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dimanche 22 février 2026

Et maintenant, on fait quoi ? - quelques jours avant et après Sonnstille 2512


Reposons-nous dans les bois

Une fois le campement enfin atteint, nos aventuriers se sont effondré sur une paillasse pour dormir d'une traite jusqu'au lendemain matin. Pas trop habitué aux rudes conditions des combats et de la vie extérieur, le groupe se réveille tard pour découvrir que les hors-la-loi, dirigés par Ingrid, sont retournés au village sans les avertir, laissant derrière eux les plus faibles. 

Pas trop emballé à l'idée d'affronter les bois, les pièges et ce qui peut bien se trouver dans les ruines du village, les quatre compères se réveillent en douceur, examinent le peu qu'ils ont réussi à grappiller au château et lèchent leurs blessures. 

Lothard va offrir le sac de grain à Mama Goussedaille, la vieille prêtresse de Rhya, qui accompli ses dévotions devant les petits autels de paille. 

Reubke se demande que faire et comment sécuriser la bouteille de poudre de malepierre volée dans le laboratoire du Dr Rousseau et Sariel propose d'utiliser le coffret pillé dans la chambre de la vieille baronne. Celui-ci semble précieux, ainsi que la plus part de son contenu (à l'exception des deux mains momifiées qui servent de présentoir à bagues) malheureusement le spécialiste de l'évaluation sirote désormais des bières épaisses à Gissenwald et Lothard qui a un peu d'expérience en ce domaine n'est pas trop habitué à manipuler pierres fines et objets luxueux mais en écoutant l'estimation qu'il fait de la boite à bijoux et de son contenu, tous décident de préserver celle-ci.  

Les grimoires raflés dans la bibliothèque devront être étudiés longuement avant de délivrer leurs secrets tandis que les ex-libris des ouvrages et certaines lettres révèlent que la baronne Magrit entretenait tout un réseau d'achat de livres mais également qu'il reste un dernier rejeton Wittgentein, Gotthard, qui est parti s'amuser à Middenheim où il relationne à fond lors de bacchanales slaaneshites où ses prouesses lui ont valu de recevoir un poste relativement important dans quelque administration (quoique la lettre la plus récente indique que sa "bienfaitrice" dénommée Nikki soit décédée de façon subite entre Erntezeit 2511 et Jahrdrung 2512). 

Tandis que Reubke et Sariel se plongent dans la lecture, Lothard part inspecter les pièges autour du camp. Dans l'un, il trouve un curieux petit humanoïde au cou brisé entièrement nu à l'exception d'un os qui lui traverse le lobe d'une oreille qu'il a fort grande et pointue, ainsi que son nez, et à la peau verdâtre. Il n'est pas familier avec ces créatures mais il reconnaît sans difficulté une "Peau-Verte" et là où y en a un, il y en a probablement d'autre. 

Sur ce, Ingrid et ses soldats reviennent au camp, le visage grave et le pas lourd. Certains marchent avec l'aide de leur camarades, d'autres doivent être portés, certains pleurent en silence. La journée n'a pas été bonne. La nouvelle qu'il y a des peau-vertes dans les bois rajoute une couche. Un moment les propriétaires du MeudeFleuh envisagent d'évacuer tous le monde vers la tour à signaux où ils pourraient établir un petit village... Mais Albi rejette l'idée sans appel lorsqu'il se rappelle que certain des hors-la-loi ont des mutations.  Ils se sépareront ici dans les bois et chacun s'en ira de son coté. 

A pied le long du Reik 

Le lendemain, les quatre compères traversent les bois pour rejoindre le rivage qu'ils comptent longer jusqu'à retrouver le Meudefleuh que Renata a été amarrer quelque par en aval. Pour cela, ils doivent repasser par le village et voir de leur propre yeux le résultat des exactions menées par les soldats du château. 

Nerveux à l'idée que Renata ait pu filer en douce avec le bateau ou soit amarrée Grand-Père Reik sait où, Albi et Reubke échangent les suppositions les plus sombres sur ce qu'il est advenu de leur bateau, jusqu'à ce que Sariel décide de tester un sort décrit dans un grimoire récupéré à Wittgenstein permettant de localiser la direction générale du bateau. Enhardie par le résultat très satisfaisant, elle tente ensuite de prédire le temps qu'il fera mais les vents lui échappent et se déchaînent dans les entrailles de chaque membre du quatuor... Un jour comme un autre quoi. Bref.

...Après quatre jour de pérégrination le long du rivage - pendant lesquels Reubke et Albi n'en mènent vraiment pas long - le Meudefleu apparait au détour d'une petite île plantée de roseau. Derrière, entre les branches des saules, apparaissent les toits d'un petit village de huttes bien dissimulée dans le méandre de bras morts. . 

Wörlin 

Renata les accueille avec un grand sourire, salue joyeusement Lothar puis s'enquiert de l'absence de Gerolf von Kerkher. Son sourire ne disparaît que lorsqu'on lui explique clairement que s'il reste à Wittgendorf, c'est parce qu'il est MORT à Wittgendorf, et Renata fond en larme... Cela tranche sur l'air entraînant qui provient du village - dont les huttes sont décorées de façon fort festives. Après avoir pleuré tout son saoul, Renata sèche ses joues et explique que c'est la veillée de Sonnstille et le village est en fête. On l'avait invité mais elle ne sait plus trop... Albi et Sariel déclinent l'invitation, Lothar et Reubke décident d'accompagner Renata pour se changer les idées mais Reubke a un SPT quand on lui offre un verre gratis et fait demi-tour sans boire la coupe qu'on lui a versé. Lothar et Renata investissent la piste de dance (assez maladroitement vu que ni l'un ni l'autre ne connaissent les pas de danse et Renata dément la réputation d'excellent danseur des Striganys en heurtant de plein fouet Lothar lorsqu'elle se trompe de sens pour virer avant de lui piétiner les orteils). Lothar fini par remarquer que Renata tient à peine sur ses jambes et décide de la ramener au bateau, en s'interposant vigoureusement lorsqu'une villageoise propose de la faire dormir sur place... 

Le lendemain matin, Renata se réveille avec une affreuse gueule de bois. Lothar - qui a désormais peu de sympathie pour les villageois - va se servir lui-même dans leurs provisions : bois pour le poêle, étoupe en cas de réparation, assez de carreau pour remplumer tous les carquois et deux trois petites choses...   Albi de son coté va chercher les chevaux qui se trouvent au prés communal avant d'acheter du foin pour les nourrir. 

Les moines sigmarites

En revenant au bateau, Albi avise trois moines qui font les cent pas, l'air d'attendre quelqu'un. Comme leur robe est décorée du marteau de Sigmar, le halfelin se précipite vers eux et, fier comme Artaban, il fait le récit complet de ses exploits au château Wittgenstein. Il s'attendait à des chaleureuses félicitations pour avoir purgé le Reik d'une lignée dégénérée de nobles nécromants, mutés ou démonistes. Au lieu de cela, il se voit rappeler quelques grands concepts sur la justice impériale : les nobles ne peuvent être jugés que par leurs suzerain, pas par des cours de justice roturière - même pour des questions religieuses, même par des chasseurs de sorcières. Albi se voit à deux doigts de finir lui-même répurgué lorsqu'il lui revient en mémoire que les Wittgenstein avaient montre leur mépris de l'Empire en massacrant régulièrement des collecteurs d’impôts et autres envoyés impériaux - et ils ont le reste d'un édit impérial ayant servi de papier toilette pour le prouver ! Albi n'est plus si disposer à pavaner devant les moines et est très désireux de retourner viteuf au bateau lorsqu'il remarque l'air préoccupé des trois religieux et leur en demande la raison. 

La raison est que le Père Marcus est l'abbé de son monastère et une sorte de sommité en théologie. Il a été appelé à Altdorf et doit s'y rendre sans attendre or le pilote du bateau qui l'y conduit s'est volatilisé pendant la veillée de Sonnstille. Les deux jeunes moines lui servent d'escorte, de pages et de garde du corps. Quel heureux hasard, Albi a justement un bateau et propose illico aux trois religieux de voyager à son bord ! (Le reste du groupe qui n'a pas été consulté sera nettement moins enthousiaste à cette idée).

Heureusement le Père Marcus est très discret et passe le plus clair de son temps à lire ou à discuter avec Albi de Sigmar. L'abbé se rend à Altdorf pour discuter de la résurgence de l'hérésie sigmarienne dans l'Empire : pour ses partisans, la divinité de Sigmar est grandement exagérée. Il s'agit tout au plus d'un héros semi-divin, un champion d'Ulric que le fondateur légendaire de l'Empire vénérait lui-même. Tout ce qu'il a accompli aurait pu être fait par un chef de guerre béni de son dieu. Toujours d'après ces hérétiques, quand Saint Helstrum annonça qu'il avait assisté à l'apothéose de Sigmar, élevé au rang de dieu par Ulric lui-même pour protéger son successeur, son peuple et l'empire, ce fut uniquement l'intérêt politique qui motiva la piété du nouvel empereur. et ils émettent des jugements pernicieux sur les habitudes d'ascétismes et de mortification du moine qui auraient entraîné des hallucinations causées soit par la faim soit par la consommation de pain moisi. Et là est bien tout le problème : ces hérétiques qui remettent en question la divinité de Sigmar ne le font pas par amour du débat d'idée mais par chauvinisme et calcul politique car mettre en doute l'existence même de Sigmar, c'est mettre en doute la légitimité de l'Empereur comme du Grand Theogone, replace Ulric au sommet du panthéon et donc son culte et ses ministres comme les plus important de l'Empire. Cette hérésie, c'est le carburant alimentant une opposition entre les provinces du Nord et celles du Sud et... 

Et on annonce trois oiseaux de très grande taille qui survolent le Reik en direction du Meudefleuh.  

dimanche 2 juillet 2023

De Altdorf à Chateau Reikgard (en passant par Fielbach, Prieze et les Marais Reiker)

Schweinefleischstadt

Au matin, le MeudeFleu quitte le petit village des porchers dans un temps pluvieux et venteux. Renata, contrairement à Wilfried Reubke, n'est pas bien réveillée et dirige le bateau droit vers un banc de sable. La coque racle le fond, surprenant tout le monde qui parvient néanmoins à conserver son équilibre. Tous sauf Sariel, qui tombe à l'eau. Messire Von Kerkher se rue pour tenter de la rattraper avant son plongeon et non seulement échoue à la retenir mais il bascule également. Aucun des deux ne sait nager. Gerolf reste cependant calme et patauge pour maintenir sa tête hors de l'eau tandis que Sariel panique et boit la tasse. Elle coule, elle remonte, elle crie, elle panique totalement et plus elle se débat, plus elle se noie. 

Pendant ce temps, sur le bateau, Albi sort de la cuisine en galopant pour vérifier l'état de la coque dans la calle. Il esquive le mouton Timmy par miracle, alors que celui-ci donne libre court à sa furie affolée en chargeant la porte de la cuisine, tant lorsqu'il descend que lorsqu'il remonte de la calle, avec Siegfrida sur les talons. 

Reubke tente de calmer Renata, affolée par son erreur, et de garder la direction du navire.

Vox Pholk a vu le noble et l'elfe tomber à l'eau et se saisi d'une corde qu'il lance entre eux ; si Gerolf s'en saisi, Sariel en est totalement incapable, pas plus que Gerolf ne peut se porter à son secours. Le temps est compté pour l'Elfe des Mers qui étouffe de plus en plus à force d'inhaler de l'eau, 

Albi attrape son lasso et doit s'y reprendre à deux fois pour parvenir à cibler Sariel, la seconde fois aidé des conseils impérieux de Siegfrida qui lui commande où viser et, une fois que la boucle est passé autour du torse de Sariel, se campe fermement derrière lui pour hisser l'elfe avec lui. 

Une fois les deux naufragés hissés sur le pont, il est temps de s'intéresser aux animaux : Timmy rue de droite et gauche dans les caves, recouvrant tout de crottins. Les trois porcelets, toujours dans la chambre de Messire, en font de même et la literie est à nouveau souillée. Gerolf est à deux doigts de les passer par la fenêtre mais s'il l'aurait fait sans hésiter s'il avait été seul, le regard mouillé de Isabelle, la porchère de Schweinefleischstadt l'en empêche. 

Quand à Siegfrida, l'accident lui a donné une nouvelle raison d'être et de donner libre court à ses remarques acides : materner l'elfe endolorie et s'introniser chaperon pour éviter à Sariel d'hypothétiques assauts impudiques d'un certain personnage qui ne recule devant aucune bassesse ! 

Fielbach

Genaro Pérez Villaamil - vue d'une cité
Fielbach sur Reik

En fin de matinée, un port se dessine sur la berge. Et un port de belle taille qui plus est, alors que la carte achetée par Vox à Altdorf n'en fait aucune mention. Vox prend mal la chose. Occasion de manger chaud dans une taverne du port, de tenter quelques affaires - et se débarrasser des trois petits cochons - mais aussi d'apprendre les dernières nouvelles. L'Edit sur les Mutants est très mal accueilli et des buveurs se montent mutuellement la tête en même temps qu'ils éclusent des godets. L'objet de leur animosité, ce n'est pas seulement l'Empereur et les officieux, mais avant tout le dispensaire du temple local de Shallya, où les prêtresses accueillent chacun sans discrimination aucune. Albi, se considérant comme le bras armé du clergé de Sigmar depuis qu'il a été reconnu répurgateur patenté, entraine ses compagnons vers le temple de Shallya pour prévenir les Colombes. Ils découvrent bien vite qu'elles sont au courant : le bâtiment est claquemuré, une gravure grossièrement maculée est clouée sur la porte et voix tremblante répond à leurs coups sourds. 
Jean de Cirey, Collecta privilegiorum ordinis cisterciensis, Dijon, imprimeur Petrus Metlinger, 1491
Shallya protégeant les nécessiteux
LES MUTANTS

Les religieuses qui les laissent entrer sont terrifiées, la nature de leur vœux leurs interdit de lever la main contre qui que ce soit, pas d'avoir peur pour leur propre sécurité ou celles de leurs protégés : quelques malades qui se pelotonnent dans les lits de la salle des malades, dont une femme présentant une mutation évidente et un petit bambin abandonné qui trottine joyeusement sur ses trois jambes au devant des nouveaux venus - tu es mon nouveau papa ? - et de craindre l'inaction des soldats civils. Toujours torturé entre son devoir de respect du crédo sigmarite qui impose de respecter les édits impériaux et sa haine des mutants, Albi tranche et décide d'en appeler aux initiés de Sigmar. Reubke et Gerolf sont très soulagés de quitter l'établissement de soin et les risques de contagions pour suivre Albi au temple, avant de retourner au bateau, où Sariel grelotte, malade d'avoir avalé et inhalé l'eau contaminée par le lisier de porc. Au lieu de repartir de suite, ils attendent que Gerolf récupère son linge, déposé chez des lingères, et qui sera propre en fin d'après-midi. Ensuite ils repartent tandis que Vox digère ses dix pains saucisse qui devraient lui valoir le titre de Halfelin Honoraire (et surtout une indigestion carabinée. Non humain de toutes tailles, unissez-vous sur les latrines). 

Quand le navire s'éloigne de Fielbach, Vox a son attention attirée par une haute construction qui se détache à l'horizon ; une haute tour surmontée de deux bras mécaniques qui s'agitent et qui lui remet en mémoire une discussion avec deux ingénieux nains à Altorf, qui ont évoqué le grand chantier de construction d'une ligne de tours à signaux d'Altdorf à Nuln. Celle-ci est déjà entièrement achevée. 

En fin de journée, ils arrivent en vue d'une seconde ville qui n'apparait toujours pas sur la carte, la cité de Prieze, où des bateliers leur indique qu'il est possible d'emprunter le canal de Grünberg qui relie le Reik à Grünburg sur la Teufel en évitant les dangereux marais Reiker. 

Marais Reiker

Roselières du lac Bourget

Après une nuit à l'ancre au large de Prieze et après avoir décliné l'offre d'un premier nautonier qui leur propose de les diriger dans les bras morts et chenaux des marais, le Meudefleuh repart au matin vers les roselières où, espèrent-ils, ils retrouveront la trace de Boris Landsmann. On leur conseille de ne surtout pas s'approcher du Château Reikgard où personne n'est autorisé à accosté et où est reclus le Prince Héritier du Reikland pour des raisons obscures. En effet, une fois en vue des murailles étincelantes du chateau, ils comprennent rapidement qu'ils ne sont pas bienvenus et passent au large. Un autre bateau se dirige droit vers eux, pretextant avoir été accueilli d'une volée de grenaille par les gardes du château. Méfiants, ils gardent leurs armes à portée de main et grand bien leur prend car une douzaine d'hommes sont accroupis sur le pont, se dissimulant tant que le bateau n'est pas à portée. Boris se trouve parmi eux et se redresse soudain quand il entend sa soeur l'appeler et se rue sur le pont du Meudefleuh Les retrouvailles sont larmoyantes et pleines d'émotions jusqu'au mot de trop "tu manques à tous le monde, tu manques aux cochons". Submergé par la rage, Boris pousse un hurlement de rage tandis que deux défenses porcines lui percent les joues... Et que Albi et Vox déchargent respectivement arbalete et tromblon tandis que Gerolf et Sariel se ruent pour repourser le bateau à coup de perche et que Reubke manoeuvre pour éloigner le Meudefleuh. 

Rapidement, le bateau prend le large et distance ses poursuivants, le cadavre de Boris est repoussé à l'eau tandis qu'Isabelle, brisée, se laisse couler sur le pont en pleurant son frère... 

Sur le corps de Boris, une étrange petite amulette de bois ornée d'une couronne teintée de rouge retient l'attention d'Albi, juste avant qu'il ne fasse basculer le cadavre dans l'eau. 

Sur le rivage, la silhouette d'une seconde tour à signaux se dessine... (à suivre)

samedi 11 mars 2023

Marktag 10 Pflugzeit 2512 - départ de Bögenhafen - encore une péniche attaquée !

En descendant la Bögen en direction de Weissbruck

Les aventuriers ont été retenu une petite semaine à Bögenhafen pour "éclaircir la situation" : accusés de meurtre et de pas moins de deux incendies, ils sont également les héros du jour au cœur d'un énorme scandale local car ils dévoilé l'existence d'une secte de cultistes dont les adeptes se recrutaient dans le gratin de la ville !

Mais finalement on les a laissé repartir, ce qu'ils ont fait sans attendre d'avantage l'issue d'un procès qui risque d'entrainer de gros changements dans l'organisation des pouvoirs de la cité marchande.
Josef est revenu après sa livraison d'oies et a proposé aux aventuriers de les emmener jusqu'Altdorf. Il fera un arrêt à Wessbruck où il est possible que le groupe recroise Elvyra Kleinestun, la sympathique (et quelque peu roublarde) apothicaire croisée à la foire de Bögenhafen, qui avait fait d'intéressantes promesses de formation médicale à Wilfried Reubke.

Étant donné les rumeurs persistantes d'attaques d'hommes-bêtes sortant des forêts, le fleuve paraissait plus sûr... Jusqu'à ce qu'un pêcheur ne mette en garde de la présence de mutants hantant également les eaux de la rivière ! Toujours aussi peu formés aux manœuvres batelières, le premier jour de voyage a été riche en péripéties mais Bogenhauer est clément, personne n'a été blessé et le bateau n'a pas été abimé.
Au second jour de navigation, tandis que la brume se levait sur le fleuve, une forme sombre pile droit devant la barge a entrainé un freinage d'urgence lorsqu'enfin les aventuriers ont compris qu'il s'agissait d'une souche à laquelle s'accrochait la malheureuse victime de pas moins de trois traits d'arbalète plantés dans le dos et que la proue du bateau n'apprécierait pas trop de heurter de plein fouet les racines tordues de l'arbre !

Échaudés par cette triste rencontre, les aventuriers se sont préparés au pire et ont abordé avec beaucoup de prudence la barge échouée en travers du fleuve découverte un peu plus loin en aval. Bien leur en a pris car une créature ailée leur a foncé dessus depuis les hautes branches d'un saule pour être cueillie en plein vol par une rafale de tromblon de Vox Pholk tandis que les trois créatures surgissant des entrailles de l'épave echouée ne tenaient pas d'avantage la ligne devant la puissance de frappe incroyable de Messire Von Kerkher, plus habile de son épée qu'en mondanités ou travaux manuels !

Les trois créatures envoyées dans un monde meill... un Autre Monde, reste à savoir que faire de cette barge.

A l'exception de deux autres cadavres de mutants et trois d'humains, la barge est en bon état, pleines de ballots de laines, de quelques caisses de vin et d'une passagère prudemment planquée dans une caisse de la calle : Renata Hauser, colporteuse aux habits colorés et voyants. Le groupe décide donc de s'approprier le navire anonyme suivant le principe du droit d'épave et de sauvegarde.

Josef Quartijn est ravi de les voir changer de bord ; il ne supporte plus l'agressivité de Timmy qui a le coup de boule facile et l'aurait volontiers passé à la broche, mais Messire Gerolf le considère comme la mascotte de leur groupe et Albi ambitionne de l'apprivoiser pour en faire une monture à sa hauteur, donc c'est non pour le méchoui. Il donne des leçons de navigation durant une après-midi aux nouveaux bateliers et Renata reste à bord pour assister les aventuriers dans leurs manœuvres et profiter gratuitement du transport en échange. Après les premières leçons de manœuvres, les moniteurs du bateau-école sont légèrement crispés mais confiants.

Il y a deux cabines individuelles, l'une avec un grand lit et l'autre avec deux lits jumeaux. Dans la pièce commune une table, un four - réchaud - poêle et de grandes banquettes qui peuvent être rabattues le long de la coque pour faire de la place ou servir de couchage la nuit. Gerolf, grand seigneur, cède la cabine qu'il AURAIT PU occuper selon les prérogatives de son rang à Sariel et Renata afin que l'intimité de ces dames soit respectée.

Et au fait, comment l'appeler ce bateau ? Dans le livre de bord, il ne porte aucun nom. Sur la coque, la peinture écaillée laisse deviner quelques lettres séparées par beaucoup de lacunes : "...ME.D..FL....". Son nom sera "Le Meudefleuh", ça ne veut rien dire mais c'est original.

dimanche 5 février 2023

Wellentag 25 Jahrdrung 2512 - Route d'Altdorf - une diligence attaquée

Il a changé, Rolf ! Mais mon bon Reubke, je m'appelle GErolf !
Il a changé, Rolf ! Mais mon bon Reubke, je m'appelle GErolf !

 Le trajet en diligence est cher, les cochers ont aujourd'hui la gueule de bois et ne sont pas prêts de partir, Albi Piedfané propose de prendre les piétons à bord de sa cariole tractée par Marguerite, vaillant petit poney. Pas rapide, mais plus reposant que de marcher, et puis à un tarif bien plus avantageux que celui demandé par les cochers !

Au détour d'un virage, les aventuriers découvrent un homme accroupi au-dessus d'un corps allongé en travers de la route. L'homme se redresse brusquement, laisse tomber la main sectionnée qu'il rongeait et se rue droit sur la cariole des voyageurs, laissant apercevoir son visage horriblement défiguré. Les animaux s'affolent et leurs conducteur ne parviennent qu'à grand peine à les maitriser.

Wilfried Reubke est sérieusement ébranlé car il pense avoir reconnu une ancienne connaissance dans l'agresseur écumant au visage décomposé par une sorte de lèpre maléfique : un certain Rolf, qu'il a connu brièvement durant son apprentissage à Carroburg. 

La victime - pour laquelle il n'y a désormais plus rien à faire - porte l'uniforme et les armes d'un cocher de diligence. Celle-ci est renversée plus loin sur la route et le reste de son équipage comme ses occupants ont tous été massacrés sans pitiés par un groupe de créatures qui furent jadis humaines : des mutants. 

Après avoir vaincu les agresseurs, les aventuriers débattent de ce qu'il convient de faire des corps et même s'il est bien prudent d'oser les toucher… Vox Pholk, le nain, n'a pas de telles inquiétudes et empoche sans scrupule les objets de valeur qu'il trouve sur les cadavres.

L'un des cadavres présente une ressemblance troublante avec messire Gerolf Von Kerkher et pourtant celui-ci ne l'a jamais rencontré ! Dans les affaires du mort, on trouve la lettre d'une étude de notaire de Bögenhaffen adressée à "Kastor Aloïs Lieberung" qui lui apprend qu'il est l'heureux héritier d'un manoir et d'une petite fortune, ainsi qu'une attestation d'identité.

La cariole de Albi s'étant brisée lorsque Marguerite s'est emballée, les aventuriers sont bien heureux d'être pris en stop par la diligence du Loup Courant qui les rattrape - grâce à l'insistance de Dame Isolde qui dispute vertement les patrouilleurs ruraux suspicieux et en se serrant un peu tandis que les malandrins arrêtés à l'auberge la Diligence sont descendu pour creuser des tombes de fortunes.

La diligence, comme le groupe, s'arrête pour la nuit à l'auberge des Sept Rayons