se tourne vers les gardes pour leur faire savoir qu’il a changé d’avis, qu’il ne souhaite de mal à personne, simplement récupérer son bien et c’est chose faite, qu’il ne veut pas les ennuyer plus longtemps et simplement repartir en laissant l’autre jeune homme repartir aussi.

Les soldats se laissent convaincre et libère tout le monde, l’étudiant sort en premier, Albi le suit et… une fois dehors, il constate qu’il l’a perdu de vue ! Il semble s’etre volatilisé au moment où il a passé les portes. Un mystère de plus !

Pendant ce temps, Joseph et le reste des aventuriers ont continué leur route. Lorsqu’il se rend compte que Albi manque, Joseph est un peu surpris mais Sariel le rassure : il n’est pas perdu, il a du faire une petite course mais il reviendra bientôt… Un peu surpris, Gerolf et Reubke acquissent pour afficher un front uni et ne pas laisser voir qu’ils ne sont au courant de rien et acceptent de rencontrer Ruggbroder avec Joseph mais sans Albi. S’il est surpris de voir Joseph se présenter avec une telle escorte, Ruggbroder ne s’en formalise pas et les laisse tous entrer dans son bureau de travail. Les aventuriers se tiennent sagement cois, laissant Joseph et Ruggbroder parler boutique et n’intervenant que pour acquiescer ou répondre brièvement aux questions qu’on leur pose. Jusqu’ici, c’était toujours Albi qui s’était fait passer pour le marchant jovial et entreprenant, et il manque furieusement. Mais s’ils ne disent rien, ils observent la pièce avec attention. Celle-ci est décorée comme on pourrait s’y attendre : une vaste table, quelques chaises de chêne, une armoire fermée pour stocker les livres et les documents, quelques peintures pour afficher sa réussite et son bon gout, pas de pentagramme aux murs, pas de signes cabalistiques, rien du tout. Mais cela ne veut rien dire, cela pourrait très bien être dissimuler sous le bois du la table et mieux vaut être prudent !

Lorsqu’ils ressortent de chez Ruggbroder, ils retrouvent Albi qui s’est fait indiquer sa route et abandonnent Joseph, perplexe, en déclinant finalement sa proposition de prendre un verre à la foire pour retourner surveiller les bureaux de Steinhäger…

En fin de journée, Heinrich Steinhager sort en premier, seul. Puis Franz et un jeune homme qui lui ressemble un peu sortent à leur tour et eux sont escortés d’un employé. Les aventuriers décident de suivre Franz avec toute les précautions d’usage pour ne pas être vu, et le suivent ainsi jusqu’à un quartier de demeures patriciennes formant un anneaux de belles batisses entourant une place ceinte d’une grille, plantées d’arbres et de parterres de buissons et fleurs entretenus avec soin : un jardin d’agrément public.

Il est encore tôt dans la soirée, aussi le groupe attend de voir ce qui se produit et, si rien ne se produit, que la nuit soit plus avancée pour prendre une initiative. Après une heure d’attente, Franz Steinhager ressort de sa demeure pour traverser le parc jusqu’à la maison d’en face.

…Et tandis que le crépuscule s’obscurcit, Morrslieb refait son apparition au-dessus des toits de la ville !