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samedi 2 décembre 2023

Kemperbad

Kemperbad, fière cité franche surplombant le Reik et le Stir du haut de sa falaise, est en ébullition : une nef impériale lourdement armée est à quai et les livrées de la garde impériale protégeant le navire et ses passagers tranchent sur les livrées de la garde de la cité-état venu accueillir et escorter ceux-ci. Toute l'attention est focalisée sur ce bateau, ses passagers et la raison de leur présence en ville, le Meudefleuh est donc envoyé sur un quai plus éloigné où il s'amarre sans qu'on ne lui prête beaucoup d'attention. Il parait qu'un plénipotentiaire impérial est arrivé à Kemperbad. Un plénipotentiaire, c'est un envoyé direct de l'Empereur, le seul devant qui les échevins kemperbadois ploient le genoux car la cité ne dépend d'aucun duc, baron ou comte, uniquement de l'empereur lui-même. Et s'il est en ville, c'est probablement pas pour remettre ses bons vœux au Conseil de la cité.     
Les visages sont soucieux et les rumeurs vont bon train. Est-ce qu'il y aurait un lien entre la présence du plénipotentiaire et ce qui s'est passé dans la cité franche de Bögenhafen récemment ? Il parait que le Conseil de la ville a été balayé par des accusations de collusion avec les forces démoniaques infernales et que le baron von Saponatheim serait sur le point de reprendre en main la cité. Il paraitrait même que des halfelins jouent d'influence pour tenter de s'emparer de la cité et en faire un second Mootland en prétextant qu'un escadront d'espions de rase-motte aurait déjoué un complot maléfique destiné à offrir l'empire ou au moins la baronnie en pâture aux forces obscures ! Vous pouvez imaginer la chose ? 

En attendant qu'un officiel du port se libère et leur délivre l'autorisation d'aborder (et prélève l'inévitable taxe de passage), Elvyra Kleinestun fait ses valises et ses adieux car elle et sa nièce ont décidés de tenter leur chance à Kemperbad tandis que l'équipage se délasse et sympathise avec Hilma Bootslecht, une portefaix en bras de chemise, d'humeur joyeuse et à l’œil à moitié fermé par un coquard, qui aide les aventuriers avec les bouts et leur apprends deux trois trucs utiles sur la ville, notamment qu'une taverne sur le port accueille chaque soir des tournois de boxe marine, c'est à dire ouvert aux travailleurs des docs et à qui veut s'y joindre, et qu'elle sera ravie de les y retrouver pour vider des pintes et échanger des gnons. 

Pendant ce temps, les officiels impériaux ont formé une longue procession qui monte lentement en ville par les ascenseurs, le reste des visiteurs repoussés dans une longue file ou contraint à escalader l'escalier en raidillon qui monte jusqu'au plateau, gratuit mais bien plus fatiguant. 

Alors qu'ils patientent, les Aventuriers sont repérés par une matrone corpulente et d'allure vaguement inquiétante, flanquée de deux gorilles (métaphore, pas d'authentiques primates) aux doigts chargés de bagues plus contondantes qu'ornementales, qui les dévisagent d'un air inquisiteur. Albi, répondant à l'appel de sa nouvelle fonction, a crânement soutenu le regard de la femme donc celle-ci s'adresse à lui et lui propose un emploi généreusement rémunéré qui demande de la persuasion et de la discrétion : récupérer un certain coffret qui serait sa possession mais actuellement dans les mains d'une tierce personne. Proposition qui semble tout sauf honnête à Albi, qui décline vertueusement celle-ci avant de trembler légèrement des genoux une fois que la Signora Luisa Belladona s'éloigne quand il réalise qu'il vient peut-être de rembarrer très vertement une tête de la pègre locale, du haut de son mètre dix. 

Lorsque vient enfin leur tour de grimper dans l'ascenseur, le groupe s'étrangle un peu des tarifs exorbitants demandés pour l'ascension, tarif qui sont à l'image du droit d'amarrage ou du prix d'une brochette de pilons de poulet, que dévore Alfi d'un air réjouit. Ils arrivent à temps pour voir la procession officielle s'avancer lentement dans la grand rue sous le regard médusé, émerveillé ou vaguement inquiet des citoyens de Kemperbad. N'ayant rien de mieux à faire, ils emboitent le pas de celle-ci jusqu'à la grand place où le plénipotentiaire et ses serviteurs portant les malles et coffres du dignitaires sont accueillis dans ce qui semble être la plus opulente des auberges de la cité. Une maffieuse leur a demander de récupérer un coffret, ils voient des serviteurs passer avec des malles, le coffret doit sûrement être aux mains du Plénipotentiaire impérial et des malfaisants tentent de s'en emparer ! ...Ils décident donc de monter une petite surveillance de l'auberge pour empêcher le vol, parce que le vol c'est mal et parce que protéger les avoir d'une grosse huile c'est l'assurance d'une récompense ! C'est ainsi qu'ils repèrent un manège étrange du coté de la porte de la cuisine : un homme transportant avec un grand luxe de précaution une soupière ouvragée toque à la porte de service, échange quelques mots confus avec le cuisinier qui lui ouvre et attend avant de refrapper à la porte et échanger des mots d'un air de conspirateur avec un homme en livrée de domestique qui lui ouvre et à qui il tend d'un air matois la soupière. Un attentat se prépare, ils en sont certains ! Albi et Gerolf Von Kerkher foncent jusqu'à la porte principale, forcent l'entrée en criant au danger, attirant ainsi l'attention du Plénipotentiaire, assis dans un fauteuil confortable à une table richement garnie, une coupe de vin à la main, tandis que la porte des cuisines s'ouvre et qu'un serviteur de l'auberge s'avance vers le dignitaire en tenant devant lui la soupière. 

- Kemperbad indépendant !"

Se voyant repéré et désigné à l'attention générale, il se précipite en avant et jette l'argenterie en direction de la table mais celle-ci est brillamment interceptée par Gerolf qui bondi au devant du serviteur et jette la main en l'air pour frapper la soupière au moment où elle passe au-dessus de sa tête et dévier sa course dans une autre direction. Celle-ci s'écrase au sol en aspergeant serviteurs et dignitaires de Kemperbad d'un lisier à l'odeur agressive, mélangeant fèces et urine.

- Vraiment, vous avez une carrière prometteuse dans le Roztball, vous savez ?"

L'entarteur à la petite semaine est rapidement plaqué au sol par la garde avant d'être trainé dehors sans ménagement, tandis que le Plénipotentiaire, qui s'est fait expliquer l'incident, félicite les aventuriers de leur rapidité d'esprit et de leur réflexes vifs. Les échevins kemperbadois ne savent visiblement plus où se mettre et se confondent en excuses. Lorsqu'il se retire dans la suite qu'on lui a alloué, suite qui a été fouillée de fond en comble par sa garde, pour se remettre de cette émotion et examiner les chartes qu'on réclame, les échevins et les aventuriers sont invités à prendre congé.
Lorsqu'ils ressortent dans la grand-rue, c'est plus riche des remerciements chaleureux du comte Otto Borreman et d'une vague idée des enjeux de sa présence à Kemperbad : renégocier les chartes, vérifier que les taxes duent à l'Empire ne soient pas détournées dans d'autre poches, en bref : l'Empire cherche un prétexte pour réduire l'indépendance de la cité, ce qui suscite l'inquiétude des Kemperbadois. Et l'attentat qui vient d'être déjoué, quelles en seront les conséquences pour la ville ?

Pour Reubke et Sariel, les conséquences pour le rebelle semblent en revanche très claires et très inquiétantes : il est quasiment trainé par deux soldats en direction de la falaise et pendant un moment, ils sont persuadés qu'il va être purement et simplement envoyé s'écraser sur la grève du Reik sans autre forme de procès, ce qui les amène doucement à se demander s'ils ont vraiment bien fait d'intervenir... Mais les gardes trainent finalement leur prisonniers le long du sentier et l'embarquent à bord de la barge, où ils disparaissent dans les profondeurs de la cale... 

Après cette journée haute en émotion et sans plan précis pour les jours suivants sinon lever l'ancre car le prix d'amarrage n'est vraiment pas dans leurs moyens, les aventuriers décident de se rendre à la Sirène Rougissante, la taverne portuaire où Hilma leur a donné rendez-vous pour une choppe et des gnons. Gerolf fait rouler ses muscles et Reubke lui masse les épaules en prévision d'une soirée de défis que le jeune noble entend bien remporter. Vox aurait bien participé également aux matchs mais la douleur tiraillant son bras en écharpe l'en dissuade et Reubke lui fait comprendre que tout effort soutenu risque non seulement d'être douloureux mais également de compromettre la rapidité et la totalité de sa guérison. C'est pas rien d'avoir un tromblon qui explose dans ses mains (voir l'épisode précédent).
La Sirène Rougissante se remplit progressivement, les combats commencent, l'argent changent de main, comme les choppes et Gerolf se retrouve finalement à affronter Hilma, qui répond balaye ses protestations galantes de quelques remarques hargneuses et piquantes (mais doit finalement déclarer forfait pour ce combat, épuisée par son précédent combat victorieux contre un marin).     
Ils ne font pas que récolter des gnons et des bières mais aussi l'opportunité d'acheter un chargement de liqueur kemperbadoise à très bon prix (du moins tant qu'ils peuvent la charger discrètement à bord du Meudefleuh et que personne ne leur demande les papiers du chargement) et une fois qu'il ne reste plus que Vox et Albi dans la taverne, ceux-ci recueillent aussi les confidences inquiètes d'Hilma : elle connait quelqu'un qui connait quelqu'un qui connait le type arrêté par la garde plénipotentiaire. Bon, il va être exécuté, c'est sûr et certain, aucune chance qu'il y échappe ! Mais le pauvre gars est actuellement soumis à la torture pour qu'il dénonce ses complices. Et quand il sera exécuté - quand sera-t-il exécuté ? - cela sera forcément horrible, long, extrêmement douloureux et dégradant pour bien marquer les esprits, voyez ? Ce ne sont pas ses propres mots, bien entendu. Hilma se contente d'énumérer une succession de sévices possibles qui font grimacer d'horreur son auditoire. 

Albi a une crise de conscience : c'est lui qui a dénoncé l'anarchiste, c'est lui qui le tirera du bourbier dans lequel il est plongé et pas plus tard que cette nuit, grâce à l'aide de Vox Pholk et à son grand uniforme de Répurgateur tout neuf et sa patente qui sent encore l'encre fraiche. Au culot. Après un petit crochet par le Meudefleuh pour s'habiller et s'équiper, les deux compères foncent sur la galère impériale, mystifient les gardes et exigent d'emmener le prisonnier torturé interrogé dans la cale car il est un témoin essentiel dans une enquête sur une secte chaotique sur laquelle le clergé de Sigmar enquête. Trépignant d'une sainte fureur, lançant des menaces et balançant des noms illustres à toute vitesse, le halfelin parvient à se faire livrer l'homme et prend la direction des ascenseurs sans attendre que les soldats reprennent leurs esprits, avant d'obliquer vers la Sirène Rougissante pour le confier aux amis d'Hilma qui n'en croient pas leur chance puis de retourner bien vite se coucher sur le Meudefleuh, tout tremblant. 

- J'ai fait une grosse connerie !

C'est tout ce qu'apprennent ses compagnons le lendemain matin, lorsqu'ils constatent que le port est en effervescence et que des soldats fouillent les entrepôts, interrogent les passagers et recherchent un halfelin se faisant passer pour un répurgateur et un nain. Albi et Vox se réfugient dans la cale du bateau pour se dissimuler aux regards, mais cela ne suffit pas : bientôt c'est au tour de leur bateau d'être fouillé et ils sont piégés dans la la soute, dont l'obscurité ne fournit qu'un bien piètre abris. Que faire ? Où se cacher ? Timmy le mouton, qui rumine d'un air mauvais son foin, leur fournira une cachette : ils se blotissent tous les deux dans une caisse et se recouvrent de paille souillée de fumier en espérant que l'odeur suffise à repousser les soldats. A cela s'ajoute le mauvais caractère du bélier dérangé dans sa digestion qui tente de charger les soldats qui empiètent sur son territoire et qui ne font qu'ouvrir la caisse sans la vider, occupés qu'ils sont à surveiller le bélier et échanger des invectives avec Reubke et Sariel qui prétendent contrôler l'animal - mais bien mal. 

Le Meudefleuh est enfin autorisé à quiter le port, Vox et Albi toujours blottis au fond de leur caisse de fumier. Vox fini par en émerger à bout de souffle et à moitié asphixié, Albi en revanche manque y périr ettoufé après avoir tourné de l'oeil sous les effets des gaz méphitiques. Trainé sur le pont par ses autres compagnons, ils reprend péniblement ses esprits. 

Le bateau vogue vers sa prochaine destination : Grissenwald. 

...Et Gerolf découvre qu'on lui a tranché presque au ras du scalp une mèche de ses longs cheveux cendrés, sans qu'il ne s'en rende compte.

dimanche 16 avril 2023

Une semaine de relâche à Altdorf

Durant les journées qui suivent leur sortie de prison, les aventuriers font relâche.  

Sariel Amakiir

Par le plus grand des hasards, l'Elfe a retrouvé Hieronymus Blitzen à Altdorf. L'Astromancien profite de cette rencontre pour poursuivre la formation de son étudiante, qui obtient également une patente officielle de lanceuse de sort. 

Quand elle ne s'entraine pas à focaliser les vents de magie ou à retranscrire des Sorts, l'Elfe se défoule dans des exercices d'endurance et de force afin d'entretenir la silhouette gracile et musclée qui font la renommée de son peuple !

Vox Pholk

En tant que Nain, Vox Pholk n'a nul besoin de s'inscrire auprès d'une Guilde humaine pour exercer ses talents, mais n'a encore rencontré aucun forgeron humains prêts à l'autoriser à utiliser ses propres installations. Le coworking n'est pas encore à l'ordre du jour.

Depuis plusieurs semaines, l'ingénieur nain travaillait aux plans d'une forge portative qui lui permettrait de pouvoir exercer l'art de la forge dans un atelier digne de ce nom. Il a acheté les matériaux de constructions à Weissbruck et profite de cette semaine de calme pour passer à la construction.

Désormais, la proue du MeudeFleuh s'orne d'une petite forge de campagne, protégée de la pluie par un petit auvent de bois.

Wilfried Reubke

Le bon Reubke profite de la claustration forcée de Elvyra Kleinestun à bord du Meudefleuh pour échanger des recettes et techniques d'apothicaires. Il en profite également pour s'enregistrer auprès de la Guilde des Apothicaires de Altdorf en tant qu'Apothicaire assermenté. Après avoir fait la démonstration de ses talents et payé un droit d'inscription onéreux, Reubke reçoit une patente d'apothicaire officielle.

Il continue également à soigner les blessures de Sigfrieda Junker, la jeune noble nulnoise blessée dans un duel sur les quais d'une auberge du canal de Weissbruck.

Albi Piedfané

Durant quatre décennies, Albi n'avait pas ressenti le besoin particulier d'apprendre à lire ou écrire. Cependant, au court des dernières semaine, cette ignorance s'est avérée plusieurs fois réellement handicapante, et il a résolu d'y remédier. Quand Elvyra Kleinestun investi la table de la cabine principale du Meudefleuh pour donner des leçons à sa jeune nièce, Albi les rejoint pour profiter des leçons d'écriture. 

Il fait également un passage dans différents offices pour apprendre de quelle façon procéder pour s'enregistrer en tant que combattant des impies et des cultistes et fini sa course dans un temple de Sigmar où il fait un récit tellement enflammé de ses exploits à Bögenhafen à un jeune prêtre mystifié qu'il parvient à se faire enregistrer comme Répurgateur halfelin itinérant, pour la gloire de Sigmar Heldenhammer !

Messire Gerolf  von Kerkher

Le petit noble de province passe énormément de temps au chevet de Sigfrieda Junker et écoute avidement ses descriptions enflammées de la vie romantique de duelliste itinérante. Il se décide à faire quelques emplètes et avec l'aide de Vox Pholk se porte acquéreur d'un plastron de cuirasse qui complètera sa panoplie guerrière mais également d'engager les services d'un maitre d'arme pour parfaire sa technique à la rapière. Ces leçons, sur le pont du Meudefleuh, sont l'occasion de parader devant la gent féminine du bateau et en particulier devant Sigfrieda. 

Renate Hausier

La colporteuse n'a pas grand-chose à vendre dans une grande ville telle qu'Altdorf mais y reconstitue ses stocks de marchandises en prévision du prochain départ du Meudefleuh (dont elle forme, de fait, le second membre d'équipage qualifié et permanent avec Reubke).  Elle passe au bateau pour déposer les marchandises et y prendre de temps en temps un repas mais n'y dort pas, ayant préféré prendre une chambre dans une auberge et bénéficier d'un peu plus d'intimité et de confort.

Elvyra Kleinestun

Ne quitte pas le bateau et passe même le plus clair de son temps dans la calle, à inventorier ses stocks ou dans la pièce commune, ne s'aventurant que rarement sur le pont. 

Sigfrieda Junker

Ne quitte pas la chambre de Gerolf - où plutôt la chambre qu'il s'est attribué d'autorité avant de la céder généreusement à Sariel et Renate puis à Elvyra et Liza avant d'y installer la jeune nulnoise qui, en sa double qualité de dame bien née et de grande blessée, en a la jouissance exclusive. Ce n'est pas la paresse qui la retient au lit mais la fièvre car, loin de respecter le calme et le repos prescrit par Reubke et Kleinestun, elle s'efforcait de se redresser sur sa couche pour tenir salon à chaque visite de Gerolf et lorsque celui-ci oriente la conversation sur l'art du duel et du combat, elle s'agite tant et si bien qu'elle a plus d'une fois fait bouger ses bandages, empêchant ainsi les cataplasmes de faire leur effet. Surveillée de prêt par Reubke, elle semble néanmoins se remettre doucement et après quelques jours, elle peut enfin faire quelques pas prudent sur le pont, pour admirer la grâce martiale de Gerolf lors de ses entrainements d'escrime.

Le Meudefleuh

Les calles du bateau sont désormais quasiment vides : la laine et le vin ont été vendu, le bois et le métal ont servi à la construction de la forge. Cependant l'argent file vite entre les doigts, à Altdorf... Il est bientôt l'heure de faire les comptes et de décider comment investir le reste du pécule avant qu'il n'ait fondu comme cire sous la flamme.

samedi 18 mars 2023

Bezahltag 12 Pflugzeit 2512 - Escale à Weissbruck

Escale à Weissbruck avant d'emprunter le canal de Weissbruck (qui mène à Altdorf)

Bateaux voquant sur une rivière sous un soleil pale qui pointe entre les nuages. Un moulin à vent et d'autres batiments se devinent sur la berge
Vue d'artiste

Première chose à faire : trouver le poste de Patrouille Fluviale et annoncer l'attaque d'une famille de bateliers, la découverte de leur bateau abandonné et la prise de celui-ci. Alors que les aventuriers s'attendent vaguement à être félicités pour leur bravoure ou admirés pour leur courage voire un peu craint pour leur férocité, le Patrouilleur les regarde sans ciller, nullement impressionné, en suçotant sa moustache blanche :

- Vous z'êtes donc pas au courant ? Ca existe plus, les Mutants, par décret de l'empereur. Et ça pourrait vous attirer un joli paquet d'ennui de vous vanter d'avoir tuer des Mutants-qui-n'existent-pas, comprennez ?"

Et pour appuyer sa déclaration, qui stupéfie les aventuriers, il désigne une affiche tout ce qu'il y a de plus officiel. Et rit doucement devant l'air absolument scandalisé des aventuriers. S'il ne renchéri pas sur les suppositions iconoclastes sur la santé mentale de ceux qui ont signé cet édit, il ne semble pas non plus se formaliser de ces propos outrageant la dignité impériale

- …Entendons-nous bien : les mutants ça existe p'tet plus. Soi-disant. Parait-il. 'Fin, bon. Voila. …Ca existe p'tête plus, mais j'ai rien entendu dire à propos des bandits de grands chemin ni des pirates par contre. Donc vous disiez : vous avez découvert le bateau qu'est là dans le port attaqué par des pirates, c'est ça ?"

C'est ainsi que Gerold et Wilfried règlent les questions administratives et deviennent capitaines du bateau (l'un sur papier, l'autre à la barre).

Gerolf décide de vendre une caisse de vin pour se faire des liquidités afin de payer leurs achats à Weissbruck (des vivres non-périssables achetés par Albi, des matériel de constructions pour à la forge portative dont Vox dessine les plans et qu'il projette de placer à la proue du bateau) et il demande de livrer ceux-ci aux Meudefleuh.

Quand ils sont interrogés par les curieux de Weissbruck sur les affaires de Bögenhafen, les aventuriers se font un plaisir de raconter ce qu'ils savent, dont ils se souviennent ou ce qu'ils ont compris :

  • Un Halfelin courageux a sauvé à lui tout seul Bögenhafen des puissances de la ruine. Les Halfelins sauveront l'Empire. Les guides marchandes de Bögenhafen ? Couic ! .(via Albi) …ce qui a amené l'auditoire weissbruggois à conclure (après je ne sais plus quelles déformations) en : Les Halfelins font une OPA sur Bögenhafen, remplacent les anciennes familles marchandes destituées, dans cinq ans, Böggenhafen est une cité franche mootlandaise. 
  • Ecoutez, c'est très compliqué, mais si je peux vous donner un conseil, investissez dans le charron. Dans le charron, tout est bon ! Le transport routier, c'est l'avenir. (via Gerolf)Dans une auberge, deux bateleurs cauteleux proposent à Gerolf de lui faire des tours de cartes et s'esquivent sans demander leur reste juste après lui avoir serré la main. Gerolf est un peu surpris de leur départ soudain et mets quelques minutes à réaliser que sa paume est recouverte d'une encre violette.

Deux fois, Wilfried va toquer à la maison qu'on lui désigne comme celle de l'apothicaire, mais elle ne répond pas et personne ne sait dire si elle est là ou non. Ses voisins ne sont pas très curieux ou pas très bavard.

A sa seconde tentative, en soirée, Wilfried s'étonne un peu et fait le tour de la maison. Il découvre ainsi un volet d'une fenêtre latérale battant et le carreau de la fenêtre cassé. L'intérieur semble avoir été saccagé. Il retourne prévenir ses compagnons qui viennent voir également. Albi se glisse à l'intérieur, en faisant attention à ne pas se blesser les pieds sur le verre brisé tandis que ses compagnons hésitent, peu désireux d'être confondus avec des cambrioleurs. Albi ramasse un morceau de papier chiffonné avec une écriture hachée. Il ne sait pas lire mais quelque chose dans l'allure du papier lui fait penser que ce n'est pas une liste de course ou une recette de médicament. Et puis il se dissimule dans l'ombre d'un meuble de cuisine car il entend un craquement de bois. Il voit une étagère pivoter doucement et une petite silhouette, à peu prêt sa taille, se glisse par la porte dissimulée derrière l'étagère et s'avance avec précaution... Albi bondi sur la créature, la plaque au sol et lui fait tater de la pointe de sa dague en lui intimant l'ordre de rester silencieux où bien… Par précaution, il la bâillonne de la main et récolte en échange une belle morsure, puis l'intrus glapit et fond en larme.

- ...C'est un enfant ?"

Un enfant humain, effectivement, faisant à peu près la taille d'un Halfelin adulte, qui était resté dissimulée dans la cave et que les bruits dans la maison avait attiré dehors. La fillette, en robe-chemise et pied nu, pleure maintenant à chaude larme de terreur rétrospective. Wilfried se précipite en entendant les pleurs et, de crainte que les voisins ne soient attirés par les pleurs et qu'on ne vienne leur demander des comptes, ils font passer la fillette par la fenêtre brisée et l'emporte à quelques rues de là où ils tentent de la rassurer, puis au bateau pour la mettre à l'abris, au chaud et la nourrir.

Un adversaire à la taille d'Albi

Wilfried réussi le mieux à rassurer l'enfant, et même à la faire rire en faisant des grimaces et en plaisantant sur la taille de ses oreilles, et elle confie en reniflant ses larmes, ce dont elle a été témoin :

- Des vilains monzieux sont venus chez Tatie Vivie, Ils ont criés beaucoup, ils voulait quelque chose et Tatie Vivie a crié dessus aussi. C'était y a deux zours. Et après Tatie Vivie m'a dit que ze devait zamais m'approsser du Zoyeudrïe alors z'ai dit oui d'accord z'approche pas du zoyeuxdrïe. ...Je sais pas ce que c'est un zoyeuxdrïe, ma Tatie elle dit que c'est pas un endroit pour les zeunes filles alors voila..." Relancée sur la disparition de sa tatie, elle reprend "Et puis... Et puis... hier les monsieurs méssants ils sont revenus et ils se sont battu avec ma Tatie, z'ai tout entendu ! Mais moi ils m'ont pas trouvé parce que z'était à la cave... Oui, ma tatie elle m'avait punie à la cave parce que z'ai zoué avec ses poudres mais z'ai pas le droit parce que c'est pas des zouets... et c'est danzereux, ma tatie elle dit... Mais moi ze comprends pas pourquoi elle elle peut y toucher mais moi c'est danzereux, c'est pas logique, si ? ...Oui, alors ze suis restée cassée dans la cave parce que j'avais trop peur et zusque auzourd'hui j'ai pas ozé sortir, voila..."

La hargne de Albi s'envole quand il comprend que l'enfant est cachée dans la cave depuis deux jours sans avoir fait un repas décent et il entreprend de lui cuisiner rapidement un petit quelque chose de reconstituant puis elle est laissée aux soins de Renata Hauser tandis que les aventuriers vont prévenir les autorités d'abord et ensuite leur prêter un coup de main dans leurs recherches.

Wilfried passe au poste de patrouille avertir que l'apothicaire a été enlevée. Quand il arrive, il surprend trois gardes, dont l'un maintient une compresse sur son visage, tavelés de meurtrissures. L'histoire d'enlèvement est accueillie avec réserve :

- Ah, oui, l'APOTHICAIRE je vois... Ecoutez, j'ai vraiment pas le temps pour ça maintenant, ni les hommes. Vous voyez mon gars ? C'est jour de paye des mineurs, ils descendent en ville pour se distraire et ça fini toujours en bagarre. Alors vos histoires d'enlèvement Je la connais, votre Elvyra. Pas très recommandable et les ennuis qu'elle mérite. Je suis sûr qu'elle va bien, elle va revenir dans quelques jours en prétendant qu'il ne s'est rien passé. Sinon, revenez me voir à ce moment."

Bon, très bien, on a pas cinq jours et on a une gosse sur les bras. Les aventuriers décident de partir chercher eux-mêmes Elvyra. Deux pistes : La Grange Rouge mentionnée sur le papier ramassé par Albi où Elvyra devait se rendre et le Zoyeudrïe dont il ne faut pas s'approcher, sans doute parce que les méssants s'y trouvent.

…Le Joyeux Drille est une taverne dont la clientèle est constituées de dockers, de travailleurs, de vagabonds et généralement de personnes assez désargentées. Celles qui ont les moyens préfèrent aller ailleurs, où on ne sert pas de vinaigre en guise de vin et je ne parle même pas de ce qui fait office de bière ! En route, Sariel doit empêcher Messire Gerolf de suivre un groupe de mineurs déjà éméchés et en goguette qui a commencé par lui chercher noise avant de l'intrôniser "le rupin le meilleur amis du travailleur" après qu'il ait proposer de payer une tournée à tous le monde et distribuer généreusement de la monnaie.

Il faut graisser des pattes aux serveurs du Joyeux Drille pour leur raviver la mémoire : "oui, en effet, il y a bien un groupe de plusieurs personnes qui ont pris une chambre il y a cinq jours. Ils attendaient le bateau d'un ami qui devait arriver... Ah, ma mémoire me joue des tours, c'était quand encore ? ...Ca me revient, c'était demain que le bateau allait arriver ! Mais ils sont plus ici. Hier ils ont ramassés toutes leurs affaire et dit qu'ils partaient déjà. ...Ils ont dit qu'ils allaient passer la nuit... Ah ma mémoire me joue des tours ! ...Ah oui, à la Grange Rouge ! ...Si je connais une grange rouge dans les environs ? Vous savez, à partir d'ici, c'est quasiment la campagne, des granges yen a partout, reste à savoir si elles sont rouges... Voyons voir, ma mémoire... Ah ben vous devriez p'tet voir de l'autre coté du canal, ya la grande grange de l'ancien Brauer qui est p'tet bien peine en rouge ?"

Avec les indications du serveur et celle de l'éclusier du canal, la grange rouge est rapidement retrouvée. Les aventuriers ouvrent précautionneusement une porte et tombent face à face avec un homme très surpris qui s'adresse à eux avec un accent paysans digne d'une comédie de bateau-théâtre : "Allons vindiou, mais kassvousfaite donc dans ma grange, Morbleu, j'm'en vais allez vous botter l'train si vous dégagions pas de suite de chez moé, sacristi !" etc. Puis il fait un bon derrière la charrette dans laquelle il ronflait pour hurler - en ayant perdu son accent cette fois - "DEBOUT, ON NOUS ATTAQUE !". Trois autres larrons et larronnes apparaissent, dans la mezzanine qui servait à stocker le foin, et l'un tient une arbalète. Les aventuriers sautent à l'abris, le faux paysan court se mettre à l'abris dans une stalle vide, Gerolf sort sa rapière, Albi se saisi de son lasso, Vox se saisi de son tromblon, Sariel prend sa respiration pour incanter, Wilfried… Je crois que Wilfried se planque, et oui c'est une séquence de combat qui débute !

…Celui-ci s'achève à l'extérieur de la grange, dans un tas de paille pourrie où les larrons de la mezzanine ont jetés Elvyra Kleinestun ligotée à une chaise avant de bondir à leur tour, suivi par Gerolf von Kerkher qui voulait réitéré l'exploit de l'entrepôt de Bögenhafen mais hélas cette fois n'a pas atterri sur le larron mais dans la paille (ai-je mentionné qu'elle était pourrie ?), rejoint dehors par Sariel et Albi puis enfin par Reubke et Vox. Gerolf met du temps à se redresser et de dégager de la paille, Sariel se débat avec les conséquences d'une incantation ratée, Albi tente d'attraper au lasso un des malandrin mais à la place capture Sariel qui proteste énergiquement mais de façon totalement incompréhensible et inintelligible, Wilfried attrape la chaise à laquelle est ligotée Elvyra, l'arrache des mains du larron et la fait pivoter sur un pied pour s'interposer entre le kidnappeur et sa prisonnière dans un mouvement qui tient plus de la danse acrobatique que de la bonne vieille bagarre AOC, et les deux autres malandrins décident qu'il vaut mieux battre en retraite, rejoints dans leur fuite par le troisième, quand Vox apparait à son tour en braquant son tromblon, prêt à faire feu, sur les malandrins.

A la fin de l'affaire, il leur reste un prisonnier sous la main (le faux paysan qui avait fini saucissonné par un lancer de lasso d'Albi et ligoté avec ses propres lacets avant qu'ils ne sortent s'occuper de ceux qui détenaient Elvyra). Albi entreprend de l'interroger. Albi a eu une illumination à Bögenhafen et Albi a décidé de prendre une nouvelle orientation professionnelle, et il a maintenant l'occasion de faire ses premiers pas dans ses nouvelles bottes - c'est une métaphore, les Halfelins ne portent pas de bottes.

- Pitié, on sait rien ! On a juste été engagé pour faire un job, notre patron voulais qu'on lui ramène l'apothicaire de Weissbruck, parce qu'elle lui doit quelque chose, ou il lui doit quelque chose, je sais pas, on faisait juste le job qu'on nous avait demandé, c'est tout ! On devait la ramener à Altdorf, au Poney Fringant, dans trois nuit ! Le commanditaire ? ...C'est un homme ! Heu… grand, enfin à peu prêt comme vous, quoi - il parle toujours au Halfelin - avec une barbe… Et des cheveux... Fourchu ! La barbe, pas les cheveux ! Enfin, je crois…"

Elvyra est libérée et enchantée de reconnaitre Wilfried à qui elle colle deux énorme baisers sur les joues, en lui tenant le visage à deux mains. Elle est moins locace quand il s'agit d'expliquer pourquoi elle a été enlevée. "Fuyante" est l'adjectif qui convient, et elle détourne rapidement la conversation vers un autre sujet

"Je suis tellement CONTENTE de vous voir ! Je pouvais pas laisser Lisa plus longtemps, mais si j'avais pu, je serais resté pour savoir la fin… Oh oui, quelques petits ennuis ici, HEUREUSEMENT que vous êtes arrivé à temps, vraiment! Non, mais ne vous inquiétez pas, rien de grave, juste *hum* une vieille histoire. Je pense juste que je vais devoir déménager à nouveau, c'est pas un drame, juste un petit contretemps… Maintenant pardonnez-moi mais je dois aller retrouver ma nièce… ELLE EST AVEC VOUS, C'EST MERVEILLEUX !!!"

Le malfaiteur est ramené au poste de garde de Weissbruck, la soirée se termine sur le Meudefleuh où les aventuriers proposent à Elvyra de les accompagner, au moins jusqu'à ce qu'elle trouve un autre endroit où s'installer, vu qu'elle compte quitter Weissbruck. Elle pourra continuer à vendre ses potions depuis le bateau, Lisa sera gardée par tous le monde et puis elle pourra apprendre deux trois choses à Reubke. Et peut-être à d'autres aussi ?

Gerolf, grand seigneur, propose de céder sa cabine à Elvyra et la petite Lisa.

jeudi 16 février 2023

Aubtentag 1 Pflugzeit 2512 - La poursuite du Gobelin à Trois Pattes

Le groupe a rendez-vous au petit matin avec le Magistrat Richter au Tribunal des Fêtes du Schaffenfest.

Le magistrat demande à Vox s'il aurait l'amabilité de faire une cartographie des tunnels des égouts et de prendre note de l'état général de ceux-ci et des éventuels problèmes remarqués - cela fait longtemps qu'il n'y a plus eu de véritables travaux d'entretient et la ville manque d'une équipe d'égoutiers dignes de ce noms capables d'assurer ce travail... Il lui remet un plan de la ville où sont marquées les principales rues, à Vox - et au joueur - de faire le reste.

...Plic ploc... Humide, puant et... C'est un rat qu'a courru sur mon pied ???
Scouiiiiik !

DANS LES EGOUTS

Le groupe entre dans les égouts par une taque à proximité de la caserne des gardes au sud de la ville.
Une échelle de bois vermoulue se déploie presque jusqu'au ras de l'eau, un peu d'acrobatie est nécessaire pour parvenir jusqu'au chemin au bord de l'eau. Il fait très sombre, le groupe s'est équipé d'une lanterne mais ils ne doivent pas s'éloigner les uns des autres car dans cette obscurité, même la nyctalopie naturelle des elfes et des nains est d'un faible secours.

Suivre la trace du gobelin n'est pas très difficile car celui-ci s'est visiblement méchament écorché en passant à travers la grille rouillée et son sang forme une piste bien reconnaissable.

Mais l'odeur est suffocante, les bruits sont amplifiés, déformés par l'écho et le chemin dallé qui borde le ruisseau est couvert d'une vase gluante dans laquelle il est facile de déraper. D'ailleurs quasiment tous finissent par chuter, les plus chanceux se contentent de se crotter en glissant sur le chemin, les autres tombent à l'eau voire boivent carrément la tasse !

Si Vox sauve sa carte, malheureusement ses recettes Halfelins partent au fil du courant...
Il relève quelques points problématiques tels que : des pierres décelées, barreaux manquant, poche de méthane, colonies de chauve-souris, un cadavre de nain…

Oui, un cadavre de nain flotte au fil du courant, et Vox insiste pour qu'il soit ramené dans un lieu plus digne et non abandonné à la voracité des rats et des dieux savent quoi d'autre. Il s'agit du malheureux ivrogne de la foire, Gottri, et il a été affreusement mutilé. Sa chemise déchirée laisse apercevoir une plaie béante qui fend son torse. Reubke qui l'examine a presque la nausée en constatant la profondeur et l'étendue de la blessure, qui a permis d'arracher le cœur du malheureux nain.

Utilisant une couverture et la corde pour le tracter derrière eux, le groupe décide de partir à la recherche d'une sortie plus proche d'eux que la bouche d'égout par laquelle ils sont rentré. En remontan le courant de l'égout, ils arrivent sous une bouche d'égout, au croisement de deux conduits principaux, et il ne leur resterait plus qu'à parvenir à faire tomber l'échelle de bois et parvenir à la dispose contre l'accotement pour pouvoir remonter jusqu'à la taque, qu'il suffira ensuite de pousser pour arriver on ne sait trop où encore...

Alors qu'ils piétinent sous la bouche d'égout, ils s'apperçoivent que la paroi est percé d'une porte en bois de belle facture, dans laquelle s'ouvre un large judas grillagé laissant appercevoir une pièce assez vaste et sombre, et sur cette porte, la trace d'un pied étroit et du sang de gobelin.

DANS LA CAVE

Albi se démène pour passer assez loin entre les barreau pour parvenir à ouvrir la serrure depuis l'intérieur et le groupe pénêtre dans la cave, espérant y trouver un escalier plus praticable pour remonter le cadavre du nain et se rassurant entre eux que quelque soit la tête du bourgeois qu'ils surprendront chez lui, celui-ci ne leur en voudra pas trop longtemps de leur incursion lorsqu'ils feront valoir leur mission auprès du tribunal des fêtes et la menace d'un gobelin infestant quelques celier...

Le gobelin d'ailleurs n'est nul part dans la pièce. Celle-ci est étrangement vide, à l'exception d'un gros buffet en chène noirci, de plus pur style Mariembourgeois-Estalien, recouvert d'un large naperon de dentelle et flanqué de deux lourds chandelier d'argent - un aménagement curieux dans une cave. Le sol est pavé de dalles régulières, en pierre soigneusement ajustées, dans lesquelles est enchâssés un large cercle qui accroche la lumière de la lanterne ; fait en un métal quelconque, bronze ou cuivre peut-être... Dans le cercle, des lignes forment un large pentagramme, au centre duquel est dessiné une sorte de tête animale, et à l'extérieur des lettres forment un mot : ORDO SEPTENARIUS. Des traces de sang vertes et des morceaux d'os rongés maculent ce dispositif. L'un ressemble désagréablement aux restes d'un bassin, un bassin avec les cavités de trois têtes de fémurs.

Alors qu'ils observent ces restes - ainsi qu'un mouchoir en lin brodés d'un élégant monogramme, particulièement incongrus en ces lieux - une fumée noire s'élève du centre du pentagrame tandis qu'un rire caverneux retenti. La fumée se concentre de plus en plus pour former une silhouette massive, qui touche presque le plafond, qui semble n'être qu'un gigantesque torse aux longs bras noueux s'achevant par d'horribles griffes, une paire d'ailes membraneuses qui battent lentement, une tête fendue d'un sourire allant d'une oreille à l'autre, hérissées de dents longues et pointues... La créature démoniaque continue de rire, s'amusant de la terreur manifeste qu'elle inspire à Albi et Reubke qui cherchent à fuir sans demander leur reste.

Bonjouuur... Je suis navré mais les bureaux sont fermés
Oui, je suis un démon, mais un démon adepte du moindre effort !

Sariel, Gerolf et Vox cependant ne se laissent pas aussi facilement impressionner et gardent leurs positions. Gerolf fusille la créature impie du regard et, sans aucune hésitation, fonce sur elle, lame au clair !

- Hé là, doucement ! On se calme, l'ami ! Faites donc comme vos amis, et allez-vous-en !"

Le démon ne s'attendait pas à ce qu'un humain se montre aussi belliqueux et tente encore de le persuader de s'en aller, jusqu'au moment où il renonce a expliquer qu'il n'a pas spécialement envie de se battre et que s'ils pouvaient simplement faire demi-tour, ce serait tout aussi bien... Et il entreprend d'attaquer.

(s'ensuivirent une série de passe d'armes plus ridicules les unes que les autres où chacun, MJ comme joueurs, ratèrent leurs jets de Corps à Corps, ce qu'on a tenté de rendre un peu plus drôle en brodant largement dans les descriptions, Messire Gerolf se fendant mais ratant la créature qui l'esquive, Sariel bondissant, poignard à la main, et tombant dans les bras de Gerolf, qui la rattrape in-extrémis, le démon attaquant mais, secoué d'un fou-rire devant l'embarras de l'elfe et de l'humain, rate à son tour...)

Quand à Vox Pholk, il contemple avec fascination le démon à qui il tente - sans succès - de poser des questions. Agacé qu'on lui prête si peu d'attention, le nain rugit

- ASSEZ !!!

Et, subjugués, l'Elfe et le Démon s'interrompent pour écouter Vox Pholk.

- J'ai trois questions : Qu'est-ce que vous êtes ? Qu'est-ce que vous faites ici ? Est-ce que vous accordez des vœux ?"

Surpris de ces questions inatendue, le démon bégaie :

- Mais ça se voit non ? Je suis un démon gardien, je suis ici pour garder ces lieux, c'est ma tâche, ça m'ennuie profondément mais voila... Et est-ce que j'acco..."

Il n'a pas le temps d'en dire plus car Gerolf, lui, n'a pas été impressioné le moins du monde par l'éclat vocal de Vox et profite de la distraction du démon pour l'attaquer dans le dos. Chose que le démon trouve relativement peu fair-play et, se désintéressant de Vox, il retourne à son affrontement.

Vu que le démon ne lui répond pas, occupé à esquiver puis taper Gerolf, Vox se laisse tomber assis à terre, dépité.

- Puisque personne ne m'écoute..."

Vox sort son marteau et entreprend de démolir le cercle de métal. Il frappe et refrappe jusqu'à ce que le ruban de cuivre se brise. Gerolf qui venait enfin de porter une botte au démon est très surpris, voir désapointé, de le traverser de la lame sans rencontrer la moindre résistance. C'est à son tour d'estimer que les choses ne sont pas très fair-play. Le démon lui retourne son regard, tout aussi surpris que lui, et lorsqu'il lui porte une grande giffle ornées de griffes, c'est lui qui constate que ses coups ne font pas le moindre dégat à son adversaire... Et alors que tous se retournent pour contempler Vox, qui sourit dans sa barbe d'un air très satisfait, le démon se volatilise et disparait !

Pendant ce temps, Albi, terrifié, a entrepris de mettre la plus grande distance entre lui et la cave maudite. Les aventuriers tentent de l'amadouer et de le persuader de revenir mais il ne se laisse pas si facilement convaincre. Comment être certains que ses compagnons sont bien qui ils prétendent être et non une engence démoniaque ? Question intéressante à laquelle Vox Pholk choisi de répondre d'un rire sinistre, quasiment démoniaque. Si la peur donne des ailes, que dire de la terreur ? Albi bondi jusqu'à l'échelle vermoulue, parvient à la déployer et à la grimper quatre à quatre, soulève d'un coup d'épaule la taque, se rue dehors et referme la taque tout aussi vite pour s'assoir dessus et sceller dans le sous-sol ce qui menace de sortir, quoi que ce soit. Autour du halfelin qui claque des dents de terreur et grelotte de tout ses membres, les badaud murmurent en se pinçant le nez d'un air dégouté et scandalisé.

Gerolf négocie avec Albi pour qu'il veuille bien les laisser sortir, Vox se prend une taloche alors qu'il préparait un autre rire sardonique et la garde fini par arriver.

Gerolf en profite pour en sortir et ordone d'un ton superbe à la soldatesque de les conduire jusqu'au magistrat Richter car ils ont des révélations à lui faire ! Sa mine crottée et son fumet repoussant ternissent quelque peu sa prestations.

La garde fini par les escorter jusqu'au Tribunal des Fêtes après avoir dégotté une brouette pour y étendre le cadavre de Gottri, couvert des regards indiscrets par la couverture désormais souillée d'immondices. 

Allez hop, chez le magistrat !
Allez hop, chez le magistrat !

SORTIE DES EGOUTS

Une fois sorti des égouts avec le cadavre, les aventuriers sont escortés par la garde jusqu'au Tribunal des Fêtes. La journée est déjà avancée et l'odeur épouvantable que dégagent les habits crottés des aventuriers suffisent à leur dégager le passage.

Le Magistrat Richter les reçoit en s'éventant pour supporter l'odeur et semble extremmement embarrasé :

- Voyez-vous, le gobelin a déjà été retrouvé ! Dans la matinée, il m'a été rapporté qu'il s'était glissé dans un entrepot du port où une caisse l'a écrasé. La récompense a déjà été versé, de ce fait. Quand au plan des égouts... je suis extremmement embarrassé mais le Conseil Municipal refuse de verser quoi que ce soit, car votre désignation, cher monsieur Pholk, est jugée tout à fait irrégulière et c'est ma seule et unique faute... Je n'ai pas respecté les procédures de désignation de... Oh, enfin, cela ne vous intéresse nullement ! Pour faire bref, le Conseil Municipal refuse de vous payer, mais j'estime que m'étant engagé au nom du Conseil, je vous suis redevable personnellement, aussi je vous payerai moi-même de mes propres deniers ! ...Mais comment cela, vous avez trouver le gobelin mort dans les égouts ? C'est impossible voyons, il n'y avait qu'un seul gobelin n'est-ce pas ?"

Le récit des péripéties des aventuriers dans les égouts est accueilli avec beaucoup de scepticisme. Sans suggérer que ceux-ci lui mentent, Richter a manifestement beaucoup de peine à croire une histoire où un démon serait invoqué dans des caves pour réduire un gobelin en charpie...

Et quand il demande ce qui est dissimulé dans la brouette, il manque se trouver mal lorsque Gerolf s'avance, annonce :

- On vous ramène un Nain mais, je vous préviens, il est complètement écoeuré ! » et rabat d'un geste la couverture pour dévoiler au grand jour le cadavre mutilé. « C'est bien comme cela qu'on dit, Reubke, quand il manque le coeur ?»

ET MAINTENANT, ON FAIT QUOI ?

Secoué de haut le coeur, le magistrat Richter ordonne qu'ils partent prendre un bain, car l'odeur est absolument insoutenable, et qu'ils le débarrassent de ce cadavre pour le porter à la Guilde des Pleureurs

Très mécontent, voir complètement écoeurés, les aventuriers font un très bref détour par la Guilde des Pleureurs où ils laissent le cadavre aux bons soins des prêtes de Morr puis se rabattent sur les bains publics où ils se décrassent tout en devisant de la meilleure façon de traiter les hémoroïdes puis de prendre un bon repas.

Gerolf et Wielfried décident ensuite de retourner au Schaffenfest, peut-être pour s'inscrire aux fameuses joutes annoncées dans les affiches ? Malheureusement il s'agit de démonstration entre les chevaliers du Baron Von Saponatheim et du Grand-Duc Leopold von Bildhofen von Middenland. Pas d'inscriptions ouvertes. Aussi, après avoir admiré de loin les joutes, ils font marche arrière et se rabattent sur la lutte de foire - Gerolf gagne 5 Co en tenant plus de 5 minutes contre Braugen

Vox retourne à la Guilde des Pleureurs insister pour que l'on donne à Gottri une sépulture décente et prier pour son repos avant de rejoindre ses compagnons au Schaffenfest. A la Guilde, il apprend qu'on retrouve relativement souvent des gens morts en ville, parfois vilainement mutilés, comme Gottri.

Le Doktor Malthusius cherche les aventuriers et invite Vox, Gerolf et Reubke à prendre un verre de goutte dans sa roulotte. Il sait que son gobelin est mort et que les aventuriers ont échoués à le lui ramener vivant, mais il leur est très reconnaissant d'avoir essayé, malgré tout. Il s'inquiète pour le futur, maintenant que son attraction majeure a disparu.

- Si seulement ils voulaient bien me rendre le corps ! Je pourrais l'empailler, l'exposer... Mais ils refusent, je ne comprends pas pourquoi !"

Il est très surpris d'apprendre la version tout à fait différente de la mort du gobelin à trois pattes

- Tout ce qu'on peut vous dire, c'est de ne pas vous aventurer dans les égouts !"

En passant devant le Tribunal des Fêtes, Vox, Reubke et Messire Gerolf sont interpelés par Andréa, la clerc du Magistrat Richter ; celui-ci s'est rendu à l'Hotel de Ville pour rencontrer le premier Magistrat Johannes Teugen avant de rendre visite au capitaine de la garde Reiner Goetrin, et après cela il est rentré chez lui, malade, alors qu'il a toujours eu une santé de fer. Ainsi, le magistrat avait bel et bien prêté attention au récit de ses employés d'un jour et décidé d'y donner suite ? Cette enquête va-t-elle se poursuivre ? Et y a-t-il un lien entre les questions qu'il a certainement posé et sa santé ?

Vox lui-même n'est guerre en forme. Ses entrailles se mettent à gagrouiller et il se précipite in extrémis dans les buissons qui bordent l'enceinte pour se vider : l'ingestion d'eau souillée des égouts lui vaut une Collicus Faetidus Velocis (diagnostiquée par Wilfried Reubke - test d'Endurance régulier et diarhée et nausée en cas d'echec). Après le diagnostic vient le traitement, que Vox a un peu de mal à tolérer

Deux personnes tenant entre eux une bougie de cire qui brule
...Contre la diarrhée, rien de tel qu'un bon bouchon de cire !

Sariel et Albi, de leur coté, partent tenter d'identifier la bouche d'égout par laquelle ils sont ressorti et donc, par déduction, le batiment qui pourrait se trouver au-dessus de la cave au démon. Ils pensent qu'il s'agit d'un batiment orné d'une enseigne fréppée d'un S stylisé et qu'il s'agit des bureaux de la famille Steinhager, dirigée par Franz Steinhager, un conseiller municipal et un des principaux marchands de la ville.

Comme celui-ci ne désire pas acheter de pêche du Moot ou de carottes elfiques, Sariel et Albi rebroussent chemin et puisque personne ne connait l'étude des notaires, ils se renseignent sur l'imprimeur Schultz & Friedman dont le nom figure sur le papier à lettre. Là, ils apprennent qu'il s'agit d'un papier à lettre imprimmé pour un particulier il y a de cela quelques temps... Un grand type aux cheveux filasse.

Ainsi, l'héritage ne serait donc qu'un hoax auquel ils se sont laissé attraper, et maintenant que Adolphus Kustos est mort, ils risquent fort de ne jamais comprendre le fin fond de l'affaire !

- Il parait qu'Ultar le Fou est de nouveau en train de brailler des menaces.

- Encore ? Comme d'habitude ?
- Bien entendu, comme d'habitude : le Chaos, le Chaos, toujours le Chaos

Après un bon repas à l'auberge, un traitement expérimental de la diarhée de Vox qui met la pudeur du nain à rude épreuve, le groupe décide de ressortir pour se rendre dans un quartier décrit comme populaire, où vivrait le fameux Ulthar. Mais lorsqu'ils sortent, la lune noire Morrslieb est quasiment pleine et sa lueur verte déreangeante baigne les rues de la ville, qui se vident rapidement. Le cycle de Morrslieb est imprévisible et irrégulier, mais il est très surprenant qu'elle soit soudain presque pleine en cette période où Mannslieb est également presque pleine. Normalement, les lunes sont pleines en même temps qu'en deux occasions de l'année, et ce n'est certainement pas l'équinoxe de printemps. Les aventuriers ne sont peut-être pas conscient de cela mais la quasi-pleine lune et l'inquiétude qu'elle génère dans la ville les mets assez mal à l'aise. Chez Vox, cela se traduit par une bravacherie : puisque les ombres présentes à la surface de la lune semblent former un visage et que ce visage semble tourner vers yeux et les dévisager avec un amusement gourmant, il va lui rendre son regard jusqu'à ce qu'elle baisse les yeux ! Il marche ainsi un moment, nez en l'air, le regard planté dans celui de la lune ! Et au bout d'un moment, la lune baisse effectivement les yeux - oh, pendant un instant à peine, elle n'a fait que battre des paupières avant de reprendre sa position ! Contrairement à ce qu'il avait cru, l'expérience ne réjouit pas du tout Vox, elle lui laisse un sale arrière-gout en bouche et assez perturbé.

Aussi, le groupe fait-il plutôt un crochet par la péniche de Joseph qui leur apprend qu'il ne compte pas quitter la ville avant la fin du Schaffenfest et ensuite, qu'il ira là où il aura un contrat...

Vue d'une ville, la nuit, au bord du fleuve. Deux lunes brillent au travers des nuages, l'une d'un éclat verdatre
La lune a cligné de l'oeil, je vous jure !

Retour à l'auberge et dodo.

mercredi 15 février 2023

Mitterfrühl 2512 - Bögenhafen tout le monde débarque !

Quais de Bögenhaffen
Le jour de l'équinoxe de printemps - qui est également le premier jour du Schaffenfest, le Bérébeli arrive à Bögenhafen. 

En ville

Le port de Bögenhafen est encombré de barges, de dockers, de marchands évaluant la marchandise et curieusement de quelques Halfelins affairés qui font de grandes enjambées le long des quais. Josef soupire : "On a payé pour naviguer, maintenant faut payer pour s'amarrer. Allez, je vais aller donner à bouffer aux affreux mange-fric !" et s'en va régler la livraison de la cargaison auprès de son commanditaire Maitre Ruggbroder, promettant de payer les aventuriers à son retour. 

Ceux-ci pour leur part décident de ne pas abuser de l'hospitalité du Bérébelli plus longtemps - qui ne leur offre qu'un confort très relatif - et finissent par dénicher une auberge aux prix encore relativement raisonnable après avoir fait plusieurs établissement (dont certains très huppés où ils furent regardé d'assez haut). La ville est bondée de visiteurs. Certains viennent pour affaire, d'autres avant tout pour prendre du bon temps et pour quelques jours, les rues sont pavoisées de petits drapeaux, les étals débordent tandis que les rares Boggenhaffois qui ne vivent pas directement du commerce se repèrent très facilement à leur air excédé lorsqu'ils doivent traverser des rues encombrées de visiteurs lambinant le nez en l'air ou hésitant devant le choix de tourtes d'un marchands ambulant. 

Gerolf von Kerkher s'inquiète de parvenir à endosser correctement son rôle de Kastor von Lieberung et s'entraine à répondre à ce nouveau nom. Afin d'entrer dans la peau du personnage, il se mets en quête d'un tailleur qui pourra lui faire une garde-robe digne de l'héritier d'une baronnie, estimant que ses propres atours, aux couleurs de sa famille, ne conviennent pas. Il se fait accompagner par Sariel en avançant que le goût très sûr, le sens de l'esthétique et de la beauté naturel aux Elfes ne pourra que lui profiter... Malheureusement s'il est un don que les Elfes n'ont pas, et en tout cas certainement pas Sariel, c'est celui du négoce et les deux dépensent sans ciller une petite fortune en acompte au tailleur pour un habit qui sera prêts dans trois jours minimum. 

Sariel se rends chez deux orfèvres différents pour faire évaluer les bijoux "trouvés" précédemment, note soigneusement les prix proposés mais n'échange encore rien. 

Vox part à la recherche d'une forge et est assez surpris de se faire rembarrer par le maitre forgeron qui refuse de lui céder l'usage de sa forge, au motif qu'il n'est pas un artisan de la ville ! 

Personne ne semble connaitre la Garten Weg dont il était question dans la lettre du notaire, ni l'étude de Löcke, Stock et Barl. 

Au Schaffenfest

Albi Piedfané, renouant avec un vieil atavisme, décide de se rendre à la foire pour observer le bétail... Rien ne le tente, mais il parvient à prélever quelques belles poignées de duvets aux poules d'une paysanne mystifiée par la promesse de secrets du Moot pour élever des pondeuses de compétition. 

Il est rejoint par Vox, Wilfried, Sariel et Messire Gerolf et le groupe flâne de distractions en distractions: 

Au mat de Cocagne, Wilfried Reubke décroche un jambon. 


Chez Esmerta la Voyante, Sariel et Sir Gerolf se font prédire la bonne fortune : "...Des aventuRrres ! La Rrrichesses ! ...Je vois un homme  SombRrre qui n'est pas ce qu'il paRrrait êtRrre - Je vois un endrrroit sombrRrre, etrrrroits... Un marRrriaage... Le symbole de la Rose est rrRouge, elle ruisselle de sang. Je vois... Je vois... Je vois les Ténèbres autour de la ville. Une ombre plane sur Bogenhafen. Je vois le seigneur de la mort chevaucher sur le fleuve. Je vois un grand mal dissimule derrriere le Trône d'un Puissant ! Je vois l'Empire en Flamme ! Je... Je ne vois plus rien, cela fera 10 sous !"

Vox Pholk affronte Brogen la Brute à la lutte, appâté par la promesse de gagner 5 Couronnes s'il parvient à tenir 5 minutes, tout cela pour la modeste mise de 5 pistoles, mais tout ce qu'il y gagne, c'est une côte fêlée. 

Wilfried Reubke fait la connaissance d'une apothicaire fort séduisante et assez âgée pour être sa mère avec qui il discute métier et qui lui suggère de passer la voire à Wessbruck, à l'occasion.

Pour se remettre de leurs émotions, ils s'arrêtent prendre un godet à une taverne de toile. Le passage d'une femme furieuse hurlant des reproches à un camelot et trainant en remorque un bambin pleurant à chaude larme. Attiré par la promesse d'un bon scandale, ils la suivent jusqu'à la tente où siège le TRIBUNAL DES FÊTES où un magistrat local règles les conflits qui ne manquent pas de se produire et où une clerc prend la déposition de la mère de famille - un camelot qui aurait truqué son jeu de chambouletout en clouant certaines cibles… Elle a lâché la main de l'enfant et fait de grands gestes pour expliquer en détail ses griefs à la jeune clerc, et le bambin est parti se consoler de sa déception en rejoignant un groupe de gamins qui bombarde d'un choix de légumes le pilori, où est enchainé un nain à l'allure pitoyable. Bien sûr, les épluchures et les taches de jus de fruits blettes n'arrangent pas son allure mais cela n'explique pas tout...

Le nain avise Vox et fait appel à la solidarité de celui-ci, l'implore de venir au secours d'un frère nain et de bien vouloir payer son amende (...ivrognerie sur la voie publique ? ivrognerie ?). Vox regrette rapidement sa générosité car, une fois délivré, Gottri s'accroche à ses pas en vantant sa générosité qui irait peut-être jusqu'à lui offrir un peu de monnaie, peut-être ? Vox cède, à condition que Gottri ne boive pas cet argent ! Gottri le remercie chaleureusement, et après de grandes effusions il s'éloigne. ...En direction d'une guinguette de toile. 

De leur coté, Sariel, Albi, Wilfried et Messire Gerold ont été attiré par les cris d'un chaland en habit bigarrés vantant le Musée Zoologique du Doktor Malthusius et son spectacle incroyable de Monstres et Merveilles ! - Vox préfère s'intéresser au chambouletout truqué et, constatant qu'un garde semble faire remballer ses quilles au camelots, se rabat sur l'attraction voisine où il gagne une poupée de chiffon presque aussi grandes que lui. Et il part acheter un poussin également - Merveilleuse attraction, en effet ! Pendant le spectacle, le fabuleux gobelin à trois jambes des Montagnes du Bout du Monde parvient, les dieux savent comment, à se défaire de son collier et à s'enfuir ! 

Sariel s'est faufilée jusqu'au premier rang et se tient prête à intervenir au cas où quelque chose tournerait mal. Elle sert dans son poing le duvet qui lui permet d'incanter plus facilement le sort de Sommeil et incante doucement, en feignant de chantonner tout bas. Lorsque le gobelin passe ventre à terre à coté d'elle, elle projette le bras en avant pour le toucher à l'épaule tout en lançant le sort de Sommeil. ...Mais à sa grande surprise et peut-être un peu à son horreur, le sort reste sans le moindre effet sur la créature, qui zigzague entre les badauds et poursuit sa course jusqu'aux remparts de la ville... Et alors qu'il semble acculé, il disparait soudain dans un buisson !

La foule frémit d'horreur mais un examen du buisson révèle une explication toute prosaïque : il dissimulait une bouche d'aération dont la grille rouillée est maintenant défoncée. 


Albi hésite à passer derrière le gobelin mais la perspective d'une glissade dans l'obscurité la plus totale, dans des profondeurs où se cache on ne sait quel danger et où il se retrouverait tout seul, le dissuade. 

Sariel va chercher le magistrat du tribunal des fêtes pour l'informer de la fuite d'un gobelin. Le magistrat expédie séance tenante l'affaire en court pour suivre Sariel jusqu'au lieu du délit et offre d'emblée 50 couronne à qui ramènera le gobelin, mort ou vif !
Sur quoi Malthusius promet qu'il en offre 50 de mieux si on lui rapporte son gobelin bel et bien vivant !

100 couronnes d'or, c'est une belle somme et les cinq aventuriers se proposent illico… Pour peu qu'on leur fournissent de la corde, des cirés, des bottes d'égoutier et peut-être une nuit de sommeil pour permettre à Vox de se remettre de sa cote cassée ?