Konistag, c'est le jour du départ !
Achat d'un stock de bois de construction car la rumeur annonce qu'on fait des travaux dans une auberge du canal.
Adieu à Josef, Wolmar et son épouse car le Berebelli continue sur la Bögen vers Carroburg.
Achat de cirés chauds et Elvyra passe chez elle faire ses paquets et emporter tout ce qui est encore sauvable.
La barge s'engage dans le canal de Weissbruck qu'elle descend lentement vers Altdorf, devant faire des pauses fréquentes dans les bassins prévus pour que les bateaux les plus larges puissent se croiser, en attendant le passage des bateaux en sens inverse. Comme l'attente aux écluses, c'est l'occasion de discuter et d'échanger des nouvelles :
- Ya quand même beaucoup d'attaques d'hommes-bêtes et de mu... de ces trucs qui soi-disant existent pas !
- L'Empereur est en quarantaine, personne ne sait ce qu'il a attrapé mais ça doit pas être glorieux parce que sinon, on en parlerait!
- Il parait qu'il y a eu une "situation" à la dernière Schafenfest de Bogenhafen. Les Halfelins auraient empêché un culte démoniaque de détruire la ville, le conseil municipal tombe, le roi épouse le perroquet et les halfelins prennent le pouvoir !
- Il va y avoir une bulle spéculative sur les charrois.
- dans le Nord du Middenland, des fanatiques Ulricains harcèlent les fidèles de Sigmar. Ca irait même jusqu'au pogroms. C'est ce que disent les réfugiés en tout cas.
- Il faudrait plus de patrouilleurs ruraux et fluviaux pour lutter contre les hommes-bêtes et les mut... pirates, mais que fait l'Empereur ? Et les patrouilleurs c'est de la graine de brigands
Il ne se passe rien de bien remarquable pendant le trajet… Sinon que le Meudefleuh doit attendre à une écluse / pont tournant le passage d'une cohorte de pauvres diables - hommes, femmes, enfants et quelques animaux - l'air épuisé et hagard. Quelques uns tirent des charrettes à bras, d'autres portent des sacs et des paniers où ils ont entassés leurs possessions, mais la plus part ont l'air bien démunis. L'éclusier explique aux bateliers qu'il s'agit de Middenlanders sigmarites qui ont fuit leurs terres, harcelés par des fidèles de Ulric, et qui sont venu chercher refuge aux Reikland. Visiblement, la qualité de l'accueil laisse un peu à désirer. Les paysans déplacés semblent épuisés et malheureux, et ils sont encadrés de soldats à cheval qui les guident. La cote d'arme des soldats est blanche, jaune et noir
...Mmmh, ce sont les couleurs des abeilles ! Une baronnie d'apiculteur, me semble-t-il." affirme Gerold d'un air connaisseur en se remémorant les leçons de héraldique reçues au manoir familiale…
![]() |
| Perdu - Reikland |
A l'auberge mentionnée, les aubergistes accueillent avec un peu d'impuissance la livraison de bois. C'est pas pour eux, c'est pour les nains : douze nains ont en effet pris possession des lieux et ont transformé le bâtiment en chantier. Venu des Montagnes Grises, ils suivaient une quête mais ils se sont enivrés dans cette auberge, se sont laissé prendre dans une bagarre et ont saccagé l'endroit. Alors, en expiation, ils réparent les lieux afin de réparer leurs torts. Vox Pholk leur prête main forte et s'attire leur reconnaissance. Tous lui serrent cérémonieusement la main et tous lui répètent, l'un après l'autre, en le regardant dans le blanc des yeux: "Ce fut un PLAISIR de travailler avec vous" - et si d'aventure Vox passait à Karak Azkarak, qu'il vienne donc, ils seront enchantés de le revoir.
Avant qu'ils ne repartent de l'auberge, les aventuriers sont accrochés par l'aubergiste et sa femme. Ils ont compris qu'il y avait des médecins dans le groupe... Ah un chirurgien peut-être ? Un apothicaire ? Bon. ...Et ils aimeraient lui faire examiner une cliente de l'auberge. ...Et s'ils avaient l'amabilité de bien vouloir la prendre comme passagère pour la ramener chez sa famille, à Altdorf par exemple ? Contre quelques pièces évidemment ! Très aimable de votre part ! La cliente en question s'appelle Sigfrieda Junker, une jeune héritière noble de Nuln amatrice de duel qui en fait des caisses sur le grandiose duel qu'elle mena à l'aube, sur le quai de l'auberge - et qu'elle a perdu de toute évidence - pour une question d'HONNEUR ! Les grands gestes pleins d'emphase qu'elle fait pour appuyer ses démonstrations ne font rien pour aider sa guérison ou faciliter la tâche à Reubke qui doit fréquemment refaire ses bandages. Par contre, elle fascine Gerolf qui accepte illico de la convoyer jusque Altdorf - et, grand seigneur, lui cède sa cabine* - tout en venant régulièrement à son chevet s'abreuver d'histoires de duel et de conseils sur l'art et la manière de prendre la pose, arme au poing.
![]() |
| Pont basculant à vapeur, de la belle ouvrage naine, ça ! |
Le 15 Pflugzeit, en fin de journée, le groupe parvient à la fin du canal de Weissbruck et s'engage sur le Reik.
Ils sont abordés par un navire de patrouilleurs fluviaux pour une inspection de routine. Gerolf, en capitaine sur de lui, leur fait l'inventaire des marchandises transportées par le vaisseau et explique qui sont leurs passager. Il ne remarque pas qu'un des gardes l'observe avec une attention soutenue, mais Sariel et Albi le remarque et le font savoir à Wilfried et Vox. Tous observent avec attention le garde, qui se fait fuyant comme une anguille. Albi, par curiosité, lui adresse les curieuses grimaces des huluberlus de Altdorf. Le garde n'y répond pas mais il n'est pas impossible qu'il ait tressailli.
Enfin, la patrouille les laisse, et le bateau entre dans Altdorf...
* Cabine successivement cédée à Sariel, puis à Sariel et Renata, puis à Elvyra et Lisa et maintenant à Sigfrieda. A chaque nouvelle proposition, la précédente bénéficiaire de la cabine foudroie du regard la nouvelle chanceuse, en se demandant si elle doit lui faire une place, dégager les lieux ou s'il s'agit d'une autre cabine qui est cédée. Cela devient dur à jouer puisque j'interprête désormais quatre des cinq femmes (et fillette) à qui Gerolf a successivement cédé libéralement ses quartiers


Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire