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dimanche 2 juillet 2023

De Altdorf à Chateau Reikgard (en passant par Fielbach, Prieze et les Marais Reiker)

Schweinefleischstadt

Au matin, le MeudeFleu quitte le petit village des porchers dans un temps pluvieux et venteux. Renata, contrairement à Wilfried Reubke, n'est pas bien réveillée et dirige le bateau droit vers un banc de sable. La coque racle le fond, surprenant tout le monde qui parvient néanmoins à conserver son équilibre. Tous sauf Sariel, qui tombe à l'eau. Messire Von Kerkher se rue pour tenter de la rattraper avant son plongeon et non seulement échoue à la retenir mais il bascule également. Aucun des deux ne sait nager. Gerolf reste cependant calme et patauge pour maintenir sa tête hors de l'eau tandis que Sariel panique et boit la tasse. Elle coule, elle remonte, elle crie, elle panique totalement et plus elle se débat, plus elle se noie. 

Pendant ce temps, sur le bateau, Albi sort de la cuisine en galopant pour vérifier l'état de la coque dans la calle. Il esquive le mouton Timmy par miracle, alors que celui-ci donne libre court à sa furie affolée en chargeant la porte de la cuisine, tant lorsqu'il descend que lorsqu'il remonte de la calle, avec Siegfrida sur les talons. 

Reubke tente de calmer Renata, affolée par son erreur, et de garder la direction du navire.

Vox Pholk a vu le noble et l'elfe tomber à l'eau et se saisi d'une corde qu'il lance entre eux ; si Gerolf s'en saisi, Sariel en est totalement incapable, pas plus que Gerolf ne peut se porter à son secours. Le temps est compté pour l'Elfe des Mers qui étouffe de plus en plus à force d'inhaler de l'eau, 

Albi attrape son lasso et doit s'y reprendre à deux fois pour parvenir à cibler Sariel, la seconde fois aidé des conseils impérieux de Siegfrida qui lui commande où viser et, une fois que la boucle est passé autour du torse de Sariel, se campe fermement derrière lui pour hisser l'elfe avec lui. 

Une fois les deux naufragés hissés sur le pont, il est temps de s'intéresser aux animaux : Timmy rue de droite et gauche dans les caves, recouvrant tout de crottins. Les trois porcelets, toujours dans la chambre de Messire, en font de même et la literie est à nouveau souillée. Gerolf est à deux doigts de les passer par la fenêtre mais s'il l'aurait fait sans hésiter s'il avait été seul, le regard mouillé de Isabelle, la porchère de Schweinefleischstadt l'en empêche. 

Quand à Siegfrida, l'accident lui a donné une nouvelle raison d'être et de donner libre court à ses remarques acides : materner l'elfe endolorie et s'introniser chaperon pour éviter à Sariel d'hypothétiques assauts impudiques d'un certain personnage qui ne recule devant aucune bassesse ! 

Fielbach

Genaro Pérez Villaamil - vue d'une cité
Fielbach sur Reik

En fin de matinée, un port se dessine sur la berge. Et un port de belle taille qui plus est, alors que la carte achetée par Vox à Altdorf n'en fait aucune mention. Vox prend mal la chose. Occasion de manger chaud dans une taverne du port, de tenter quelques affaires - et se débarrasser des trois petits cochons - mais aussi d'apprendre les dernières nouvelles. L'Edit sur les Mutants est très mal accueilli et des buveurs se montent mutuellement la tête en même temps qu'ils éclusent des godets. L'objet de leur animosité, ce n'est pas seulement l'Empereur et les officieux, mais avant tout le dispensaire du temple local de Shallya, où les prêtresses accueillent chacun sans discrimination aucune. Albi, se considérant comme le bras armé du clergé de Sigmar depuis qu'il a été reconnu répurgateur patenté, entraine ses compagnons vers le temple de Shallya pour prévenir les Colombes. Ils découvrent bien vite qu'elles sont au courant : le bâtiment est claquemuré, une gravure grossièrement maculée est clouée sur la porte et voix tremblante répond à leurs coups sourds. 
Jean de Cirey, Collecta privilegiorum ordinis cisterciensis, Dijon, imprimeur Petrus Metlinger, 1491
Shallya protégeant les nécessiteux
LES MUTANTS

Les religieuses qui les laissent entrer sont terrifiées, la nature de leur vœux leurs interdit de lever la main contre qui que ce soit, pas d'avoir peur pour leur propre sécurité ou celles de leurs protégés : quelques malades qui se pelotonnent dans les lits de la salle des malades, dont une femme présentant une mutation évidente et un petit bambin abandonné qui trottine joyeusement sur ses trois jambes au devant des nouveaux venus - tu es mon nouveau papa ? - et de craindre l'inaction des soldats civils. Toujours torturé entre son devoir de respect du crédo sigmarite qui impose de respecter les édits impériaux et sa haine des mutants, Albi tranche et décide d'en appeler aux initiés de Sigmar. Reubke et Gerolf sont très soulagés de quitter l'établissement de soin et les risques de contagions pour suivre Albi au temple, avant de retourner au bateau, où Sariel grelotte, malade d'avoir avalé et inhalé l'eau contaminée par le lisier de porc. Au lieu de repartir de suite, ils attendent que Gerolf récupère son linge, déposé chez des lingères, et qui sera propre en fin d'après-midi. Ensuite ils repartent tandis que Vox digère ses dix pains saucisse qui devraient lui valoir le titre de Halfelin Honoraire (et surtout une indigestion carabinée. Non humain de toutes tailles, unissez-vous sur les latrines). 

Quand le navire s'éloigne de Fielbach, Vox a son attention attirée par une haute construction qui se détache à l'horizon ; une haute tour surmontée de deux bras mécaniques qui s'agitent et qui lui remet en mémoire une discussion avec deux ingénieux nains à Altorf, qui ont évoqué le grand chantier de construction d'une ligne de tours à signaux d'Altdorf à Nuln. Celle-ci est déjà entièrement achevée. 

En fin de journée, ils arrivent en vue d'une seconde ville qui n'apparait toujours pas sur la carte, la cité de Prieze, où des bateliers leur indique qu'il est possible d'emprunter le canal de Grünberg qui relie le Reik à Grünburg sur la Teufel en évitant les dangereux marais Reiker. 

Marais Reiker

Roselières du lac Bourget

Après une nuit à l'ancre au large de Prieze et après avoir décliné l'offre d'un premier nautonier qui leur propose de les diriger dans les bras morts et chenaux des marais, le Meudefleuh repart au matin vers les roselières où, espèrent-ils, ils retrouveront la trace de Boris Landsmann. On leur conseille de ne surtout pas s'approcher du Château Reikgard où personne n'est autorisé à accosté et où est reclus le Prince Héritier du Reikland pour des raisons obscures. En effet, une fois en vue des murailles étincelantes du chateau, ils comprennent rapidement qu'ils ne sont pas bienvenus et passent au large. Un autre bateau se dirige droit vers eux, pretextant avoir été accueilli d'une volée de grenaille par les gardes du château. Méfiants, ils gardent leurs armes à portée de main et grand bien leur prend car une douzaine d'hommes sont accroupis sur le pont, se dissimulant tant que le bateau n'est pas à portée. Boris se trouve parmi eux et se redresse soudain quand il entend sa soeur l'appeler et se rue sur le pont du Meudefleuh Les retrouvailles sont larmoyantes et pleines d'émotions jusqu'au mot de trop "tu manques à tous le monde, tu manques aux cochons". Submergé par la rage, Boris pousse un hurlement de rage tandis que deux défenses porcines lui percent les joues... Et que Albi et Vox déchargent respectivement arbalete et tromblon tandis que Gerolf et Sariel se ruent pour repourser le bateau à coup de perche et que Reubke manoeuvre pour éloigner le Meudefleuh. 

Rapidement, le bateau prend le large et distance ses poursuivants, le cadavre de Boris est repoussé à l'eau tandis qu'Isabelle, brisée, se laisse couler sur le pont en pleurant son frère... 

Sur le corps de Boris, une étrange petite amulette de bois ornée d'une couronne teintée de rouge retient l'attention d'Albi, juste avant qu'il ne fasse basculer le cadavre dans l'eau. 

Sur le rivage, la silhouette d'une seconde tour à signaux se dessine... (à suivre)