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jeudi 16 février 2023

Aubtentag 1 Pflugzeit 2512 - La poursuite du Gobelin à Trois Pattes

Le groupe a rendez-vous au petit matin avec le Magistrat Richter au Tribunal des Fêtes du Schaffenfest.

Le magistrat demande à Vox s'il aurait l'amabilité de faire une cartographie des tunnels des égouts et de prendre note de l'état général de ceux-ci et des éventuels problèmes remarqués - cela fait longtemps qu'il n'y a plus eu de véritables travaux d'entretient et la ville manque d'une équipe d'égoutiers dignes de ce noms capables d'assurer ce travail... Il lui remet un plan de la ville où sont marquées les principales rues, à Vox - et au joueur - de faire le reste.

...Plic ploc... Humide, puant et... C'est un rat qu'a courru sur mon pied ???
Scouiiiiik !

DANS LES EGOUTS

Le groupe entre dans les égouts par une taque à proximité de la caserne des gardes au sud de la ville.
Une échelle de bois vermoulue se déploie presque jusqu'au ras de l'eau, un peu d'acrobatie est nécessaire pour parvenir jusqu'au chemin au bord de l'eau. Il fait très sombre, le groupe s'est équipé d'une lanterne mais ils ne doivent pas s'éloigner les uns des autres car dans cette obscurité, même la nyctalopie naturelle des elfes et des nains est d'un faible secours.

Suivre la trace du gobelin n'est pas très difficile car celui-ci s'est visiblement méchament écorché en passant à travers la grille rouillée et son sang forme une piste bien reconnaissable.

Mais l'odeur est suffocante, les bruits sont amplifiés, déformés par l'écho et le chemin dallé qui borde le ruisseau est couvert d'une vase gluante dans laquelle il est facile de déraper. D'ailleurs quasiment tous finissent par chuter, les plus chanceux se contentent de se crotter en glissant sur le chemin, les autres tombent à l'eau voire boivent carrément la tasse !

Si Vox sauve sa carte, malheureusement ses recettes Halfelins partent au fil du courant...
Il relève quelques points problématiques tels que : des pierres décelées, barreaux manquant, poche de méthane, colonies de chauve-souris, un cadavre de nain…

Oui, un cadavre de nain flotte au fil du courant, et Vox insiste pour qu'il soit ramené dans un lieu plus digne et non abandonné à la voracité des rats et des dieux savent quoi d'autre. Il s'agit du malheureux ivrogne de la foire, Gottri, et il a été affreusement mutilé. Sa chemise déchirée laisse apercevoir une plaie béante qui fend son torse. Reubke qui l'examine a presque la nausée en constatant la profondeur et l'étendue de la blessure, qui a permis d'arracher le cœur du malheureux nain.

Utilisant une couverture et la corde pour le tracter derrière eux, le groupe décide de partir à la recherche d'une sortie plus proche d'eux que la bouche d'égout par laquelle ils sont rentré. En remontan le courant de l'égout, ils arrivent sous une bouche d'égout, au croisement de deux conduits principaux, et il ne leur resterait plus qu'à parvenir à faire tomber l'échelle de bois et parvenir à la dispose contre l'accotement pour pouvoir remonter jusqu'à la taque, qu'il suffira ensuite de pousser pour arriver on ne sait trop où encore...

Alors qu'ils piétinent sous la bouche d'égout, ils s'apperçoivent que la paroi est percé d'une porte en bois de belle facture, dans laquelle s'ouvre un large judas grillagé laissant appercevoir une pièce assez vaste et sombre, et sur cette porte, la trace d'un pied étroit et du sang de gobelin.

DANS LA CAVE

Albi se démène pour passer assez loin entre les barreau pour parvenir à ouvrir la serrure depuis l'intérieur et le groupe pénêtre dans la cave, espérant y trouver un escalier plus praticable pour remonter le cadavre du nain et se rassurant entre eux que quelque soit la tête du bourgeois qu'ils surprendront chez lui, celui-ci ne leur en voudra pas trop longtemps de leur incursion lorsqu'ils feront valoir leur mission auprès du tribunal des fêtes et la menace d'un gobelin infestant quelques celier...

Le gobelin d'ailleurs n'est nul part dans la pièce. Celle-ci est étrangement vide, à l'exception d'un gros buffet en chène noirci, de plus pur style Mariembourgeois-Estalien, recouvert d'un large naperon de dentelle et flanqué de deux lourds chandelier d'argent - un aménagement curieux dans une cave. Le sol est pavé de dalles régulières, en pierre soigneusement ajustées, dans lesquelles est enchâssés un large cercle qui accroche la lumière de la lanterne ; fait en un métal quelconque, bronze ou cuivre peut-être... Dans le cercle, des lignes forment un large pentagramme, au centre duquel est dessiné une sorte de tête animale, et à l'extérieur des lettres forment un mot : ORDO SEPTENARIUS. Des traces de sang vertes et des morceaux d'os rongés maculent ce dispositif. L'un ressemble désagréablement aux restes d'un bassin, un bassin avec les cavités de trois têtes de fémurs.

Alors qu'ils observent ces restes - ainsi qu'un mouchoir en lin brodés d'un élégant monogramme, particulièement incongrus en ces lieux - une fumée noire s'élève du centre du pentagrame tandis qu'un rire caverneux retenti. La fumée se concentre de plus en plus pour former une silhouette massive, qui touche presque le plafond, qui semble n'être qu'un gigantesque torse aux longs bras noueux s'achevant par d'horribles griffes, une paire d'ailes membraneuses qui battent lentement, une tête fendue d'un sourire allant d'une oreille à l'autre, hérissées de dents longues et pointues... La créature démoniaque continue de rire, s'amusant de la terreur manifeste qu'elle inspire à Albi et Reubke qui cherchent à fuir sans demander leur reste.

Bonjouuur... Je suis navré mais les bureaux sont fermés
Oui, je suis un démon, mais un démon adepte du moindre effort !

Sariel, Gerolf et Vox cependant ne se laissent pas aussi facilement impressionner et gardent leurs positions. Gerolf fusille la créature impie du regard et, sans aucune hésitation, fonce sur elle, lame au clair !

- Hé là, doucement ! On se calme, l'ami ! Faites donc comme vos amis, et allez-vous-en !"

Le démon ne s'attendait pas à ce qu'un humain se montre aussi belliqueux et tente encore de le persuader de s'en aller, jusqu'au moment où il renonce a expliquer qu'il n'a pas spécialement envie de se battre et que s'ils pouvaient simplement faire demi-tour, ce serait tout aussi bien... Et il entreprend d'attaquer.

(s'ensuivirent une série de passe d'armes plus ridicules les unes que les autres où chacun, MJ comme joueurs, ratèrent leurs jets de Corps à Corps, ce qu'on a tenté de rendre un peu plus drôle en brodant largement dans les descriptions, Messire Gerolf se fendant mais ratant la créature qui l'esquive, Sariel bondissant, poignard à la main, et tombant dans les bras de Gerolf, qui la rattrape in-extrémis, le démon attaquant mais, secoué d'un fou-rire devant l'embarras de l'elfe et de l'humain, rate à son tour...)

Quand à Vox Pholk, il contemple avec fascination le démon à qui il tente - sans succès - de poser des questions. Agacé qu'on lui prête si peu d'attention, le nain rugit

- ASSEZ !!!

Et, subjugués, l'Elfe et le Démon s'interrompent pour écouter Vox Pholk.

- J'ai trois questions : Qu'est-ce que vous êtes ? Qu'est-ce que vous faites ici ? Est-ce que vous accordez des vœux ?"

Surpris de ces questions inatendue, le démon bégaie :

- Mais ça se voit non ? Je suis un démon gardien, je suis ici pour garder ces lieux, c'est ma tâche, ça m'ennuie profondément mais voila... Et est-ce que j'acco..."

Il n'a pas le temps d'en dire plus car Gerolf, lui, n'a pas été impressioné le moins du monde par l'éclat vocal de Vox et profite de la distraction du démon pour l'attaquer dans le dos. Chose que le démon trouve relativement peu fair-play et, se désintéressant de Vox, il retourne à son affrontement.

Vu que le démon ne lui répond pas, occupé à esquiver puis taper Gerolf, Vox se laisse tomber assis à terre, dépité.

- Puisque personne ne m'écoute..."

Vox sort son marteau et entreprend de démolir le cercle de métal. Il frappe et refrappe jusqu'à ce que le ruban de cuivre se brise. Gerolf qui venait enfin de porter une botte au démon est très surpris, voir désapointé, de le traverser de la lame sans rencontrer la moindre résistance. C'est à son tour d'estimer que les choses ne sont pas très fair-play. Le démon lui retourne son regard, tout aussi surpris que lui, et lorsqu'il lui porte une grande giffle ornées de griffes, c'est lui qui constate que ses coups ne font pas le moindre dégat à son adversaire... Et alors que tous se retournent pour contempler Vox, qui sourit dans sa barbe d'un air très satisfait, le démon se volatilise et disparait !

Pendant ce temps, Albi, terrifié, a entrepris de mettre la plus grande distance entre lui et la cave maudite. Les aventuriers tentent de l'amadouer et de le persuader de revenir mais il ne se laisse pas si facilement convaincre. Comment être certains que ses compagnons sont bien qui ils prétendent être et non une engence démoniaque ? Question intéressante à laquelle Vox Pholk choisi de répondre d'un rire sinistre, quasiment démoniaque. Si la peur donne des ailes, que dire de la terreur ? Albi bondi jusqu'à l'échelle vermoulue, parvient à la déployer et à la grimper quatre à quatre, soulève d'un coup d'épaule la taque, se rue dehors et referme la taque tout aussi vite pour s'assoir dessus et sceller dans le sous-sol ce qui menace de sortir, quoi que ce soit. Autour du halfelin qui claque des dents de terreur et grelotte de tout ses membres, les badaud murmurent en se pinçant le nez d'un air dégouté et scandalisé.

Gerolf négocie avec Albi pour qu'il veuille bien les laisser sortir, Vox se prend une taloche alors qu'il préparait un autre rire sardonique et la garde fini par arriver.

Gerolf en profite pour en sortir et ordone d'un ton superbe à la soldatesque de les conduire jusqu'au magistrat Richter car ils ont des révélations à lui faire ! Sa mine crottée et son fumet repoussant ternissent quelque peu sa prestations.

La garde fini par les escorter jusqu'au Tribunal des Fêtes après avoir dégotté une brouette pour y étendre le cadavre de Gottri, couvert des regards indiscrets par la couverture désormais souillée d'immondices. 

Allez hop, chez le magistrat !
Allez hop, chez le magistrat !

SORTIE DES EGOUTS

Une fois sorti des égouts avec le cadavre, les aventuriers sont escortés par la garde jusqu'au Tribunal des Fêtes. La journée est déjà avancée et l'odeur épouvantable que dégagent les habits crottés des aventuriers suffisent à leur dégager le passage.

Le Magistrat Richter les reçoit en s'éventant pour supporter l'odeur et semble extremmement embarrasé :

- Voyez-vous, le gobelin a déjà été retrouvé ! Dans la matinée, il m'a été rapporté qu'il s'était glissé dans un entrepot du port où une caisse l'a écrasé. La récompense a déjà été versé, de ce fait. Quand au plan des égouts... je suis extremmement embarrassé mais le Conseil Municipal refuse de verser quoi que ce soit, car votre désignation, cher monsieur Pholk, est jugée tout à fait irrégulière et c'est ma seule et unique faute... Je n'ai pas respecté les procédures de désignation de... Oh, enfin, cela ne vous intéresse nullement ! Pour faire bref, le Conseil Municipal refuse de vous payer, mais j'estime que m'étant engagé au nom du Conseil, je vous suis redevable personnellement, aussi je vous payerai moi-même de mes propres deniers ! ...Mais comment cela, vous avez trouver le gobelin mort dans les égouts ? C'est impossible voyons, il n'y avait qu'un seul gobelin n'est-ce pas ?"

Le récit des péripéties des aventuriers dans les égouts est accueilli avec beaucoup de scepticisme. Sans suggérer que ceux-ci lui mentent, Richter a manifestement beaucoup de peine à croire une histoire où un démon serait invoqué dans des caves pour réduire un gobelin en charpie...

Et quand il demande ce qui est dissimulé dans la brouette, il manque se trouver mal lorsque Gerolf s'avance, annonce :

- On vous ramène un Nain mais, je vous préviens, il est complètement écoeuré ! » et rabat d'un geste la couverture pour dévoiler au grand jour le cadavre mutilé. « C'est bien comme cela qu'on dit, Reubke, quand il manque le coeur ?»

ET MAINTENANT, ON FAIT QUOI ?

Secoué de haut le coeur, le magistrat Richter ordonne qu'ils partent prendre un bain, car l'odeur est absolument insoutenable, et qu'ils le débarrassent de ce cadavre pour le porter à la Guilde des Pleureurs

Très mécontent, voir complètement écoeurés, les aventuriers font un très bref détour par la Guilde des Pleureurs où ils laissent le cadavre aux bons soins des prêtes de Morr puis se rabattent sur les bains publics où ils se décrassent tout en devisant de la meilleure façon de traiter les hémoroïdes puis de prendre un bon repas.

Gerolf et Wielfried décident ensuite de retourner au Schaffenfest, peut-être pour s'inscrire aux fameuses joutes annoncées dans les affiches ? Malheureusement il s'agit de démonstration entre les chevaliers du Baron Von Saponatheim et du Grand-Duc Leopold von Bildhofen von Middenland. Pas d'inscriptions ouvertes. Aussi, après avoir admiré de loin les joutes, ils font marche arrière et se rabattent sur la lutte de foire - Gerolf gagne 5 Co en tenant plus de 5 minutes contre Braugen

Vox retourne à la Guilde des Pleureurs insister pour que l'on donne à Gottri une sépulture décente et prier pour son repos avant de rejoindre ses compagnons au Schaffenfest. A la Guilde, il apprend qu'on retrouve relativement souvent des gens morts en ville, parfois vilainement mutilés, comme Gottri.

Le Doktor Malthusius cherche les aventuriers et invite Vox, Gerolf et Reubke à prendre un verre de goutte dans sa roulotte. Il sait que son gobelin est mort et que les aventuriers ont échoués à le lui ramener vivant, mais il leur est très reconnaissant d'avoir essayé, malgré tout. Il s'inquiète pour le futur, maintenant que son attraction majeure a disparu.

- Si seulement ils voulaient bien me rendre le corps ! Je pourrais l'empailler, l'exposer... Mais ils refusent, je ne comprends pas pourquoi !"

Il est très surpris d'apprendre la version tout à fait différente de la mort du gobelin à trois pattes

- Tout ce qu'on peut vous dire, c'est de ne pas vous aventurer dans les égouts !"

En passant devant le Tribunal des Fêtes, Vox, Reubke et Messire Gerolf sont interpelés par Andréa, la clerc du Magistrat Richter ; celui-ci s'est rendu à l'Hotel de Ville pour rencontrer le premier Magistrat Johannes Teugen avant de rendre visite au capitaine de la garde Reiner Goetrin, et après cela il est rentré chez lui, malade, alors qu'il a toujours eu une santé de fer. Ainsi, le magistrat avait bel et bien prêté attention au récit de ses employés d'un jour et décidé d'y donner suite ? Cette enquête va-t-elle se poursuivre ? Et y a-t-il un lien entre les questions qu'il a certainement posé et sa santé ?

Vox lui-même n'est guerre en forme. Ses entrailles se mettent à gagrouiller et il se précipite in extrémis dans les buissons qui bordent l'enceinte pour se vider : l'ingestion d'eau souillée des égouts lui vaut une Collicus Faetidus Velocis (diagnostiquée par Wilfried Reubke - test d'Endurance régulier et diarhée et nausée en cas d'echec). Après le diagnostic vient le traitement, que Vox a un peu de mal à tolérer

Deux personnes tenant entre eux une bougie de cire qui brule
...Contre la diarrhée, rien de tel qu'un bon bouchon de cire !

Sariel et Albi, de leur coté, partent tenter d'identifier la bouche d'égout par laquelle ils sont ressorti et donc, par déduction, le batiment qui pourrait se trouver au-dessus de la cave au démon. Ils pensent qu'il s'agit d'un batiment orné d'une enseigne fréppée d'un S stylisé et qu'il s'agit des bureaux de la famille Steinhager, dirigée par Franz Steinhager, un conseiller municipal et un des principaux marchands de la ville.

Comme celui-ci ne désire pas acheter de pêche du Moot ou de carottes elfiques, Sariel et Albi rebroussent chemin et puisque personne ne connait l'étude des notaires, ils se renseignent sur l'imprimeur Schultz & Friedman dont le nom figure sur le papier à lettre. Là, ils apprennent qu'il s'agit d'un papier à lettre imprimmé pour un particulier il y a de cela quelques temps... Un grand type aux cheveux filasse.

Ainsi, l'héritage ne serait donc qu'un hoax auquel ils se sont laissé attraper, et maintenant que Adolphus Kustos est mort, ils risquent fort de ne jamais comprendre le fin fond de l'affaire !

- Il parait qu'Ultar le Fou est de nouveau en train de brailler des menaces.

- Encore ? Comme d'habitude ?
- Bien entendu, comme d'habitude : le Chaos, le Chaos, toujours le Chaos

Après un bon repas à l'auberge, un traitement expérimental de la diarhée de Vox qui met la pudeur du nain à rude épreuve, le groupe décide de ressortir pour se rendre dans un quartier décrit comme populaire, où vivrait le fameux Ulthar. Mais lorsqu'ils sortent, la lune noire Morrslieb est quasiment pleine et sa lueur verte déreangeante baigne les rues de la ville, qui se vident rapidement. Le cycle de Morrslieb est imprévisible et irrégulier, mais il est très surprenant qu'elle soit soudain presque pleine en cette période où Mannslieb est également presque pleine. Normalement, les lunes sont pleines en même temps qu'en deux occasions de l'année, et ce n'est certainement pas l'équinoxe de printemps. Les aventuriers ne sont peut-être pas conscient de cela mais la quasi-pleine lune et l'inquiétude qu'elle génère dans la ville les mets assez mal à l'aise. Chez Vox, cela se traduit par une bravacherie : puisque les ombres présentes à la surface de la lune semblent former un visage et que ce visage semble tourner vers yeux et les dévisager avec un amusement gourmant, il va lui rendre son regard jusqu'à ce qu'elle baisse les yeux ! Il marche ainsi un moment, nez en l'air, le regard planté dans celui de la lune ! Et au bout d'un moment, la lune baisse effectivement les yeux - oh, pendant un instant à peine, elle n'a fait que battre des paupières avant de reprendre sa position ! Contrairement à ce qu'il avait cru, l'expérience ne réjouit pas du tout Vox, elle lui laisse un sale arrière-gout en bouche et assez perturbé.

Aussi, le groupe fait-il plutôt un crochet par la péniche de Joseph qui leur apprend qu'il ne compte pas quitter la ville avant la fin du Schaffenfest et ensuite, qu'il ira là où il aura un contrat...

Vue d'une ville, la nuit, au bord du fleuve. Deux lunes brillent au travers des nuages, l'une d'un éclat verdatre
La lune a cligné de l'oeil, je vous jure !

Retour à l'auberge et dodo.

mercredi 15 février 2023

Mitterfrühl 2512 - Bögenhafen tout le monde débarque !

Quais de Bögenhaffen
Le jour de l'équinoxe de printemps - qui est également le premier jour du Schaffenfest, le Bérébeli arrive à Bögenhafen. 

En ville

Le port de Bögenhafen est encombré de barges, de dockers, de marchands évaluant la marchandise et curieusement de quelques Halfelins affairés qui font de grandes enjambées le long des quais. Josef soupire : "On a payé pour naviguer, maintenant faut payer pour s'amarrer. Allez, je vais aller donner à bouffer aux affreux mange-fric !" et s'en va régler la livraison de la cargaison auprès de son commanditaire Maitre Ruggbroder, promettant de payer les aventuriers à son retour. 

Ceux-ci pour leur part décident de ne pas abuser de l'hospitalité du Bérébelli plus longtemps - qui ne leur offre qu'un confort très relatif - et finissent par dénicher une auberge aux prix encore relativement raisonnable après avoir fait plusieurs établissement (dont certains très huppés où ils furent regardé d'assez haut). La ville est bondée de visiteurs. Certains viennent pour affaire, d'autres avant tout pour prendre du bon temps et pour quelques jours, les rues sont pavoisées de petits drapeaux, les étals débordent tandis que les rares Boggenhaffois qui ne vivent pas directement du commerce se repèrent très facilement à leur air excédé lorsqu'ils doivent traverser des rues encombrées de visiteurs lambinant le nez en l'air ou hésitant devant le choix de tourtes d'un marchands ambulant. 

Gerolf von Kerkher s'inquiète de parvenir à endosser correctement son rôle de Kastor von Lieberung et s'entraine à répondre à ce nouveau nom. Afin d'entrer dans la peau du personnage, il se mets en quête d'un tailleur qui pourra lui faire une garde-robe digne de l'héritier d'une baronnie, estimant que ses propres atours, aux couleurs de sa famille, ne conviennent pas. Il se fait accompagner par Sariel en avançant que le goût très sûr, le sens de l'esthétique et de la beauté naturel aux Elfes ne pourra que lui profiter... Malheureusement s'il est un don que les Elfes n'ont pas, et en tout cas certainement pas Sariel, c'est celui du négoce et les deux dépensent sans ciller une petite fortune en acompte au tailleur pour un habit qui sera prêts dans trois jours minimum. 

Sariel se rends chez deux orfèvres différents pour faire évaluer les bijoux "trouvés" précédemment, note soigneusement les prix proposés mais n'échange encore rien. 

Vox part à la recherche d'une forge et est assez surpris de se faire rembarrer par le maitre forgeron qui refuse de lui céder l'usage de sa forge, au motif qu'il n'est pas un artisan de la ville ! 

Personne ne semble connaitre la Garten Weg dont il était question dans la lettre du notaire, ni l'étude de Löcke, Stock et Barl. 

Au Schaffenfest

Albi Piedfané, renouant avec un vieil atavisme, décide de se rendre à la foire pour observer le bétail... Rien ne le tente, mais il parvient à prélever quelques belles poignées de duvets aux poules d'une paysanne mystifiée par la promesse de secrets du Moot pour élever des pondeuses de compétition. 

Il est rejoint par Vox, Wilfried, Sariel et Messire Gerolf et le groupe flâne de distractions en distractions: 

Au mat de Cocagne, Wilfried Reubke décroche un jambon. 


Chez Esmerta la Voyante, Sariel et Sir Gerolf se font prédire la bonne fortune : "...Des aventuRrres ! La Rrrichesses ! ...Je vois un homme  SombRrre qui n'est pas ce qu'il paRrrait êtRrre - Je vois un endrrroit sombrRrre, etrrrroits... Un marRrriaage... Le symbole de la Rose est rrRouge, elle ruisselle de sang. Je vois... Je vois... Je vois les Ténèbres autour de la ville. Une ombre plane sur Bogenhafen. Je vois le seigneur de la mort chevaucher sur le fleuve. Je vois un grand mal dissimule derrriere le Trône d'un Puissant ! Je vois l'Empire en Flamme ! Je... Je ne vois plus rien, cela fera 10 sous !"

Vox Pholk affronte Brogen la Brute à la lutte, appâté par la promesse de gagner 5 Couronnes s'il parvient à tenir 5 minutes, tout cela pour la modeste mise de 5 pistoles, mais tout ce qu'il y gagne, c'est une côte fêlée. 

Wilfried Reubke fait la connaissance d'une apothicaire fort séduisante et assez âgée pour être sa mère avec qui il discute métier et qui lui suggère de passer la voire à Wessbruck, à l'occasion.

Pour se remettre de leurs émotions, ils s'arrêtent prendre un godet à une taverne de toile. Le passage d'une femme furieuse hurlant des reproches à un camelot et trainant en remorque un bambin pleurant à chaude larme. Attiré par la promesse d'un bon scandale, ils la suivent jusqu'à la tente où siège le TRIBUNAL DES FÊTES où un magistrat local règles les conflits qui ne manquent pas de se produire et où une clerc prend la déposition de la mère de famille - un camelot qui aurait truqué son jeu de chambouletout en clouant certaines cibles… Elle a lâché la main de l'enfant et fait de grands gestes pour expliquer en détail ses griefs à la jeune clerc, et le bambin est parti se consoler de sa déception en rejoignant un groupe de gamins qui bombarde d'un choix de légumes le pilori, où est enchainé un nain à l'allure pitoyable. Bien sûr, les épluchures et les taches de jus de fruits blettes n'arrangent pas son allure mais cela n'explique pas tout...

Le nain avise Vox et fait appel à la solidarité de celui-ci, l'implore de venir au secours d'un frère nain et de bien vouloir payer son amende (...ivrognerie sur la voie publique ? ivrognerie ?). Vox regrette rapidement sa générosité car, une fois délivré, Gottri s'accroche à ses pas en vantant sa générosité qui irait peut-être jusqu'à lui offrir un peu de monnaie, peut-être ? Vox cède, à condition que Gottri ne boive pas cet argent ! Gottri le remercie chaleureusement, et après de grandes effusions il s'éloigne. ...En direction d'une guinguette de toile. 

De leur coté, Sariel, Albi, Wilfried et Messire Gerold ont été attiré par les cris d'un chaland en habit bigarrés vantant le Musée Zoologique du Doktor Malthusius et son spectacle incroyable de Monstres et Merveilles ! - Vox préfère s'intéresser au chambouletout truqué et, constatant qu'un garde semble faire remballer ses quilles au camelots, se rabat sur l'attraction voisine où il gagne une poupée de chiffon presque aussi grandes que lui. Et il part acheter un poussin également - Merveilleuse attraction, en effet ! Pendant le spectacle, le fabuleux gobelin à trois jambes des Montagnes du Bout du Monde parvient, les dieux savent comment, à se défaire de son collier et à s'enfuir ! 

Sariel s'est faufilée jusqu'au premier rang et se tient prête à intervenir au cas où quelque chose tournerait mal. Elle sert dans son poing le duvet qui lui permet d'incanter plus facilement le sort de Sommeil et incante doucement, en feignant de chantonner tout bas. Lorsque le gobelin passe ventre à terre à coté d'elle, elle projette le bras en avant pour le toucher à l'épaule tout en lançant le sort de Sommeil. ...Mais à sa grande surprise et peut-être un peu à son horreur, le sort reste sans le moindre effet sur la créature, qui zigzague entre les badauds et poursuit sa course jusqu'aux remparts de la ville... Et alors qu'il semble acculé, il disparait soudain dans un buisson !

La foule frémit d'horreur mais un examen du buisson révèle une explication toute prosaïque : il dissimulait une bouche d'aération dont la grille rouillée est maintenant défoncée. 


Albi hésite à passer derrière le gobelin mais la perspective d'une glissade dans l'obscurité la plus totale, dans des profondeurs où se cache on ne sait quel danger et où il se retrouverait tout seul, le dissuade. 

Sariel va chercher le magistrat du tribunal des fêtes pour l'informer de la fuite d'un gobelin. Le magistrat expédie séance tenante l'affaire en court pour suivre Sariel jusqu'au lieu du délit et offre d'emblée 50 couronne à qui ramènera le gobelin, mort ou vif !
Sur quoi Malthusius promet qu'il en offre 50 de mieux si on lui rapporte son gobelin bel et bien vivant !

100 couronnes d'or, c'est une belle somme et les cinq aventuriers se proposent illico… Pour peu qu'on leur fournissent de la corde, des cirés, des bottes d'égoutier et peut-être une nuit de sommeil pour permettre à Vox de se remettre de sa cote cassée ?