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dimanche 23 avril 2023

Wellentag 24 Pflugzeit - reprise des affaires

    Pendant une semaine, les aventuriers ont fait relâche à Altdorf, vaquant à leurs affaires chacun de leur coté. Mais un matin qu'ils se retrouvent par hasard tous au Meudefleuh, Gerolf, Albi et Wilfried Reubke avisent un visage familier sur les quais, tourné vers eux. Ils ignorent le nom de cet individu et ne lui ont d'ailleurs jamais été présenté mais ils l'ont croisé à de multiples reprises durant la semaine qui s'est écoulée. Et son chapeau s'orne d'une plume violette. Albi capte son regard puis se croise les bras et attrape son oreille gauche de la main droite et son nez de la main gauche sans le quitter des yeux. L'inconnu à la plume violette répond d'un signe de tête, projetant le menton en avant, puis se frotte le pouce et l'index d'un geste qui signifie "l'argent" avant de se passer l'index sur la gorge. Albi estime que cet échange de geste constitue une prise de contact et descend sur le quai pour poursuivre la discussion vocalement, suivi par Gerolf alors que Wilfried reste à bord et prévient Sariel et Vox que quelque chose de vilain se prépare et qu'il faut être sur ses gardes. Vox s'empare de son nouveau pistolet à répétition mais ne descend pas plus que Reubke sur le quai tandis que Sariel se replonge bien vite dans l'étude de ses parchemins. 

Potrait de l'Electeur Frederick le Sage de Saxe - Durer - avec une plumme violette dessinée au chapeau
Le violet est à la mode cette année

    L'inconnu à la plume a tourné les talons dès qu'il a vu Gerolf et Albi descendre ensemble et s'éloigne d'un pas pressé. Le Halfelin a tôt fait de le perdre de vue - il ne l'a quitté des yeux qu'un instant à peine à cause d'un vendeur ambulant de tourtes et pain-saucisse ! - et quand il avance dans la direction prise, pense-t-il, par l'homme, c'est pour aviser un groupe de Petits Poissons vraisemblablement en train de prélever la "taxe d'amarrage et de solidarité avec les travailleurs" auprès d'un batelier qui met la main à la poche sans rechigner. En sous-nombre, Albi décide de faire un large détour et par hasard lui et Gerolf retombent sur la piste de l'Homme à la Plume. Tant que celui-ci ne les repèrent pas, ils parviennent à le suivre et à raccourcir la distance qui les séparent, mais lorsque l'homme les repère, il prend ses jambes à son cou et Albi est rapidement distancé et abandonne la course, à bout de souffle. Gerolf s'accroche un peu plus longtemps mais après avoir dérapé dans une flaque de boue et manqué s'étaler, il se fait distancer également et perd de vue le fuyard. Les deux reviennent au bateau en marchant au rythme d'Albi qui souffle, hors d'haleine et geignard, avant de se laisser tomber sur un rouleau de cordage. Qui sont ces gens aux atours violet et que leurs veulent-ils ? Il est évident qu'ils les suivent et qu'ils en ont tout particulièrement après Messire Von Kerkher, mais pourquoi ? Gerolf von Kerkher ressemble de façon troublante à un homme massacré sur la route d'Altdorf qui devait récupérer un héritage à Bögenhafen, ces inconnus espèrent-ils récupérer cet argent ? Comment entrer en contact avec eux et comprendre leurs motivations s'ils s'obstinent à communiquer par gesticulations et fuient sitôt qu'on tente de discuter ? Seraient-ils favorablement impressionnés s'ils voyaient Gerolf von Kerkher (prétendument) massacré par ses compagnons devant leurs yeux ? Il ne faudrait qu'un peu de sauce rouge et quelques accessoires de théâtre et des talents de comédien… 

    Renate Hauser est arrivée entre-temps, toute souriante, et s'enquiert auprès de Reubke des intentions du groupe et de la date de leur départ ; elle, de son coté, a fait le plein de mercerie et de camelote à vendre dans les villages environnant, elle est prête à partir dès qu'ils le souhaitent ! Après avoir envisagé un moment de hiffer l'ancre et lefer la foile comme on dit à Carobourg sans attendre, car l'air de la f'ille devient malfain", Gerolf et Reubke se ravisent et décident de chercher un moyen de rentabiliser leur trajet, c'est-à-dire une cargaison à revendre plus loin.  Après avoir visité un marchand de bois, estimé la qualité de ce qu'il leur proposait comme trop peu satisfaisante pour négocier et l'avoir rembarré vertement, ils ont opté pour des spiritueux et alcool après avoir entendu un bourgeois raconter des histoires d'un phalanstère de personnes de la haute qui se sont retiré pour faire des fêtes scandaleuses, et ont négocié âprement l'achat de quelques tonneaux d'alcool de vin de pomme et de bière naine d'Altdorf, sous-entendant à moitié que la qualité des marchandises et l'honnêteté des marchands d'Altdorf est très décevante, ce qui manque de vexer le marchand mais une affaire est une affaire et celle-ci est conclue par une vigoureuse poignée de main (et l'ajout d'un sac de noix salées, celles-ci aidant à la consommation de boisson) et la livraison aux frais du marchand des tonneaux au Meudefleuh. Vox réfléchi à la fabrication d'aiguilles de suture mais également à quelques détails pratiques, notamment à l'achat de cartes du fleuve, qu'il trouve auprès de la capitainerie

    Albi de son coté part à la recherche de plumes de couleurs violettes à fixer à son chapeau en signe de reconnaissance, ce qu'il trouve auprès d'un bateleur bradant les marionnettes de son théâtre et qu'il troque contre quelques sous et une histoire fantastique à propos de l'origine commune entre Elfes et Halfelins. Lorsqu'il revient au navire, c'est pour croiser le collecteur de taxe halfelin tout prêt à collecter une nouvelle semaine de droits d'amarrage, qu'il fait décamper de quelques menaces voilées et regards intimidants, avant de passer le reste de sa mauvaise humeur naturelle sur Sigfrieda Junker, qui tape sur les nerfs de plus d'un depuis qu'elle est suffisamment rétablie pour quitter le lit, sans oser se montrer ouvertement insolent mais par diverses manœuvres passives-agressive ("oui, TA seigneurie", cracher dans la soupe...). Après que la noble nulnoise se soit réfugiée dans sa cabine et avant que le Halfelin d'Altdorf ne revienne avec plus de courage et d'escorte, le Meudefleuh lève l'ancre, Reubke tient la barre, Renate manœuvre la voile tandis que Sariel et Gerolf exécutent leurs ordres. Le navire s'arrache aux quais souplement, se place proue dans le sens du courant en évitant barges et barques et le vent du sud gonfle soudain les voiles. 

Adieu Altdorf, la Cité des Brumes

    Poussé par un vent arrière et sous une pluie battante de printemps, le Meudefleuh remonte le Reik et quitte Altdorf. Alors qu'il vient de passer les remparts et que le tonnerre gronde, une voiture cochère passe les portes de la ville à vive allure. Les aventuriers qui la remarquent voient un visage en lame de couteau, à la bouche amère et au menton fuyant, un visage de fouine, tourné vers eux et qui se rejette rapidement en arrière, dans l'ombre de la voiture. La voiture avance aux coté du fleuve avant que la route ne s'éloigne du fleuve et qu'elle ne disparaisse derrière un rideau d'arbre. Les pluies et la fonte des neiges d'hiver ont gonflé les eaux du cours d'eau et la barge tangue assez, dans le courant, pour qu'Albi se sente doucement verdir. Comme l'explique Renate lors du repas du soir, le printemps, c'est la période des inondations et des débâcles, les flots inondent les rives et il faut être prudent aux épaves arrachées aux berges et aux bancs de sable remaniés par la force de l'eau. Il reste encore deux heure de clarté avant la nuit et le bateau repart dans l'espoir de trouver une ville, auberge ou village où passer la nuit en sécurité. Une heure plus tard, quand les toits d'un modeste village se dessinent dans le jour finissant, le capitaine Reubke décide de ne pas tenter sa chance plus avant et de rapprocher prudemment la barge de la rive. Sariel tente d'invoquer un sort de Pare-pluie mais, malchance, les Vents sont contraire, elle est tout aussi trempée qu'avant. 

    Le village - un hameau de quelques feus seulement dénommé Schweinefleischstadt - ne dispose malheureusement d'aucune auberge ou de quelle qu'autre commodité du même acabit mais les villageois médusés assurent qu'il y a toujours moyen de s'entendre avec l'habitant pour trouver une place où loger et ou manger pour quelques pièces et, quand le Capitaine Reubke mentionne négligemment la présence d'un initié de Sigmar à bord, les paysans se montrent encore plus empressés et désireux de plaire, suppliant que celui-ci vienne bénir les porcs de la famille Landsmann ! Albi proteste qu'il n'est pas exactement ce genre d'initié de Sigmar mais simplement celui qui traque les mu... les hérétiques, il accepte néanmoins de venir voir ce qu'ont les porcs de ladite famille. À défaut d'une inspiration divine, il a appris quelques petits trucs dans son ancienne profession de "conducteur" de bétail qui pourraient s'avérer utiles. Devant lui, se tient une jeune fille un peu vouté et hagarde, debout devant un enclos de truies rebondies et de porcelets ravis, un seau de pelures de légumes à la main. Ses cochons ? Ils vont parfaitement bien et sont en pleine santé... Mais ce qui l'inquiète vraiment, c'est son frère ! Son frère Boris, si doux, si aimable, si tendre avec les cochons, qui a soudain disparu un beau jour, enlevé par des pirates, la laissant seule à Schweinefleischstadt pour s'occuper des cochons et de ses vieux parents, oh monsieur, vous avez un bateau, si seulement vous pouviez lui faire entendre raison au nom de Sigmar et le convaincre de revenir à la maison, je vous donnerais tous ce que j'ai, et autant de cochons que vous le souhaitez !

Isabelle Landsmann et ses cochons.

    ...L'offre est tentante ! Non pas celle d'une récompense en or - il est peu probable que la paysanne en ai jamais vu une pièce - mais des petits cochons de lait, délicieusement rôtis, voici qui pourrait bien enrichir l'ordinaire ! Albi conduit la jeune fille à Reubke, qui entreprend un interrogatoire visant à vérifier la fiabilité de l'histoire en vérifiant que la jeune fille, soumise à un feu roulant de questions, ne se contredit pas. Et Reubke négocie son aide contre quatre porcelets, dont trois sont destinés à nourrir l'équipage et l'un devra être gardé vivant jusqu'à ce qu'on rencontre Boris pour l'attendrir. La jeune fille est priée de les conduire à bord et d'y rester pour veiller au bien-être des trois porcelets, l'un étant saigné sur le champ par Albi pour être débité en quartier et constitue le menu du soir. Etant donné la présence de pirates sur le fleuve, qu'ils ont déduite des explications un peu confuses et naïves de Isabelle la porchère, les aventuriers décident de ne pas tenter le Destin et de monter la garde tour à tour : Albi prend le premier tour, suivi par Sariel, puis Vox, puis Gerolf.

    Il est maintenant temps d'aller dormir et les choses se corsent. Le bateau est plutôt surpeuplé, il pleut toujours, personne n'a songé à demander le gite chez l'habitant et Messire Von Kerkher décide qu'il est temps d'apprendre à sa petite camarade Sigfrieda à partager : non seulement il invite libéralement la gardeuse de porc à dormir dans "sa" cabine mais décide également de réinvestir celle-ci. La baronne est suffoquée de ce qu'elle désigne comme un affront à sa dignité et son honneur et refuse mordicus de laisser Gerolf dormir dans sa chambre. Le ton monte rapidement, Gerolf protestant que cela ne sera pas une première et qu'il a déjà passé de longues nuits à son chevet à la veiller quand elle était souffrante, ce que Sigfrieda interprète comme un abus de sa faiblesse et une atteinte impardonnables à sa dignité. Seuls les compagnons de Gerolf osent intervenir dans la dispute entre les deux illustres rejetons de la noblesse d'Empire - pour prendre le parti du baron von Kerkher, évidemment. Blême de rage, Sigfrieda lève le camp et - oreiller et pistolets sous le bras - file dans la calle où dorment déjà Wilfried Reubke et Renate Hauser. Le lendemain, Reubke fera remarquer - un peu fielleusement - que ça n'a pas déranger Sigfrieda de partager la calle avec lui et donc qu'il y a peut-être un autre problème. Pour l'heure, Gerolf profite - seul - de son grand lit aux draps encore chauds, tandis qu'Isabelle se pelotonne sur le sol de la cabine. 

    Albi monte la garde, puis va se coucher après avoir réveillé Sariel, qui réveille ensuite Vox... Lequel pique du nez, tromblon sur les genoux.

    Le lendemain, quand Gerolf se réveille, la première chose qu'il remarque, c'est une odeur puissante, qui n'est pas celle du lard ou de la chicorée qui grille. Non. Ca sent le fumier. Et quand il s'étire, sa main cogne la masse tiède d'un corps endormi. Surpris, Gerolf tâte tout le long de la créature qui dort à ses coté, créature qui répond à cet attouchement par un GRUIIIIIIIIK de protestation. Gerolf est maintenant parfaitement réveillé et se redresse pour contempler trois petits porcelets qui se tortillent dans les draps. Isabelle, qui dort à coté du lit, s'excuse mais ils pouvaient pas rester sous la pluie dehors, ils allait prendre froid ou risquer de s'étrangler dans leur laisse, et puis les porcs ça tient chaud. Gerolf écoute patiemment cette explication ahurissante et rétorque que non, cela n'est pas admissible et que non, on ne dort pas avec les porcs, ça ne se fait pas et qu'elle sera de corvée lessive pour réparer les dommages causés par les cochons. Et puis pourquoi est-il encore dans son lit et pourquoi ne l'a-t-on pas réveillé pour son tour de garde ? Gerolf interpellant Vox "Vous avez dormi, Vox ?"  "Non", répond crânement le nain, tout en se redressant brusquement (la barbe écrasée d'un coté et une marque sur le visage)

Dessin au trait - Gerolf Von Kerkher en chemise de nuit se redresse dans le lit et contemple, horrifié, trois porcelets dodus qui se vautrent dans ses draps avec satisfaction
Salut, bien dormi ?

    Sigfrieda reste réfugiée dans la cale et ne se montre pas au déjeuner. Albi lui descend un bol de gruau et se montre aussi cassant avec elle que la veille, se reprenant une remarque cinglante au passage. Quand Vox apprend qu'elle a allumé une bougie dans une cale où sont stocké également des alcools et la poudre noire qu'il a acheté pour recharger ses armes, il se lève à son tour et va lui confisquer sa bougie sans un mot d'explication ou d'excuse. Il s'arrête pile quand il entend un bruit mécanique et se retourne pour la voir, dans la pénombre de la calle obscure, jouer avec le mécanisme de ses pistolets de duel. Il lui demande ce qu'elle fait, elle répond avec morgue qu'elle nettoie ses armes, si cela ne le dérange pas, et en brandis un droit devant elle, affectant de vérifier la mire, braquée droit sur la tête de Vox, qui garde son sang-froid après avoir exhibé son propre tromblon et son pistolet et remonte à son tour. Enfin Gerolf descend et propose de "vider l'abcès car il sent bien qu'il y a une certaine tension". Siegfrieda Junker l'éconduit d'une remarque vipérine sur son manque flagrant de mémoire car, selon elle, elle a clairement exposé ses griefs la veille au soir et s'il a la mémoire si courte, elle ne voit pas quel bien cela ferait de devoir répéter ceux-ci. Gerolf remonte donc rejoindre ses compagnons. Les aventuriers réunis ensemble conviennent qu'il est temps de mettre un terme au "problème nulnois" et pourquoi pas en débarquant celui-ci illico, au milieu du Reik. Sariel envisage d'invoquer un sort de Sommeil mais, malchance, les Vents sont contraires, c'est elle qui a soudain comme un coup de fatigue ! 

    Une fois qu'ils ont vidés ce qu'ils avaient sur le cœur, les Aventuriers passent à un autre problème : Boris Landsmann, le gardien de porc enlevé par des pirates et qui vit désormais avec eux. Quelque chose ne sent pas bon dans cette affaire, et pas que les porcs.
- Dites, ma petite Isabelle, nous ne mettons pas en doute votre amour des cochons, mais êtes-vous certaine que la vue du porcelet va donner envie à votre frère de revenir à Schweineflücheutruc - votre village quoi. On comprend bien que vous trouvez vos cochons adorables, mais êtes vous sure que votre frère pense pareil ? Je veux dire, est-ce qu'il serait ENVISAGEABLE qu'il ait décidé de fuir la porcherie parce que cela ne lui plaisait pas tant que cela ?" 

Gros plan sur le regard horrifié d'Isabelle qui n'avait jamais envisagé cette possibilité

Suite au prochain épisode.

vendredi 24 mars 2023

Festag 15 & Wellentag 16 Pflugzeit 2512 - à Altdorf

Le 'Meudefleuh' entre dans Altdorf et remonte lentement le Reik, passant entre les piles de ponts impressionnants, le long de quais occupés par d'énormes vaisseaux de haute mer de toutes origines derrière lesquels se dressent les tours du quartier de l'université et des collèges de magie d'un coté, les tours des temples et du palais de l'autre, jusqu'à ce que la barge atteigne les quais d'un quartier plus populaire au confluent du Talabec et du Reik. 

Là, le navire est bien vite abordé par les agents portuaires venus prélever des taxes en tout genre. Le Halfelin arpenteur qui monte a bord dévisage un long moment l'équipage du Meudefleuh, s'attardant plus particulièrement sur Sariel, Gerolf, Wilfried, Albi et Vox. Cela laisse les aventuriers assez perplexe. 

La laine est vendue un très bon prix à un marchand d'Altdorf, le groupe est maintenant assis sur une petite fortune : pas moins de 150 couronnes de bel or blond ! 

Avec cet or, Gerolf va pouvoir aller payer les frais supplémentaires d'écurie pour Shana (sa belle monture) et Marguerite (le poney de trait de Albi). Celles-ci avaient été laissées une semaine en pension le 26 Jahrdrung, ils auraient du venir rechercher leurs chevaux le 1er Pflugzeit, cela fait presque deux semaines de retard ! Il y va donc sans attendre. 

Dans l'écurie, il ne voit Shana nulle part. Le gamin qu'il interpelle ne sait pas plus lui répondre et va chercher son patron tandis que Gerolf tape du pied d'impatience. Quand il comprend qui est Gerolf et quelles sont les montures qu'il vient rechercher, le maître d'écurie choisi d'attaquer en premier : "QUOI ? C'est MAINTENANT que vous vous pointez ? DEUX SEMAINES DE RETARD, vous entendez !?! Je m'en suis débarrassé, de vos bêtes, fallait bien que quelqu'un paye puisque VOUS, vous y avez pas pensé !" Mais cela n'impressionne absolument pas Gerolf, qui fait Le Scandale Du Siècle  en retour, insulte le palfrenier, exige que celui-ci lui récupère son cheval… "Mais c'est impossible, l'est plus à Altdorf ! je l'ai vendu à un type à face de fouine qui voulait des ch'vaux à envoyer à Grissenwald". La fureur de Gerolf grimpe encore d'un cran et il est à deux doigts d'écraser la face du vendeur de chevaux à coups de poings. L'homme, sentant que les choses sont sur le point de mal tourner, se retranche dans ses bureaux et chasse Gerolf en menaçant d'appeler la garde. Le gamin est tout autant tétanisé, mais son regard va de Gerolf à un panneaux où sont épinglés des annonces. Gérolf suit le regard du gamin, avise l'affiche que le gamin regarde et l'arrache pour l'examiner : 

- Avis de recherche, pour voie de fait et meurtre... AH ! Regardez moi ces gueules d'endives! Et celui-là, une vraie tête d'imbécile!" Et il s'en va après avoir fait une boule du papier qu'il lance dans la rigole.

Avis de Recherche - Altdorf
Un ou une Elfe - Age inconnu - cheveux blancs et court. 
Homme, la trantaine - cheveux et barbe blond, habits de qualité
Homme jeune, cheveux bruns bouclés, grandes oreilles. 
Halfelin age inconnu. Patit chapeau
Nain age inconnu, barbes et cheveu brun ou roux
Homme ou Nain géant - âge mur. Longue barbe

Sariel et Albi partent une fois de plus ensemble rechercher le Poney Fringant où le commanditaire de l'enlèvement d'Elvyra Kleinestun attend ses hommes de main. Ils doivent se faire indiquer le chemin à chaque coins de rue mais finissent par identifier l'établissement. Et à l'entrée de celui-ci, ils repèrent la même affiche qu'avait remarqué Gerolf mais contrairement à Gerolf, ils identifient également les six personnes représentées sur celle-ci. Très ennuyés, ils décrochent discrètement l'annonce, entrent séparément dans l'établissement et, après avoir commandé quelque chose et consommé, s'en retournent rapidement à quai.

En chemin, il leur semble être suivi par une personne avec un chapeau orné d'une plume fantaisie assez remarquable. Albi lui fait le pied de nez particulier des Altdorfois bizarres, signes auxquels cet homme au chapeau ne répond pas.

Dans la cuisine du bateau, le groupe tient conseil. Sigfrieda n'y participe pas, Renata et Elvyra écoutent avec attention : après tout, si les aventuriers sont arrêtés pour meurtre, cela pourrait avoir des répercussions sur elles également.

Et puis, l'idée géniale : "Bon, ben il n'y a qu'une chose à faire : allez éclaircir ce malentendu au poste de garde !" L'idée ne séduit pas immédiatement mais Gerolf sait se faire convainquant. Renata suggère qu'il serait peut-être bon de faire un effort de présentation, paraitre sous un jour avantageux peut aider dans ces circonstances... Gerolf abonde dans son sens et disparait dans sa chambre. Sigfrieda y est toujours, cela ne l'embarrasse pas outre mesure ; il pourra ainsi lui demander son avis sur ses choix vestimentaires, et ce sera rapide, il promet qu'il n'en a que pour deux heures ! 

Pendant que le groupe se prépare puis attend que Gerolf finisse de s'apprêter, on les appelle depuis la berge. Un groupe d'individus aux allures d'ouvriers attend. Plusieurs exhibent des tatouages de poissons sur les avants-bras, et ils observent le bateau avec des sourires patelins, l'air de préparer des répliques du genre "beau bateau que vous avez là, ce serait dommage qu'il prenne feu...". Ils se se présentent comme la Ligue Populaire de Soutient aux Travailleurs et réclament la taxe d'amarrage… Oui, bien entendu ils l'ont payé hier, mais ça c'était celle pour la noblesse, eux viennent réclamer la seconde, pour le peuple. Albi ne se laisse pas impressionner et leur répond avec hargne qu'ils sont en train de marcher sur les plates-bandes de Gros Tony du Moot et qu'ils vont s'attirer d'énormes ennuis ! Les extorqueurs battent en retraite, incertains de ce qu'il convient de faire. Il est probable que lorsqu'ils auront décider que faire, ils reviendront en force et avec encore plus de détermination. 

Par précaution, ils cherchent la protection de la garde du port, qui estime qu'ils ont été bien inconscients de ne pas payer ce qu'on leur demandait ! La garde n'est pas non plus très enthousiasmée par leur demande de monter la garde sur leur bateau qui implique un risque de devoir affronter le groupe de gros Poissons. Mais un dédommagement substantiel les fait changer d'avis et cinq gardes veilleront sur le bateau jusqu'à leur retour. 

Lorsqu'ils arrivent au poste de garde du quartier aristocratique - plus huppé que là où ils sont amarrés et donc où ils seront mieux reçus, pensent-ils - le soldat qui les accueille les reconnait rapidement et les invite immédiatement à rentrer et à se diriger tout droit, vers le couloir et d'avoir l'amabilité de bien vouloir attendre dans la pièce qu'il leur ouvre que le capitaine de la garde soit disponible. 

Après un moment d'attente, les aventuriers finissent par s'interroger ; quand arrive le capitaine ? Ils sont désappointés d'apprendre que le capitaine dort chez lui et qu'ils doivent maintenant attendre en cellule jusqu'au lendemain le retour du capitaine. Et il n'y a qu'une couchette et un pot de chambre ! 

En prison à Altdorf
En prison

Le lendemain, le capitaine arrive en compagnie d'un homme tout de noir vêtu, aux longs cheveux blancs, au visage en lame de couteau, qui les salue avec politesse et les invites, un par un, à bien vouloir le suivre pour une discussion sur les raisons de leurs présence dans les geôles de la garde. Il les interroge bien entendu sur leurs activités le fameux soir du meurtre d'un gentilhomme mais s'attarde ensuite bien d'avantage sur les évènements de Bōgenhafen, relevant les contradictions entre les témoignages des uns et des autres, réinterrogeant ensuite les aventuriers déjà entendu pour pointer les divergences entre leurs récits et celui de leurs compagnons. Lorsqu'il est interrogé, Albi commence par feindre l'innocence la plus pure, jouant de son physique potelé qui lui donne un air enfantin et de son talent pour faire trembler sa lippe comme s'il allait fondre en larmes... Cela ne prends guère, l'interrogateur soupire qu'il connait les halfelins et ne se laisse pas prendre au jeu, et Albi a une illumination : cet homme est un confrère ! (...officiel, reconnu et ayant du succès, certes. Question de temps) et il laisse tomber le masque pour parler de tout ce qu'il a traversé à Bögenhafen, leur enquête, Teugen, Etelka Herzen... Ce nom fait tressaillir l'enquêteur, il le connait. Après encore quelques heures d'interrogatoire (qui ont fait grandir une légère aversion pour Sariel qui s'est révélée peu disposée à coopérer voir dissimulatrice - mais les elfes ont la mémoire qui va et vient, c'est connu!) l'enquêteur revient pour annoncer qu'ils sont libres. L'assassinat du jeune nobliaux était déjà résolu et le coupable arrêté, ils sont lavés de tout soupçons à ce sujet. Et si d'aventure ils passaient à Grissenwald et que leur route croisaient celle de Etelka Herzen, qu'ils se montrent prudent ! ...Et qu'ils lui fassent parvenir tout ce qu'ils ont appris sur cette dame.

Mystérieux enquêteur

Cependant il n'a jamais décliné son identité, même lorsqu'elle lui fut demandée. Il s'est contenté de sourire en répondant qu'on le connaissait bien, ici, et qu'ils n'avaient qu'à demander l'Enquêteur. 

A la sortie du poste de garde, on remet leurs armes et autres possessions aux aventuriers et chacun constate qu'il lui manque désormais quelques couronnes : pour les frais de bouches, d'hébergement et l'administratif ! Sur le chemin des docks, Sariel surprend une conversation entre deux badeaux à propos d'une vente aux enchères de pendules et horloges. Elle sait qu'il s'agit d'une marotte de son mentor humain qu'elle souhaite revoir et pense y faire un tour afin de trouver une curiosité qui pourrait l'intéresser. Et Vox décide de la suivre car la belle ingéniérie, ça le fascine et il est curieux de voir ce que les humains seraient capables de produire en ce domaine. Elle et Vox s'y rendent directement, Albi, Wilfried et Gerolf rentrent au bateau, Gerolf comptant prélever une partie du trésor du Meudefleuh pour pouvoir renchérir à la vente.

La garde des docks a bien tenu parole et cinq soldats se grattent le nez quand Gerolf, Albi et Reubke arrivent. Immédiatement, ils tendent la main pour recevoir leur dû et s'esquiver. Comme le bateau n'a effectivement pas brûlé, Gerolf les paye. Une fois parti, Renata sort de la cuisine où elle s'était retranchée. 

- Ils sont enfin parti ? Quelle bande de pique-assiette ! ...De rapaces !" 

- Comment cela de rapace ?"

- Ils exigés d'être payé d'avance sinon ils restaient pas sur le bateau"

- Vous les avez payé ?"

- Ben oui, qu'est-ce que je pouvais faire d'autre ? ...Vous aussi ?"

Gerolf évalue la quantité d'or qui pourrait être nécéssaire pour remporter une enchère. Il n'a aucune idée de la valeur des montres qui seront proposée ni de la fantaisie des éventuels acheteurs, alors, dans le doute, il prend tout l'or du Meudefleuh avec lui. Toujours vêtu de ses habits (très) élégants achetés à Bögenhafen et portant devant lui une petite cassette, il attire rapidement l'attention. Trois dépouilleurs le suivent d'assez prêts, une personne avec une toque fantaisie suit à une plus grande distance. Chic, une bagarre !

Gerolf se met soudain à courir, zigzagant dans la foule pour tenter de semer ou décourager ses suiveurs (on ne sait jamais, des fois qu'ils aient de l'asthme), mais ceux-ci se mettent en chasse également. Si l'effet de surprise a donné à Gerolf un peu d'avance, elle est rapidement comblée. Les arsineurs le rattrape en dépit du conseil extradiégétique (la voix off) d'Albi : Cours ! Cours comme un halfelin dont la mère a fait des gaufres !" Donc Gerolf change de tactique et se dirige vers une contre-allée moins fréquentée ou il fait soudain face. Lorsque les quémandeurs insistants se rapprochent, Gerolf n'attend pas qu'ils agissent et balance d'un bloc la cassette dans le visage du premier. PAR CHANCE, il ne lâche pas la cassette et celle-ci reste bien fermée. Ensuite il se carre la cassette sur la hanche tout en tirant son épée tandis que le premier des tire-goussets, plié en deux, tient ses mains plaquées sur le bas de son visage en pestant de façon inintelligible. Les deux autres sont armés de surins classique. Des armes rapides, longues et vicieuses mais avec une allonge bien moindre que la rapière de Messire. Une esquive, une parade, une attaque et il porte une botte touchant au coude l'un des deux agresseur, la lame pénètre dans l'articulation, tranche tendons et artères puis fend les chairs en se retirant et l'homme s'écroule, le bras inutilisable, crispant sa main sur la plaie pour tenter d'arrêter le flot de sang et Gerolf met à profit la crainte qu'il inspire désormais pour se retirer et reprendre sa route vers la halle aux enchères...

Vox et Sariel ont eu un peu de difficulté à se faire admettre à la vente étant donné qu'ils ont l'apparence que l'on a lorsqu'on sort d'une nuit en cellule et que la vente est supposée accueillir des personnes de la bonne société, mais ils ont franchis les domestiques et circulent maintenant dans une salle d'exposition d'horloges tiquetantes avec une petite douzaine d'autres personnes qui, comme eux, se penchent sur les rouages et observent les marqueteries d'un air connaisseur ou intéressé. Vox en tout cas est intéressé, connaisseur mais pas impressionné outre mesure. 

- Sariel ?"

Hieronymys Blitzen, les cheveux éternellement en bataille, se tient derrière l'elfe, avec un sourire étonné. Le jeune homme qui l'accompagne semble un peu moins heureux de la rencontre et toise Sariel d'un air boudeur. Le sorcier de Delbrez est de passage à Altdorf et évidemment n'a pas manqué la vente aux enchères d'horloges. Évidemment, il demande à Sariel un compte-rendu de ses activités depuis la dernière fois qu'ils se sont vus, tout en continuant de déambuler entre les présentoirs. Lorsque Sariel évoque le culte de Bögenhafen invoquant des démons, Blitzen se désintéresse complètement des montres et entraine Sariel dans un coin un peu plus isolé de la pièce pour discuter sans être dérangé. Le jeune homme - un apprenti humain de Blitzen - suit en trainant les pieds. Hieronymus écoute Sariel avec beaucoup d'attention et la met en garde contre Etelka Herzen : cette femme est dangereuse, elle pratique la magie et sans doute une magie sombre, que Sariel se méfie d'elle ! Il transmet à Sariel une bague, qui protégerait contre les morts sans repos, et deux manuscrits. Si elle restait un peu plus longtemps il aurait pu l'entrainer d'avantage mais vu les circonstances, c'est tout ce qu'il peut faire pour elle ! 

Vox laisse l'elfe et le magicien discuter entre eux et prend des notes des engrenages. Il est rapidement abordé par deux naingénieurs qui, comme lui, observent d'un air un peu suffisant les réalisations humaines et se présentent rapidement comme engagé au Services des Tours de Signalisation, un système révolutionnaire de transmission de messages par les airs qui reliera bientôt les différentes villes de l'Empire ! 

Sur ces entrefaites, Gerolf arrive, cassette d'or sous le bras

...À Suivre !

Dans le prochain épisode : 

  • Le dilemne de Sariel : rester auprès de son maitre pour suivre sa formation en magie ou reprendre le fleuve de suite ? 
  • Le dilemne de tous le monde : reprendre directement le voyage pour aller chercher les pauvres petits chevaux à Grissenwald ou bien prendre un peu de temps pour se préparer au voyage (synonyme de : dépenser des thunes et des XP)
  • Une encombrante passagère : que faire de Siegfrida la Dueliste malchanceuse qui se prélasse dans la cabine de Gerolf ? 

 

lundi 20 mars 2023

Du 13 au 15 Pflugzeit 2512 - Départ de Weissbruck et remontée du canal

Konistag, c'est le jour du départ ! 

Achat d'un stock de bois de construction car la rumeur annonce qu'on fait des travaux dans une auberge du canal. 

Adieu à Josef, Wolmar et son épouse car le Berebelli continue sur la Bögen vers Carroburg. 

Achat de cirés chauds et Elvyra passe chez elle faire ses paquets et emporter tout ce qui est encore sauvable. 

La barge s'engage dans le canal de Weissbruck qu'elle descend lentement vers Altdorf, devant faire des pauses fréquentes dans les bassins prévus pour que les bateaux les plus larges puissent se croiser, en attendant le passage des bateaux en sens inverse. Comme l'attente aux écluses, c'est l'occasion de discuter et d'échanger des nouvelles : 

  • Ya quand même beaucoup d'attaques d'hommes-bêtes et de mu... de ces trucs qui soi-disant existent pas !
  • L'Empereur est en quarantaine, personne ne sait ce qu'il a attrapé mais ça doit pas être glorieux parce que sinon, on en parlerait!
  • Il parait qu'il y a eu une "situation" à la dernière Schafenfest de Bogenhafen. Les Halfelins auraient empêché un culte démoniaque de détruire la ville, le conseil municipal tombe, le roi épouse le perroquet et les halfelins prennent le pouvoir !
  • Il va y avoir une bulle spéculative sur les charrois.
  • dans le Nord du Middenland, des fanatiques Ulricains harcèlent les fidèles de Sigmar. Ca irait même jusqu'au pogroms. C'est ce que disent les réfugiés en tout cas.
  • Il faudrait plus de patrouilleurs ruraux et fluviaux pour lutter contre les hommes-bêtes et les mut... pirates, mais que fait l'Empereur ? Et les patrouilleurs c'est de la graine de brigands

Il ne se passe rien de bien remarquable pendant le trajet… Sinon que le Meudefleuh doit attendre à une écluse / pont tournant le passage d'une cohorte de pauvres diables - hommes, femmes, enfants et quelques animaux - l'air épuisé et hagard. Quelques uns tirent des charrettes à bras, d'autres portent des sacs et des paniers où ils ont entassés leurs possessions, mais la plus part ont l'air bien démunis. L'éclusier explique aux bateliers qu'il s'agit de Middenlanders sigmarites qui ont fuit leurs terres, harcelés par des fidèles de Ulric, et qui sont venu chercher refuge aux Reikland. Visiblement, la qualité de l'accueil laisse un peu à désirer. Les paysans déplacés semblent épuisés et malheureux, et ils sont encadrés de soldats à cheval qui les guident. La cote d'arme des soldats est blanche, jaune et noir 

...Mmmh, ce sont les couleurs des abeilles ! Une baronnie d'apiculteur, me semble-t-il." affirme Gerold d'un air connaisseur en se remémorant les leçons de héraldique reçues au manoir familiale

Perdu - Reikland

A l'auberge mentionnée, les aubergistes accueillent avec un peu d'impuissance la livraison de bois. C'est pas pour eux, c'est pour les nains : douze nains ont en effet pris possession des lieux et ont transformé le bâtiment en chantier. Venu des Montagnes Grises, ils suivaient une quête mais ils se sont enivrés dans cette auberge, se sont laissé prendre dans une bagarre et ont saccagé l'endroit. Alors, en expiation, ils réparent les lieux afin de réparer leurs torts. Vox Pholk leur prête main forte et s'attire leur reconnaissance. Tous lui serrent cérémonieusement la main et tous lui répètent, l'un après l'autre, en le regardant dans le blanc des yeux: "Ce fut un PLAISIR de travailler avec vous" - et si d'aventure Vox passait à Karak Azkarak, qu'il vienne donc, ils seront enchantés de le revoir.

Avant qu'ils ne repartent de l'auberge, les aventuriers sont accrochés par l'aubergiste et sa femme. Ils ont compris qu'il y avait des médecins dans le groupe... Ah un chirurgien peut-être ? Un apothicaire ? Bon. ...Et ils aimeraient lui faire examiner une cliente de l'auberge. ...Et s'ils avaient l'amabilité de bien vouloir la prendre comme passagère pour la ramener chez sa famille, à Altdorf par exemple ? Contre quelques pièces évidemment ! Très aimable de votre part ! La cliente en question s'appelle Sigfrieda Junker, une jeune héritière noble de Nuln amatrice de duel qui en fait des caisses sur le grandiose duel qu'elle mena à l'aube, sur le quai de l'auberge - et qu'elle a perdu de toute évidence - pour une question d'HONNEUR ! Les grands gestes pleins d'emphase qu'elle fait pour appuyer ses démonstrations ne font rien pour aider sa guérison ou faciliter la tâche à Reubke qui doit fréquemment refaire ses bandages. Par contre, elle fascine Gerolf qui accepte illico de la convoyer jusque Altdorf - et, grand seigneur, lui cède sa cabine* - tout en venant régulièrement à son chevet s'abreuver d'histoires de duel et de conseils sur l'art et la manière de prendre la pose, arme au poing.

 

Pont basculant à vapeur, de la belle ouvrage naine, ça !

Le 15 Pflugzeit, en fin de journée, le groupe parvient à la fin du canal de Weissbruck et s'engage sur le Reik.

Ils sont abordés par un navire de patrouilleurs fluviaux pour une inspection de routine. Gerolf, en capitaine sur de lui, leur fait l'inventaire des marchandises transportées par le vaisseau et explique qui sont leurs passager. Il ne remarque pas qu'un des gardes l'observe avec une attention soutenue, mais Sariel et Albi le remarque et le font savoir à Wilfried et Vox. Tous observent avec attention le garde, qui se fait fuyant comme une anguille. Albi, par curiosité, lui adresse les curieuses grimaces des huluberlus de Altdorf. Le garde n'y répond pas mais il n'est pas impossible qu'il ait tressailli. 

Enfin, la patrouille les laisse, et le bateau entre dans Altdorf...


* Cabine successivement cédée à Sariel, puis à Sariel et Renata, puis à Elvyra et Lisa et maintenant à Sigfrieda. A chaque nouvelle proposition, la précédente bénéficiaire de la cabine foudroie du regard la nouvelle chanceuse, en se demandant si elle doit lui faire une place, dégager les lieux ou s'il s'agit d'une autre cabine qui est cédée. Cela devient dur à jouer puisque j'interprête désormais quatre des cinq femmes (et fillette) à qui Gerolf a successivement cédé libéralement ses quartiers

lundi 6 février 2023

Aubentag 26 Jahrdrung 2512 - concours de grimaces à Altdorf

Les aventuriers repartent en diligence avec dame Isolde von Strudeldorf, Marie sa garde du corps, le taciturne estudiant en se pressant tant que possible à l'intérieur - sauf Messire Gerolf qui caracole sur sa monture. 

Arrivée à Altdorf 

La brumeuse Altdorf, au confluent du Reik et du Talabec

En fin de journée, la diligence arrive en vue de la capitale. Au confluent du Reik et du Talabec, la glorieuse Altdorf s’élève sur une série de petites iles qui ont depuis longtemps disparues sous les fondations de la cité, capitale de l’empire, siège du palais impérial et de la cathédrale de Sigmar dont les flèches et tours pointent au-dessus des toits des palais et de l’enceinte de la ville. L’enceinte de la cité est imposante. Ses hauts murs blancs font l’objet d’une campagne de travaux de consolidation.

La cité est renommée pour ses universités, ses bibliothèques et ses collèges de magie où des sorciers d’âge canonique peinent sur des chef-d'œuvre magiques, commencé bien avant leur naissance et qui se poursuivront bien après leur mort. C’est là aussi que des pèlerins venus de tous l’Empire viennent chercher la bénédiction de Sigmar dans la cathédrale où le Grand Théogone tient sa cour.

C’est aussi un port, assez vaste pour accueillir des navires de mer remontant le Reik, où des marchands venus de tous les coins du monde échangent toutes sortes de marchandises.

Et enfin c’est la cour de récréation de la jeunesse dorée ; fils de familles nobles et de famille aisée délaissant les domaines familiaux, parfois au prétexte de suivre des études dans l’une des facultés d’Altdorf, pour s’encanailler, se divertir et dépenser sans compter en boisson et divertissement divers.

Terminus : Königplatz, tout le monde descend ! 

"Vous faites ce que vous voulez, moi je vais pisser !"
Sir Gerolf -

Le terminus des lignes de diligence se trouve sur une grande place grouillante de monde : voyageurs, marchands, vendeurs à la sauvette de pâtés chauds, pilori, vendeur à la sauvette de trognons de chou et navets avariés proposant des projectiles faciles aux badeaux venant admirer l'application de la justice, crieur public, etc. 

Dame Isolde fait ses adieux au groupes, Messire part à la recherche d'un lieu où vider sa vessie les montures et laissant ses bagages à la surveillance de Wilfried, Vox s'intéresse aux fascicules imprimés proposant d'authentiques recettes halfelins. Les montures, elles, sont confiées à une écurie publique, une semaine payée d'avance

Deux individus bizarres font des signes et des grimaces en regardant Messire von Kerkher. Comme il les salue de loin, ils s'éloignent précipitamment et suivent un individu aux cheveux blond filasse, avalés par la foule. 

Retrouvailles d'un vieil ami - quelques pichets

Dans une rue adjacente de la Königsplatz, Vox rencontre Joseph Quartijn, un vieil ami batelier. Enchanté de retrouver son vieil ami, Joseph l'invite, lui et ses compagnons de route, vider quelques pichets dans une taverne où il leur confie qu'il se rend à Bögenhafen où il a une livraison à faire, et qu'il ne cracherait pas sur un peu d'aide ; le couple travaillant pour lui vient d'avoir un bébé et les jeunes parents, accaparés par leur nouveau rôle et manquant de sommeil, ne sont plus aussi efficaces... Bien sûr, il payera l'aide !

L'arrivée de deux aristocrates déjà avinés venus se divertir aux dépens des travailleurs mets un terme à la soirée. Les aventuriers essuient quolibets et vexations mais ne répondent pas aux provocations et décident de quitter les lieux

Sur le retour vers la péniche, ils ont la sensation d'être suivi : les deux individus bizarres de la Königsplatz sont derrière eux, mais ils sont abattus d'une volée de carreaux d'arbalètes avant qu'ils ne puissent entrer en contact.

Ils passent la nuit sur la barge de Joseph, où celui-ci ouvre encore une bouteille ou deux...

Réveillés après les bateliers, les aventuriers apprennent qu'ils sont recherchés : les deux jeunes nobles querelleurs ont rencontré quelqu'un de moins patient qu'eux et l'un est décédés. On les a vu s'en prendre aux aventuriers, la garde souhaite donc leurs poser "quelques questions" - décision est prise de ne partir sans attendre et en laissant les chevaux à l'écurie.

En route vers Bögenhafen, son Schaffenfest et son étude de notaire où un coquet héritage attend "Kastor von Lieberung" ou son sosie.

Le Bérébéli quitte le port d'Altdorf et s'engage dans le canal de Weissbrug