Derniers articles

Affichage des articles dont le libellé est Ordo Septenarius. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Ordo Septenarius. Afficher tous les articles

samedi 4 mars 2023

Le procès de Bögenhafen - interlude entre parties

Pour ses membres de bas rang, l'Ordo Septenarius est une association de  bienfaisance organisée par des membres des grandes familles marchandes et du conseil de la cité dans un but charitable, une occasion de faire le bien, de soigner leur réseau social et de participer à des team-buildings originaux en grande tenue fantaisie.

Pour ses membres de haut rang, l'Ordo Septenarius est une association secrète visant à établir la domination commerciale de la cité de Bögenhafen et de leurs famille sur le Reikland, au prix du sacrifice de quelques indésirables lors de cérémonies impies.

Pour son dirigeant, l'Ordo Septenarius était une façon de duper ses confrères marchants et de les pousser à participer volontairement à une cérémonie devant rompre le pacte qu'il avait passer avec une Puissance de la Ruine et libérer son âme au prix du sacrifice de celles des adeptes de haut rang.

Et enfin, pour la Puissance de la Ruine en question, le Seigneur du Changement, le véritable but de l'Ordo Septenarius était d'ouvrir un portail entre les dimensions au coeur de la ville de Bögenhafen au prix du sacrifice de tous ses habitants.

...Et les aventuriers sont intervenus juste à temps pour empêcher le bon déroulement de cette cérémonie!

Ils ont été arrêté par la garde et trainés en cellule pour la nuit pour le meurtre de Friedrich Magirius dont les accusait un domestique (introuvable depuis), le meurtre de Johannes Teugen devant de nombreux témoins (mais dont la majorités sont désormais accusés de pratiques hérétiques, de collusion avec le démon, de complot et de magie noire), coups et blessure ayant entrainé la mort d'un membre de la guilde des portefaix et dockers (mais on peut invoquer la légitime défense), pour incendie d'un atelier de cordonnier, l'incendie d'un entrepôt (accidentel, votre honneur), etc.

Mais d'un autre coté les victimes ou les accusateurs font tous partie de l'Ordo Septenarius qui se révèle ne pas être une simple organisation de bienfaisance légèrement irrégulière mais un véritable culte maléfique et les aventuriers disposent de suffisamment de preuves pour étayer leurs accusation : des lettres de Teugen à une certaine Herzen et de Herzen à Teugen où ils confessent sans détour être des adeptes d'un démonologue ou nécromant, les nombreux papiers que s'échangeaient les membres pour se donner rendez-vous, les restes du parchemin d'incantation, désormais à demi-brûlé et donc inutilisable mais qui ne ressemble définitivement pas à une innocente recette de bouillon de rutabaga du Moot !

...Et puis les membres de la guilde des dockers et les cultistes arrêtés sur place font des récits des évènements beaucoup moins cohérents que ceux des aventuriers et lorsqu'ils comprennent qu'ils sont dans de très vilains draps, ils commencent à s'accuser les uns les autres dans l'espoir d'une réduction de peine.

  • Jochen Hagen (guilde des marchands)
  • Frau Hildrun Dessauer-Hagen (ressemble à la matrone qui les suivait en souriant
  • Lothar Krantz (n'était pas présent à la 1ère réunion, remplaçant de Magirus ?)
  • Dr M. Artz (médecin )

...Et livrent les autres membres qui avaient réussi à fuir :
  • Adelbrand Stricker (tailleur)
  • Franz Steinhager (guilde marchand)
  • Ramona Knoerr (dame patronesse bien connue)

Malgré les lourdes accusations qui pèsent sur eux, les cultistes n'en sont pas moins des membres respectés de la ville de Bögenhafen quand les aventuriers ne sont que... Et bien des aventuriers ! De passage, sans attache, inconnus et qui ne manqueront à personne. Mais certaines personnalités de la ville vont témoigner en faveur des aventuriers, confirmer leurs version des faits ou témoigner de leur bonne moralité !

Greta Harboka : grande prêtresse de Véréna, elle ne fait pas partie du Conseil de la Ville mais ses avis sont toujours écoutés avec beaucoup d'attention... Et elle témoigne en faveur des aventuriers. Le Magistrat Richter a survécu à la maladie grâce aux soins administrés par Reubke et le diagnostic de ce dernier. Et il témoigne en faveur des aventuriers. Hieronymus Ruggbrauder, seul chef de famille marchande et conseiller qui ne faisait pas partie de l'Ordo, se porte garant de moralité des aventuriers, de façon un peu surprenante.

Les aventuriers restent donc sans trop de craintes en ville durant une petite semaine, comme les autorités - survivantes - de la ville le leur demande. Ils sont logés aux frais de la ville pendant ce temps, reçoivent finalement la récompense pour avoir retrouvé le gobelins à trois pattes ainsi qu'une seconde récompense de la part de Hieronimus Ruggbrauer. 

Ils en profites pour faire quelques emplètes, prendre un peu de repos, régler quelques dettes - et emporter ce somptueux costume taillé en prévision de la rencontre avec trois notaires qui n'existent pas - placer de l'argent en banque et chaque rencontre en ville est pour eux l'occasion d'être bombardés de questions sur leurs aventures mais également d'entendre moult suppositions, nouvelles et rumeurs. 

Gerolf von Kerkher est assis face à un homme en tenue de banquier (petite toque, pourpoint sombre) - livre de compte et pièces d'or étalées devant lui. Le banquier est plus intéressé par faire des suppositions sur les modifications que le scandale entrainera que par noter le dépôt de son client, et demande à celui-ci son opinion. Gerolf est assomé par le débit de parole de l'homme et répond un vague "heuuu"
Chez le banquier

mercredi 1 mars 2023

Backertag 3 Pflugzeit 2512 - Un pour tous et tous sur sa gueule !

La foire s’est achevée la veille et la ville se vide doucement de ses visiteurs annuels. Dès qu’il est levé, Messire Gerolf va chercher son mouton au Schaffenfest. Là aussi, les forains et les marchands replient leurs tentes et leurs étals et remballent la marchandise non vendue. Du terrain de foire, Gerolf remonte fièrement la Nulnweg et la Haffestrasse pour conduire le petit bélier au Bérébeli et le confier aux bons soins de Josef. Celui-ci, qui n’avait pas été prévenu, est légèrement contrarié. En chemin, Gerolf est interpelé par une bande de gros bras en habit de travailleurs manuels mais ne se laisse nullement désarçonner

Le reste des aventuriers se prépare en hâte et se demande où trouver de l’aide :

  • à Richter ? Il est tiré d’affaire désormais, mais il est toujours très vaseux et suggère de demander de l’aide au capitaine de la garde, sans réaliser que c’est au retour de sa visite à ce même capitaine qu’il est tombé gravement malade.
  • ...auprès des différents temples de la ville ? Il est bien trop tard pour nouer des relations avec le clergé local et Greta Harboka, aussi aimable qu’elle soit, n’a pas tout à fait la carrure d’un templier…
  • Chez Magirius ? Justement, celui-ci leur fait savoir par un domestique qu’il souhaite les voir immédiatement.

La demeure de Magirius est une belle maison s’élevant dans le quartier huppé de Addel Ring. Quand ils se présentent à la porte, un jeune domestique leur ouvre et, tout sourire, les conduit au bureau de Frederich Magirius où il les laisse devant la porte entrouverte. Curieusement (…non) le sourire enjoué du jeune garçon a brusquement crispé les aventuriers, qui ont hésité un moment entre le suivre dans la maison ou prendre leurs jambes à leur cou… Quand ils pénètrent dans le bureau de Magirius pour le découvrir effondré derrière sa table de travail, le visage baignant dans une marre de sang, la gorge tranchée et un poignard ensanglanté près de son visage, ils sont très sérieusement regretté de ne pas avoir suivi leur première impulsion. C’est à peine si Reubke prend le temps de relever le pouls – il n’y en a plus – avant que tous le monde ne batte en retraite vers la porte. Mais alors qu’il est agenouillé auprès du cadavre du marchand, il remarque que celui-ci sert dans une main quelques papiers froissés et que, de son autre main aux doigts trempés de sang, il a tracé des lettres : 

ENTRP 1* (*13? 17?) 

Alors qu’ils atteignent la porte du bureau, le jeune domestique surgit devant eux, toujours tout sourire :

- Vous auriez dû partir de la ville quand vous en aviez l’occasion !" dit-il d’une voix grave tout à fait inédite dans la gorge d’un garçon prépubère. Puis, d’une voix suraiguë qui correspond mieux à son apparence "A L’AIDE ! A L’ASSASSIN ! ON A TUÉ MON MAITRE !" et éclate d’un rire profond en se mettant à léviter et à se dématérialiser.

Portrait d'un Ecolier - Jan Van Scorel - 1531. Petit garçon blond aux yeux très sombre qui nous regarde, un léger sourire sur les lèvres.
Un inquiétant petit garçon

Personne ne reste pour admirer le phénomène et le groupe fuit à toute jambe. Une fois sorti de la propriété, ils ont l’idée de se séparer, se donner rendez-vous au bateau de Joseph et de partir chacun par une voie différente en espérant qu’un elfe, un nain, un hobbit et deux humains seuls attirent moins l’attention que leur groupe hétérodoxe.

Alors qu’ils courent, ils entendent des appels à l’aide venant du quartier artisan, et une fumée noire s’élève au-dessus des toits. Gerolf, qui se dépêche, a la surprise de croiser son bon Reubke, son apothicaire attitré, qui vient vers lui en courant ventre à terre, avec aux lèvres ce grand sourire narquois que les aventuriers ont désormais l’habitude de surprendre chez des gens de Bögenhafen. Derrière lui, une foule de gens en colère qui le suit… Et Gerolf leur cède le passage en désignant la direction prise par son domestique de la main. …Est-ce bien Wilfried ? Sans doute que non mais Gerolf va encore se poser la question quelques temps.

Bien qu’ils soient tous arrivés au port et au bateau de Joseph sains et saufs, ils ne sont pas tiré d’affaire pour autant. La milice fouille la ville et les bateaux à la recherche d’un groupe d’assassin et d’incendiaire et Joseph, cette fois, est bien prêt de les dénoncer à la garde. S’il n’obtient pas TOUT DE SUITE une EXCELLENTE explication, il n’y a plus d’amitié qui tienne, cela suffit ! Depuis qu’il les connait, il a été accusé de meurtre à Altdorf, il a été agressé à Weissbruck, il apprend qu’il doit maintenant conduire une apothicaire à Weissbruck, on lui livre un mouton et de nouveau, la garde veut fouiller son bateau à la recherche d’assassins ? Cela suffit !

Vox l’apaise et se décide à lui confier tout ce qu’ils ont vécu jusqu’à présent. Absolument tout. Et chacun de sortir les documents accumulés jusqu’à présent pour les faire examiner à Joseph, qui les croit. Quand la garde se présente à son bateau, il affirme avec conviction qu’il connait effectivement les personnes décrites mais ne les a plus revus depuis la veille et s’ils devaient se présenter, il ne manquera pas de prévenir les autorités…

Une longue journée d’attente s’ensuit.
La lecture des papiers trouvés chez Magirus est instructive : 

Etelka Herzen écrit des Crêtes Noires - Grissenwald / Nuln : 

Mon cher ami, 

Voici le parchemin dont vous avez besoin pour le rituel que vous avez mentionné dans votre dernière lettre. N'oubliez pas que le Temple pour une telle entreprise doit être correctement sanctifié avec du sang frais.

 Comme toujours, je suis remplie d'une admiration sincère devant les hauteurs , ou devrais-je plutôt dire les profondeurs, auxquelles votre savoir vous a permis d'accéder.

Il me semble que c'était hier encore que, dilettantes inexpérimentés que nous étions alors, nous implorions le Grand Maitre de nous accorder sa tutelle. Et maintenant… (blablabla) Peut-être un jour pourrais-je moi aussi suivre vos traces illustres ?- Etelka Herzen

La seconde lettre provient de la résidence Teugen et a été subtilisée visiblement après avoir été cachetée mais avant d'avoir été envoyée. 

Chère Etelka

J’ai bien reçu le parchemin et la lettre des mains de votre courrier. Je vous prie d’accepter les témoignages de ma plus sincère gratitude pour votre assistance.

Mes préparatifs sont maintenant presque achevés. J’ai persuadé les sept têtes des familles marchandes de premier ordre de la ville de prendre part au Rituel.

Ils sont de bien entendu complètement ignorants de sa véritable nature. Je les ai persuadés qu’il devait garantir le succès de nos entreprises commerciales.

Leur vénalité causera leur perte. 

Lorsque tout sera achevé, mon triomphe sera grandiose. Non seulement leurs âmes auront payé pour ma dette à Gideon mais j’aurai aussi vu la fortune de tous mes concurrents s’effondrer avec eux.

L’heure approche et je contiens à grand peine mon excitation. Je vous écrirais encore pour vous faire part du résultat du rituel

Johannes Teugen 

Le mal qui ronge Bögenhafen a des ramifications ailleurs ! Teugen a une complice, avec laquelle il a appris à à quoi ? (…invoquer des démons ? d'autres arts sombres?) et elle se trouve hors de la ville, du coté de Nuln !

Quant aux desseins de l'Ordo Septenarius, ils sont bien loin de l'œuvre de bienfaisance à laquelle croyait le défunt Magirius mais également bien loin du rituel pervers garantissant fortune et succès aux membres de l'ordre impliqué !

Le soir, la garde continue de patrouiller bien que de façon moins intensive mais des portefaix et des dockers s’assemblent autour d’un entrepôt précis. L’entrepôt n°13. Après quelques instant encore, voila qu'arrivent neuf personnes et quelques gardes privés, Johannes et Gidéon Teugen à leur tête.

Le groupe quitte le bateau en tapinois, après avoir négocié avec Joseph qui voulais les accompagner pour qu’il reste à bord du navire mais prêt à lever l’ancre immédiatement s’ils reviennent en catastrophe.

Ils s’approchent de l’entrepôt n°9 où une échelle permet de grimper jusqu’au toit et puis de là saute sur de toits en toits jusqu’à l’entrepôt n°13. Le bruit attire l’attention d’un garde, mais un lancer de bardeau (une tuile de bois) arraché au toit de l’entrepôt et jeté dans une allée latérale mène les gardes sur une fausse piste. Le plan est très simple : tout cramer. Ils se sont munis d’une lanterne sourde et de suffisamment de bouteilles d’huile ou d’alcool à cette fin.

Les aventuriers continuent d’agrandir le trou amorcé pour écouter les échanges entre les personnes présentes dans l’entrepôt. Ainsi, ils aperçoivent un grand cercle tracé à terre, avec une grande étoile en son centre, des chandeliers disposés autour, les membres de l’ordre en toge sombre formant un cercle et Teugen, impatient, tenant d’une main un poignard et de l’autre un rouleau de parchemin. Une charrette arrive en grinçant jusqu’à la porte et deux dockers en descendent un sac qui se débat faiblement et contient de toute évidence une personne peu consentante

Plus question d’attendre de voir ce qui va se produire ni de quelle façon le malheureux prisonnier de son sac va être écœuré par Teugen. Alors que les deux dockers trainent le sac vers l’entrepôt, Gerolf tire son épée et saute d’un bond du toit sur eux, initiant la grande Séquence de Combat Final !*

Des bouteilles enflammées sont lancées sur le cercle d’invocation (elles visaient Teugen en réalité) puis Albi entreprend de bombarder de balles de fronde Johannes et Gidéon. Sariel tente d’incanter un sort, quant à Wilfried, il apporte essentiellement un support moral – ou démoralisant – en hurlant aux cultistes qu’ils se sont fait berner, qu’ils vont tous périr, que Teugen veut invoquer des démons, qu’il n’y a pas de richesses et de prospérité… Et Vox saute du toit à son tour, marteau au poing, sur les dockers à l’extérieur. Celui qui le reçoit sur le coin du crâne ne s’en relèvera pas. Le sac se tortille vaguement et le prisonnier dedans tente de ramper pour se mettre à l'abris d'un combat qu'il ne voit pas mais entend.

Johannes Teugen ordonne à ses hommes qu’ils lui amènent la victime - qui n'a pas attendu patiemment qu'on se souvienne de son existence, Vox voit le sac se tortiller tandis que le prisonnier tente de ramper loin du combat qui fait rage autour de lui - et qu'on s'empare des aventuriers qui vont tout gâcher, mais ses ordres ne sont pas suivis avec beaucoup d'enthousiasme, encore moins d'efficacité. 

Gidéon incante des traits enflammés qu’il lance vers les assaillants sur le toit ou sur la rue… Albi a les poils de pieds sérieusement roussi et les poutres commencent à brûler, les autres esquivent les traits, par contre Sariel est déconcentrée dans son incantation et perd son sort et Gidéon a réussi à enflammer un de ses propres gros-bras, qui fuit en hurlant se jeter dans la Bögen. Albi, fatigué de rater ses lancers de fronde, décide de sauter à son tour du toit, par-dessus la troisième poutres, pieds en avant, sur Johannes Teugen pour lui éclater la face au sol et si possible dans les flammes ! Il parvient à lui arracher le parchemin et à le plonger dans le feu, brisant définitivement les espoirs de Teugen d’invoquer quoi que ce soit.

Les autres cultistes ne font pas grand-chose pour aider Teugen ou Gidéon. Se réunir la nuit en toge brodée de signes cabalistiques et sacrifier des crève-la-faim qu’on leur amène pieds et poings liés, c'est une chose ; devoir se battre contre des adversaires coriaces et déterminés en est une autre. Ils sont pas venu ici pour souffrir, que ce soit bien clair ! Et puis c’est quoi ces histoires de trahison et d’âme damnée ?

Dessin de la scène de combat décrite : des gens qui fuient, Gidéon Teugen lance des flammes, Albi écrase Johanness Teugen au sol dans les flammes qui avagent le pentacle, Sariel esquive le jet de flamme qui embrase un homme de main, Gerold et Vox entourés des autres hommes de mains distribuent de grands coups de rapière ou de marteau.
Une soirée qui tourne mal à Bögenhafen
Johannes Teugen ne répond à aucune de leurs questions. La barbe brulée et le visage écarlate, il se redresse en bredouillant, bouscule Albi et un cultiste et se rue droit devant lui vers la porte de l’entrepôt pour fuir le plus loin possible… Et tandis qu’il passe en courant à coté de Messire Gerolf von Kerkher, celui-ci volte pour le frapper aux genoux d’un large coup de taille, ce qui lui fauche les jambes aussi nettement qu’un moissonneur fauche les blés et le maitre de la guide des marchands et premier conseiller de Bögenhafen hurle son agonie dans la boue des quais, le sang jaillissant de ses moignons.

C’est au tour de Gidéon Teugen de craquer nerveusement. L’élégant sorcier aux allures de jeune dandy se métamorphose en une créature monstrueuse, au torse en barrique, aux visage grimaçant et difforme et aux ailes membraneuses. ...Mais de petite taille. À ce spectacle, des sphincters ont souffert et les derniers cultistes présents sur les lieux ont tenté de prendre la fuite ou se sont roulé en boule au sol en sanglotant d’horreur. Après la surprise initiale, les aventuriers se sont rapidement repris et ont bondis sur Gidéon pour la curée finale lorsqu’il a tenté de s’envoler. Jeté au sol, une aile percée, il a été mis en pièce par une pluie de coup s’abattant sur lui, une certaine elfe n’hésitant pas à plonger les mains dans ses plaies pour en arracher trippes et boyaux et accélérer sa décomposition finale…

Il est minuit et le rituel n’a pas eu lieu.

Alors que la garde – attirée par l’incendie de l’entrepôt – arrive, décompte les dégâts et les cadavres et projette d’arrêter tout le monde, une voix désincarnée s’élève « Gidééééééooooon ? Où est mon portail, Gidéon ? Tu m’avais promis un portail, Gidéon. REVIEEEEENS-MOI ! » - et le cadavre en miette de Gidéon disparait, happé par une main gigantesque qui sort un bref instant du cercle d’incantation avant de disparaitre.


Ainsi se dissipe l’Ombre qui planait sur Bögenhafen


 

*…Grande séquence de combat dans un entrepot qui brûle ou TOUT LE MONDE faisait des jets de merde, avec les règles de la V1 où un jet raté = une tape dans le vide, il était 2h du matin, un soir de canicule, c’est le fun ! Faut que j'en fasse un dessin !


 

samedi 18 février 2023

Marktag 2 Pflugzeit 2512 - Adel Ring - C'est soirée jambon !

...Les aventuriers ont suivi Franz Steinhagger jusque chez lui puis le voient ressortir de chez lui pour traverser le park de Addel Ring et se rendre dans une demeure en face. Il jette dans une allée un papier froissé, que les aventuriers récupèrent

"Une heure après le coucher du soleil, chez moi. Tous les membres do conseil Interieur seront présent - J. Teugen"

Six autres personnes convergent vers une belle demeure du quartier patricien de Adel Ring, au Sud-Est de Bögenhafen, tandis que Morrslieb, presque pleine, fait son apparition au-dessus des toits et illumine d'une lueur verdâtre les rues qui se vides rapidement. 

La propriété est entourée d'un mur relativement haut mais pas impossible à escalader. Le plus ennuyeux, ce sont les tessons de verre qui pointent d'un ciment disposé sur le faite du mur. La grille non plus n'est pas impossible à escalader, car elle s'orne en son centre d'un motif en fer forgé dessinant une rose à quatre pétales… 

Tient, une rose. Comme la bague trouvée chez Ulthar. Comme la vision de la voyante… Il est probable que Teugen soit dans le coup ! 

Comment faire pour entrer dans la propriété ? 

Albi et Reubke se décident pour escalader le mur. L'un est très grands, l'autre petit mais dispose d'une corde. 

Sariel, Vox et Gerolf préfèrent tenter une infiltration depuis les égouts et partent à la recherche de la taque d'égout la plus proche. 

Une fois sauté le mur, Albi et Reubke doivent affronter trois molosse qui patrouillent sur le terrain. Heureusement, Reubke a prévu quelques provision pour la soirée et s'était taillé quelques belles tranches de jambon. Il avait aussi fait l'acquisition d'une potion somnifère auprès d'Etelka, au cas où son maitre aurait eu des problèmes à trouver le sommeil, et sacrifie l'un et l'autre pour constituer une petite gâterie empoisonnée pour les chiens. 

Un jeune homme balance une tranche de jambon découpé dans un gros jambon à l'os. Le Halfelin qui tient le jambon est horrifié de ce sacrifice
Soirée jambon à Adel Ring

Sariel, Gerolf et Vox trouvent une taque d'égout à une rue de là et la soulèvent... Seulement ils n'ont pas pensé à emporter de lanterne cette fois et si Vox et Sariel sont encore capables de distinguer vaguement leur chemin, Gerolf est totalement aveugle dans l'obscurité. Il décide donc de rester dehors, pour surveiller la taque et donner le change aux gardes qui passent et le regarde d'un air suspicieux : pourquoi cet homme reste-t-il planter au milieu de la rue en ricanant l'air dégagé alors que la nuit est tombée et que Morrslieb luit sur la ville ? N'est-ce pas un peu suspect ? 

De leur coté Albi et Reubke ont réussi à se débarrasser des chiens et rampent vers les fenêtres illuminées de la maison, où se tient la réunion. Par la fenêtre, ils peuvent décompter neufs personnes. L'une est celle du cousin Gidéon Teugen, accosté à la cheminée et souriant de façon narquoise, l'autre probablement Johannes Teugen. Il ne ressemble en rien à son mince et élégant cousin sinon par la couleurs des cheveux peut-être. Il a une silhouette lourdes, empâtée, le teint blafard et maladif - mais ce sont peut-être des défauts du verre qui lui donnent cet aspect. Dans les sept autres invités, Albi et Reubke reconnaissent Friedrich Magirus et Franz Steinhager, les autres leurs sont inconnus. Teugen fait un discours à ses invités, qui l'écoutent religieusement. Magirus semble en désacord. Malheureusement la fenêtre est trop bien fermée et ni Reubke ni Albi ne parviennent à comprendre ce qui se dit dans la pièce. Ils n'osent pas non plus prendre le risque de pousser la fenêtre pour voir si elle s'ouvre, cela risquerait d'attirer l'attention des personnes dans la pièce. 

Pendant ce temps, Sariel et Vox ont trouvé le collecteur d'égout passant sous Adel Ring et le collecteur secondaire passant sous la demeure de Teugen. Celui-ci étant très étroit, Vox passe le premier. Arrivé à un puit vertical, il décide d'escalader celui-ci en se tenant en opposition sur les parois... mais une fois arrivé en haut, il se retrouve coincé et ne peut qu'écouter les discussions qui se tiennent au-dessus de lui. Manifestement, il est arrivé sous l'évacuation des eaux usées et des déchets d'une cuisine et il entends les domestiques qui travaillent parler d'une « réunion de grosses légumes » et de la présence de « tous le gratin qui est là ». Lorsqu'il redescend et que Sariel l'interroge sur ce qu'il a entendu, Vox répond avec dépit « j'ai rien appris du tout à part une recette de gratin aux légumes !» ce qui surprend un peu l'Elfe... Elle devra poser quelques questions avant de dissiper le malentendu. 

Etant donné qu'il n'est pas possible de s'infiltrer par les toilettes et qu'ils sont de toute façon moins nombreux que prévus, Sariel et Vox décident de ressortir pour retrouver Gerolf et ensuite de retourner à la propriété faire à leur tour le mur ou le manteau abandonné par Albi en travers des tessons de verre leur apprends par où sont passés leurs camarades. Comme Vox ne parvient pas à grimper, il reste en arrière à surveiller. Bien vite, il se retrouve à espionner une dispute entre amants surpris dans les jardins et cocus qui promettent de vider leurs querelles en duel. Les mœurs humaines sont décidément pleines de surprises et relativement divertissantes !

Dans la propriété Teugen, Albi et Reubke ne sont pas resté bras ballant à coté de la fenêtre fermée. Ils ont décidé de tenter de pénétrer dans la maison par les fenêtres du premier étages en supposant que celles-ci seront moins sérieusement verrouillées que celles du rez-de-chaussée et en grimpant dans un arbre puis à la gouttière pour s'en approcher. Malheureusement la première fenêtre est fermée et en se penchant pour pousser de la main la fenêtre suivante, Reubke sent à sa grande horreur la gouttière ployer sous son poids et... 

Sariel, Vox et Gerolf n'assistent pas à cette scène, ils ont l'oreille collée au chambranle et ne perdent pas une miette des discussions houleuses entre Teugen et Magirius. Teugen parle sans s'émouvoir de sacrifier la plèbe improductive des bas-fond de Bögenhafen pour le bien général, la prospérité de la ville et le bien de tous. Qu'est-ce que sont la vie de quelques mendiants clochardisés qui risquent de s'entretuer pour un peu de mauvais alcool ou se noyer accidentellement dans leurs propres déjections contre l'abondance, la chance en affaire et la richesse de leurs familles ?"

or the greater good (the greater good)  - Meme Hot Fuzz

Johannes Teugen est très persuasif et parle sans s'émouvoir des protestations éructées de Magirius, plus pour les autres personnes présentes que pour le marchand lui-même, et ceux-ci hochent la tête, un peu indécis encore mais se laissant convaincre sans trop de difficulté alors que Magirius titube, l'air défait et assez rouge. ...Son élocution et ses capacités de persuasion sont probablement amoindrie par son état d'ivresse ; Albi avait entrepris de le faire boire plus que de raison à la Truite Dorée ce midi pour l'amener à livrer ses secrets et Magirius ne s'est pas encore totalement remis. 

Le bruit de la gouttière qui se décroche a attiré l'attention des gardes qui font le tour du jardin et le groupe fait rapidement marche arrière et repasse le mur en urgence alors que les gardes ont découvert les corps des chiens endormis et fouillent maintenant les jardins à la recherche d'intrus. 

Morrslieb et Manslieb brillent sur la ville, Morrslieb semble plus proche que jamais et les ombres à sa surface qui dessinent un inquiétant visage semblent bouger doucement et contempler la ville en ricanant. 

Avant de rentrer à l'auberge, le groupe fait un détour rapide par les quais. Maintenant que la nuit est tombée et que l'activité est fortement réduite, il sera peut-être possible de s'introduire dans l'entrepôt n°4 ? 

De la Bögen s'élève une brume épaisse qui envahi maintenant les ruelles et les allées des quais. En ce début de printemps, la nuit est encore fraiche et avec l'humidité en plus… L'expérience n'est pas plaisante. Alors qu'ils inspectent l'entrepôt, le passage d'une patrouille de garde pousse les aventuriers à se dissimuler dans une contre-allée où ils attendent en silence que ceux-ci passent.  

- Tu sais qu'on a retrouvé le gardien dans la Bögen ?"

- Vraiment ? Bien la première fois que j'entends qu'il boit d'l'eau !" 

- T'y crois, toi, à son histoire de gobelin ? Moi je l'imagine pas se battre contre quoi que ce soit, à part un bouchon..."

- Mouais... Tiens ça me fait penser : t'as appris, pour le Prince-Héritier ?"

- Quoi, le fils de l'Empereur ?"  

- Son neveu, en fait, mais ouais"

- Ben non"

- Ben ouais, son neveu, parait qu'il est confiné chez lui ! Il serait malade ou…"

La présence de garde, la difficulté de la serrure, le temps humide ou une autre raison oubliée maintenant détournent les aventuriers de leur projet d'infiltration de l'entrepôt et ils décident de retourner se coucher, car la journée du lendemain sera chargée. 

vendredi 17 février 2023

Marktag 2 Pflugzeit 2512 - enquête chez les marchands de Bögenhafen

Le magistrat est hors d’état d’ordonner une enquête ou d’instruire un procès, et ce après avoir rencontré Johannes Teugen – dont le frère est mort jadis d’une maladie similaire. Teugen fait certainement partie du complot mais est une cible beaucoup trop dangereuse.

Friedrich Magirius de l’autre coté semble totalement inoffensif. Peut-être même trop inoffensif pour son propre bien. Soit il s’agit du meilleur comédien au monde, soit il pense très honnêtement faire partie d’une organisation charitable et n’a aucune idée des autres activités de son cercle.

Reste la piste du marchand Franz Steinhäger qu’on a vu jeter négligemment un papier signé de la main de Teugen (annonçant que tout était prêt et qui donnait rendez-vous à la fin de la foire), dont les bureaux se trouvent au-dessus de la cave secrète, dont le mouchoir a été retrouvé dans le temple et dont il s’agit maintenant de parvenir à tirer quelques renseignements !

Franz Steinhäger est un homme très occupé et il n’est pas possible d’obtenir un rendez-vous d’affaire de façon impromptue quand on ne figure pas déjà dans son carnet d’adresse et qu’on est attifé de façon banale… Cependant Heinrich, le frère de Franz, entend la plaidoirie de Albi et décide de faire entrer celui-ci et son compagnon Gerolf von Kerkher dans son propre bureau. Heinrich ne respire pas la joie de vivre, quelque chose l’a rendu fort amer et désabusé. Albi et Gerolf se présentent comme des marchands en quête de partenaires à Bögenhafen et pose diverses questions sur la santé financière de la famille. Ils apprennent ainsi que les Steinhäger possèdent différents entrepôts, dont celui où le cadavre du gobelin en fuite aurait été retrouvé : l’entrepôt n° 4.

L’entrepôt n° 4 est l’un des nombreuses halles de bois qui s’ouvrent sur les quais de Bögenhafen et où sont entreposées les marchandises trop encombrantes ou pas assez précieuses pour être stockées dans les locaux marchands en ville. Le groupe pressent qu’il s’agit du lieu du rituel et décide d’aller enquêter dessus ou plutôt dedans. Mais sur place, un gardien et son chien leur interdise l’entrée. Reubke pose quelques questions de pures formes et tourne les talons après s’être vu confirmer qu’il s’agit bien de l’entrepôt n°4.

- MAIS CE SONT MES MATELOTS !?"

Lorsqu’ils s’engagent sur la Hafen Strasse, les aventuriers sont rattrapé par Joseph Quartijn qui les salue avec entrain, beaucoup plus souriant que la soirée précédente, lorsque Morrslieb luisant au-dessus de la cité. Il s’en va rendre visite à son contact Hieronymus Ruggbrauder, d’une grosse famille marchande également, afin de discuter de futurs contrats de transport et proposent à ses amis de l’accompagner, et ensuite prendre un verre ensemble à la foire ? Les aventuriers acceptent, c’est là l’occasion de faire connaissance avec un autre notable de la ville.

Arrivé sur la place de l’Hôtel de Ville, les aventuriers ont à nouveau la sensation désagréable d’être épiés. Quelques coups d’œil discrets le confirment : un étudiant les observe avec un sourire cynique. Albi Piedfané n’y tient plus ! Les démons, c’est une chose, mais les Grands qui se paient sa tête, non. Albi, Halfelin de son état, voleur de bétail de sa profession, décide de renouer avec sa vocation initiale et de se saisir du taureau par les cornes. …bon, du bélier peut-être. Il s’écarte de ses compagnons et fait un très large détour sur la place, profitant de la foule de badaud pour se dissimuler à la vue de leur poursuivant et se positionner dans son dos. Ensuite, il se rapproche doucement, filant le fileur, et lorsqu’il se trouve tout proche, lui colle la pointe de sa dague dans les reins et lui souffle

- un mot, un geste t'est mort ! Avance on a des questions !"

- Je suis mort, vraiment ? Et si je hurle à l’agression, plutôt, tu vas faire quoi ?" s’esclaffe l’étudiant, nullement décontenancé.

- Fais donc ça, et je hurle que tu as piqué ma bourse" rage Albi, en joignant le geste à la parole et en jetant sa bourse entre leurs pieds.

- Chiche !" s’exclament-ils tout deux de concert.

Les gardes arrivent rapidement et embarquent l’étudiant et le halfelin qui se sont tous deux composé l’expression éperdue et désemparée de circonstance et bafouillent leurs version des faits à toute allure. Au Palais de Justice, gardes et suspects doivent patienter quelques instants dans le hall qu’un magistrat soit disponible. Quelque part, un administré hurle de rage sur un fonctionnaire de la ville : une sombre affaire de taxe foncière qui augmente de façon insensée d’année en année, due à la superficie de son terrain qui augmente également, alors qu’il jure n’avoir fait aucun travaux, ce qui attire l’attention du bureaucrate sur le fait qu’il n’a visiblement pas entré de demande de permis de construite… Mais pas du tout, ce sont ces foutus arpenteurs de mes deux, ces broute-gazon du Moot, ces… C’est une arrestation pour outrage à magistrat qui clôt la dispute et le pétitionnaire est entrainé entre deux gardes de la ville hors de la pièce.

Albi se sent de plus en plus mal à l’aise, un atavisme du à son ancien métier, et se tourne vers les gardes pour leur faire savoir qu’il a changé d’avis, qu’il ne souhaite de mal à personne, simplement récupérer son bien et c’est chose faite, qu’il ne veut pas les ennuyer plus longtemps et simplement repartir en laissant l’autre jeune homme repartir aussi.

Les soldats se laissent convaincre et libère tout le monde, l’étudiant sort en premier, Albi le suit et… une fois dehors, il constate qu’il l’a perdu de vue ! Il semble s’etre volatilisé au moment où il a passé les portes. Un mystère de plus !

Pendant ce temps, Joseph et le reste des aventuriers ont continué leur route. Lorsqu’il se rend compte que Albi manque, Joseph est un peu surpris mais Sariel le rassure : il n’est pas perdu, il a du faire une petite course mais il reviendra bientôt… Un peu surpris, Gerolf et Reubke acquissent pour afficher un front uni et ne pas laisser voir qu’ils ne sont au courant de rien et acceptent de rencontrer Ruggbroder avec Joseph mais sans Albi. S’il est surpris de voir Joseph se présenter avec une telle escorte, Ruggbroder ne s’en formalise pas et les laisse tous entrer dans son bureau de travail. Les aventuriers se tiennent sagement cois, laissant Joseph et Ruggbroder parler boutique et n’intervenant que pour acquiescer ou répondre brièvement aux questions qu’on leur pose. Jusqu’ici, c’était toujours Albi qui s’était fait passer pour le marchant jovial et entreprenant, et il manque furieusement. Mais s’ils ne disent rien, ils observent la pièce avec attention. Celle-ci est décorée comme on pourrait s’y attendre : une vaste table, quelques chaises de chêne, une armoire fermée pour stocker les livres et les documents, quelques peintures pour afficher sa réussite et son bon gout, pas de pentagramme aux murs, pas de signes cabalistiques, rien du tout. Mais cela ne veut rien dire, cela pourrait très bien être dissimuler sous le bois du la table et mieux vaut être prudent !

Lorsqu’ils ressortent de chez Ruggbroder, ils retrouvent Albi qui s’est fait indiquer sa route et abandonnent Joseph, perplexe, en déclinant finalement sa proposition de prendre un verre à la foire pour retourner surveiller les bureaux de Steinhäger…

En fin de journée, Heinrich Steinhager sort en premier, seul. Puis Franz et un jeune homme qui lui ressemble un peu sortent à leur tour et eux sont escortés d’un employé. Les aventuriers décident de suivre Franz avec toute les précautions d’usage pour ne pas être vu, et le suivent ainsi jusqu’à un quartier de demeures patriciennes formant un anneaux de belles batisses entourant une place ceinte d’une grille, plantées d’arbres et de parterres de buissons et fleurs entretenus avec soin : un jardin d’agrément public.

Il est encore tôt dans la soirée, aussi le groupe attend de voir ce qui se produit et, si rien ne se produit, que la nuit soit plus avancée pour prendre une initiative. Après une heure d’attente, Franz Steinhager ressort de sa demeure pour traverser le parc jusqu’à la maison d’en face.

…Et tandis que le crépuscule s’obscurcit, Morrslieb refait son apparition au-dessus des toits de la ville !

Marktag 2 Pflugzeit 2512 - un malade, un cultiste qui s'ignore et des visions divines

 TOUS AU CHEVET DE RICHTER

Après délibération matinale, tout le monde décide de rendre visite au Magistrat Richter pour prendre des nouvelles de sa santé et savoir si une enquête a été lancée ou non. Jusqu'à présent, c'est la seule personne qui semble leur avoir donné un peu de crédit - tant à leur histoire que financièrement - et qui aurait suffisamment de poids dans cette ville pour mettre fin aux agissements d'une bande de cultistes maléfiques qui assassinent des gens et invoquent des démons dans les égouts. Et puis ce n'est pas comme s'ils avaient le choix : Joseph ne part pas avant la fin du Schaffenfest et la diligence est hors de leurs moyen. 

Tous le monde se rend à l'Hôtel de Ville où le Magistrat Richter occupe un petit appartement de fonction, à l'étage, avec sa gouvernante. C'est elle qui leur ouvre la porte et les fait entrer. Elle est totalement désemparée, très inquiète, et il suffit de lui montrer un peu de sympathie et de compassion, lui tapoter la main d'un air compréhensif et quelques questions judicieuses pour qu'elle ouvre son cœur : 

- Impossible de le voir, Maitre Richter n'est absolument en condition ! Il ne s'est pas réveillé, si on peut appeler ça dormir ! C'est incroyable ça, il n'est jamais, jamais malade ! Il a une santé à toute épreuve, et jamais il n'a manqué son devoir pour rester alité ! …Mais hier, il est revenu du Tribunal des Fêtes avec une migraine affreuse, il a annoncé qu'il allait se coucher, qu'il avait été voir le conseiller Teugen et que ça l'avait épuisé - Ah je ne me suis pas étonnée plus que ça, le conseiller Teugen est… Enfin je ne l'aime pas beaucoup, je trouve... Il se prends pas pour de la crotte de chèvre  ! Toujours à toiser les gens de haut depuis qu'il est revenu en ville !"

Alors bon, voila qu'il part s'étendre, moi je me dis 'Bon. C'est pas courant' mais voila, je peux comprendre ! Mais puis il se relève pas, il se relève pas, moi j'attends pour apporter le repas… Alors je vais voir ! Ah miséricorde de Shallya, il était bouillant de fièvre, le visage rouge, mais rouge ! Là j'ai immédiatement appelé un docteur en médecine - assermenté, attention hein - il est passé hier soir mais j'ai peur qu'il ne sache pas trop que faire pour soigner mon pauvre maitre ! Il a dit qu'il n'était pas trop certain de la maladie et qu'il devait encore faire des recherches mais qu'il allait repasser aujourd'hui. Quand vous avez frappé, j'ai cru qu'il était revenu »

Wilfried Reubke suggère à la gouvernante de le laisser jeter un œil aux symptômes du malade, faisant valoir sa formation d'apothicaire et la possibilité qu'il puisse suggérer un traitement soulageant les symptômes à défaut de le soigner, sans empiéter sur les prérogatives de la Guilde des Médecins (et sans risquer le pilori ou autre) et comme elle reste un peu réticente, Sariel et Albi l'attirent dans sa propre cuisine avec la promesse d'une bonne tasse de thé et une écoute compatissante afin de laisser le champ libre à l'apothicaire.

Au chevet du malade, Reubke identifie les symptômes comme ceux d'une maladie plutôt rare et qui frappe surtout dans la péninsule Tiléenne : fièvre, visage enflammé, yeux et bouche tuméfiés sont caractéristiques de la fièvre cérébrale pourpre. Une affection fort heureusement peu contagieuse …mais mortelle. Faire baisser la fièvre peut éventuellement ralentir la progression de la maladie mais pas le sauver, il faut trouver le bon remède - recherches à faire dans ses ouvrages - et trouver quelqu'un d'assermenté qui puisse lui prescrire le remède.

Peinture ancienne : un médecin examine les urines d'un patient, d'un air pénétré d'importance, en la tenant levée devant la fenêtre. Face à lui, une femme le regarde avec un air moitié dubitatif, moitié patient, moitié pleine d'espoir
Je ne suis pas bien sûre que ce médecin sait ce qu'il fait

Wilfried Reubke et Gerolf von Kerkher attendent le passage du médecin

Gerolf et Wilfried décident d'attendre le passage du médecin pour discuter directement avec lui et - espèrent-ils - le convaincre de la justesse du diagnostic de Reubke ainsi que les laisser chercher un remède dans la bibliothèque de la Guilde. Le médecin, flatté par l'un et par l'autre, se plie de bonne grâce à leurs demande et se laisse aller au bavardage. Il se souvient avoir déjà vu des symptômes similaires à ceux du magistrat Richter il y a de cela plusieurs années : Hans Teugen - l'ancien héritier de la famille Teugen, le frère ainé de l'actuel chef de famille - est tombé malade et est décédé d'une fièvre identique. 

Vu qu'il ne peut participer aux discussions scientifiques de l'apothicaire et du médecin, Gerolf von Kerkher est envoyé aux commissions: il y a une apothicaire au Schaffenfest, peut-être qu'elle a avec elle certains ingrédients nécessaires à un remède contre la Fièvre Cérébrale Pourpre ? 

- 40 pistoles et j'achète ce mouton !"

Sur le champ de foire, Gerolf traverse une vente aux enchères de bétail et plutôt que de se faufiler en jouant discrètement des coudes et en s'excusant de marcher sur les pieds, il surrenchérit de façon ahurissante. Le voici maintenant l'heureux propriétaire d'un bélier à l'air obstiné répondant au nom de Timmy, ainsi que de plantes médicinales exotiques qu'il rapporte à son domestique avec empressement. 

Un bélier l'air pas trop patient
Ne lui tournez jamais le dos

Vox prie pour un bon rétablissement

Vox, lui, applique une méthode de guérison plus traditionnelle : il se rend au temple de Shallya prier pour le rétablissement de Richter. La vision d'un démon-gardien a persuadé le nain pragmatique que dieux et démons peuvent bel et bien répondre aux commandements humains pour peu qu'on le leur demande avec assez de persuasion et - qui sait - exhausser des vœux simples tels que "Pitié, Shallya, faites que j'arrête de me chier dessus"  ou encore "guérissez ce malade". S'étant fait expliquer les coutumes par une jeune prêtresse, à qui il a laissé un don substantiel bien malgré lui (quand on tend une pistole pour un cierge et qu'on ne réclame pas la monnaie de retour avec virulence, c'est considéré comme un don), il s'agenouille et prie... 

Il n'est pas le seul malade - la ville est souffrante"

Sariel, Albi, rejoints par Vox dans les bas quartiers - autre rive

De leurs coté, Sariel et Albi décident de repartir à la recherche d'Ulthar et le croisent dans un park de la ville où il hurle des avertissements à propos du Chaos qui menace la ville, de signes évidents qui sont là, des chiffres dont il convient de se méfier ? ( les 7 et les 9...) et puis d'un homme qui n'est pas un homme... Sariel et Albi jouent des coudes pour se rapprocher et ils sont rejoint par Vox, qui les croise en sortant du temple de Shallya. Quand l'homme avise Vox, il hurle d'effroi, tourne les talons et par à toute jambes. Arrivé aux quais, Albi et Sariel le voient debout sur le bac qui se dirige vers l'autre rive. Albi s'époumone pour persuader le nautonnier de faire demi-tour mais celui-ci ne l'entend pas. Alors il saute dans une barque et intime au pêcheur : « Suivez ce bac! » Le pecheur s'échine sur ses rames et rattrape l'écart. Ulthar saute à l'eau quand il voit cela. Sariel, Albi et Vox le perdent de vue dans le labyrinthe de ruelles. Tout le monde connait Ulthar dans le quartier et ils se font indiquer sans difficulté l'immeuble où il vit. >

...où il vivait. Devant la maison, le groupe hésite un peu sur la meilleure approche et élabore un stratagème où ils se font passer pour de généreux bienfaiteurs venus distribuer des repas aux pauvres pour se faire ouvrir la porte et indiquer la chambre d'Ulthar. Quand ils se décident à ouvrir la porte, ils le découvrent baignant dans une marre de sang, la gorge ouverte. Rien n'explique ce crime, ni comment il a pu se produire pendant la courte avance qu'Ulthar avait sur eux. Le seul objet d'un peu de valeur, dans cette pièce minuscule qui sent la chaussette sale, c'est une petite bague ornée d'un chaton représentant une fleur à quarte pétales. 

La Rose Sanglante évoquée par Esmerta la voyante ? 

Alors qu'ils reviennent sur leur pas, leur attention est attirée par une distribution de charité organisée devant les portes de la caserne Feu-Noir, le poste de garde chargé de surveillé le quartier malfamé. Des dames patronnesses et un homme en habit bien trop e pour l'endroit organisent une file, sourient aimablement, échangent quelques mots aimables et tendent une pièce de vêtement et un bol de soupe… Albi tente de s'incruster : après tout, l'estomac n'a pas d'œil et une soupe reste une soupe… Les gardes semblent escorter les notables, Albi et Sariel pensent rester à proximité pour profiter de l'escorte des notables et des gardes pour retrouver les quais sans risquer d'être dépouiller dans une ruelle. Alors Albi sympathise avec les généreux bienfaiteurs.  L'homme est Friedrich Magirius, un conseiller municipal, un marchand imminent et également un membre de l'Ordo Septenarius, dont il porte le symbole en broche ! 

- L'Ordo Septenarius ? Vous avez entendu parler de nous ? Chuuuuut, pas si fort ! C'est... Enfin non, ce n'est pas secret. Disons que c'est discret voila tout. Une association de bienfaisance ...Mais le lieu n'est pas le mieux choisi : je mange ce midi à la Truite Dorée, c'est un établissement très bien et nous seront tranquille pour en discuter !" 

Tous ensemble - midi - On est suivi ?

Tous se retrouvent devant l'Hotel de Ville de Bögenhafen et ils échangent leurs découverte quand ils ont la sensation désagréable d'être observés par une femme d'allure respectable, habillé comme une bourgeoise ou une dame de la petite noblesse. Quand ils s'arrêtent, elle passe devant eux sans même se dissimuler, en leur adressant un large sourire narquois avant de tournée dans une allée latérale. Quand ils tentent à leur tour de la suite, elle a disparu sans laisser la moindre trace. 

Albi et Gerolf à la Truite Dorée

Albi, Gerolf, Sariel et Wilfried se rendent à la Guilde des Marchands pour répondre à l'invitation de Friedrich Magirius. La Guilde est un bâtiment imposant dont l'aménagement exprime non seulement la réussite financière et sociale mais aussi le sentiment de cette réussite et la volonté d'en faire étalage : boiseries sculptées et peintes dehors, abondamment cirées à l'intérieur, vastes tables, murs tendus de cuirs, et surtout une armée de commis qui s'affairent entre les vénérables marchands membres de la guilde. Alors qu'ils attendent que Magirius les rejoignent, les quatre aventuriers voient passer un élégant jeune homme qui semble être traité avec encore plus de déférence que les autres marchands. ...Où peut-être que l'on s'écarte de son passage pour une autre raison : il croque une gousse d'ail ostensiblement et avec une délectation affichée, comme d'autre goberaient un quartier de mandarine. 

- C'est Maitre Gidéon Teugen, le cousin du Maitre de notre Guilde" leur explique-t-on. 

Albi entraine le marchand dans un repas gargantuesque, comptant sur la digestion et le vins pour endormir toute méfiance du marchand et le faire parler de l'Ordo Septenarius : 

Magirius n'en démord pas : il s'agit d'une société de bienfaisance, fondée par les riches marchands de Bögenhafen pour aider les pauvres de la ville. 

…Voyez-vous, nous pensons qu'en tant que bourgeois privilégiés par le sort, il n'est que justice de redistribuer un peu à ceux à qui la fortune n'a pas sourit… Ce n'est que justice ! Et puis aussi, cela ne peut que profiter à la ville et à la société à long terme : les affamés ne font pas de bon travailleurs, une cité où les plus riches gardent tous pour eux et les plus pauvres ne reçoivent rien est en proie aux incivilités et aux troubles et ainsi de suite… Et en tant que marchands et que conseiller municipaux, c'est doublement notre responsabilité, n'est-ce pas ? 

Mais voila, il se trouve que nos... hum... nous comptons certaines… hum… Personnalité de Bögenhafen dans nos rang et non, je ne peu trahir leurs nom, voyez-vous, et c'est pour cela que nous devons garder le plus grand secret sur nos activités ! Les gens sont jaloux, mesquins, toujours prêts à voir des machinations et des complots partout : si la liste de nos membres devenaient publique, on serait aussitôt accusés de népotisme, de corruption ou de tenter de créer un contre-pouvoir au conseil municipal par nos ennemis politiques ! Si nous restons discrets, au contraire, nul ne peut nous accuser de trafic d'influence puisque nous ne faisons aucune publicité de nos actions ! 

...Oui, je l'avoue, nous cédons un peu à l'amour du décorum et du théatre ! Mais n'y voyez aucune malice : ce n'est que des tralalas de foire pour fluidifier nos échanges et puis aussi avouons-le pour flatter notre imagination, rien de plus ! Mais c'est nécessaire, c'est nécessaire ! Ca a été un coup de génie de Teugen, Oh par Bögenhauer ! Vous n'avez rien entendu n'est-ce pas ? Enfin je disais que cela a été un coup de génie de notre Premier : cela enflamme l'imagination, cela attire les nouveaux venus, cela donne un sentiment d'appartenance, un sentiment de secret, c'est finalement assez drôle ! Et totalement inoffensif, je vous le promet !"

En sortant de la Truite Dorée, ils aperçoivent le marchand Franz Steinhager que Albi a déjà aperçu lorsqu'il est a tenté de le rencontré dans ses bureaux. Steinhager sort la main de sa poche, défroisse un papier pour le lire, avant de le rouler en boule et de le jeter dans la rigole. Albi passe derrière et l'empoche. Il demandera plus tard à se le faire lire. 

"Tout va bien, le temple est prêt à être utilisé. Bientôt nous serons tous riches, après la fin du Schaffenfest, au son de la douzième cloche, notre plan se réalisera.  Johannes Teugen"

Reubke & Sariel - Retour au Schaffenfest

Sariel n'est pas très enthousiasmée par le menu de la Truite Dorée et préfère partir de son coté au Schaffenfest, pour retrouver la voyante Esmerta et lui poser des questions sur la bague. La voyante prend l'argent, inspire profondément et annonce : "Un homme qui n'est pas ce qu'il parait... Un grand danger... Pierre qui roule n'amasse pas mousse... Qui veut aller loin ménage sa monture..." Dépitée, Sariel comprend que la voyante tente de noyer le poisson et de gagner sa consultation en égrenant des proverbes. 

Wielfried retourne voir l'apothicaire et lui propose de repartir avec eux en bateau pour Weissbruck quand la foire sera fini. Elvyra accepte volontier. Joseph n'est pas encore au courant, mais Reubke en fait son affaire. 

 Vox - Bienfaits de la prière

Vox Pholk non plus n'est pas intéressé par le menu, il a toujours les intestins fragiles. Il décide de retourner au Temple de Shallya, de prier un coup et d'exiger des éclaircissements sur l'illumination du matin. Ah oui, et prier aussi pour le rétablissement de son système digestif. 

Il se perds dans la contemplation de la grande fresque de Shallya qui couvre tous le murs derrière l'autel, la représentant en Dame de Compassion : des larmes abondantes roulent sur ses joues, un sourire compatissant flotte sur ses lèvres, elle incline la tête vers ses fidèles et leurs ouvre les bras, paumes tendues vers l'assistance, en un geste d'accueil. Et des colombes aussi blanches que sa robe voletent autour d'elle. Au début, il ne se rend pas compte du changement dans la fresque, puis il se dit qu'il a oublié de cligner des yeux trop longtemps quand il remarque que l'arrière-plan a changé de teinte. Mais lorsque la silhouette de la Dame de Compassion se dédouble, qu'une seconde silhouette se forme progressivement, il doit constater qu'il y a quelque chose d'autre à l'oeuvre ! Aux cotés de la Dame de Compassion se dresse une autre Dame. Sa robe est sombre et stricte, aussi sévère que son expression. Une chouette est perchée sur son épaule et elle brandis une balance à plateau dans l'une de ses mains. Il faut un moment à Vox pour identifier l'apparition comme étant la déesse Verena. Dans le panthéon humain, elle est la déesse de la Justice, qui juge les vivants. Son époux Morr, juge les défunts. Elle est également la déesse de la connaissance. 

un Nain contemple extatique une fresque de Shallya la Miséricordieuse - jeune fille en pleurs entourée de colombes et ouvrant des bras accueillants - derrière laquelle apparait la figure sévère de la déesse Véréna La Très-Sage femme tenant une balance dont les plateaux sont des crânes enflammés, une chouette sur l'épaule
Shallya et Verena apparaissent à Vox

Vox se rend au temple de Verena et demande à parler à la grande prêtresse de Verena. Greta Harboka l'écoute avec attention, l'interroge méticuleusement pour établir s'il se moque d'elle, s'il affabule, a des hallucinations dues à la fièvre, à une intoxication, une drogue ou l'abus de boisson. Et comme cela ne semble pas être le cas, elle lui fait expliquer par le menu tout ce qu'il a vécu jusqu'ici qui pourrait expliquer que Shallya puis Verena lui adressent des mises en garde. Vox parle de tous, sauf du démon qui est apparu dans la cave des égouts et achève en parlant de Morrslieb apparue la veille et qui semblait les regarder. 

Ensemble, ils écument les rayonnages à la recherche de tout ce qui concerne Morrslieb... Ils trouvent un extrait prédisant l'arrivée du Seigneur du Changement qui s'empifera d'humain, annoncée par une pleine lune verte. Mais également quelqes notes volantes sans signature, que Greta Harboka ne se souvient pas d'avoir déjà vues. Elle laisse Vox faire une copie des passages qu'il lit ensuite à ses compagnons, une fois rassemblés à l'auberge. 

jeudi 16 février 2023

Aubtentag 1 Pflugzeit 2512 - La poursuite du Gobelin à Trois Pattes

Le groupe a rendez-vous au petit matin avec le Magistrat Richter au Tribunal des Fêtes du Schaffenfest.

Le magistrat demande à Vox s'il aurait l'amabilité de faire une cartographie des tunnels des égouts et de prendre note de l'état général de ceux-ci et des éventuels problèmes remarqués - cela fait longtemps qu'il n'y a plus eu de véritables travaux d'entretient et la ville manque d'une équipe d'égoutiers dignes de ce noms capables d'assurer ce travail... Il lui remet un plan de la ville où sont marquées les principales rues, à Vox - et au joueur - de faire le reste.

...Plic ploc... Humide, puant et... C'est un rat qu'a courru sur mon pied ???
Scouiiiiik !

DANS LES EGOUTS

Le groupe entre dans les égouts par une taque à proximité de la caserne des gardes au sud de la ville.
Une échelle de bois vermoulue se déploie presque jusqu'au ras de l'eau, un peu d'acrobatie est nécessaire pour parvenir jusqu'au chemin au bord de l'eau. Il fait très sombre, le groupe s'est équipé d'une lanterne mais ils ne doivent pas s'éloigner les uns des autres car dans cette obscurité, même la nyctalopie naturelle des elfes et des nains est d'un faible secours.

Suivre la trace du gobelin n'est pas très difficile car celui-ci s'est visiblement méchament écorché en passant à travers la grille rouillée et son sang forme une piste bien reconnaissable.

Mais l'odeur est suffocante, les bruits sont amplifiés, déformés par l'écho et le chemin dallé qui borde le ruisseau est couvert d'une vase gluante dans laquelle il est facile de déraper. D'ailleurs quasiment tous finissent par chuter, les plus chanceux se contentent de se crotter en glissant sur le chemin, les autres tombent à l'eau voire boivent carrément la tasse !

Si Vox sauve sa carte, malheureusement ses recettes Halfelins partent au fil du courant...
Il relève quelques points problématiques tels que : des pierres décelées, barreaux manquant, poche de méthane, colonies de chauve-souris, un cadavre de nain…

Oui, un cadavre de nain flotte au fil du courant, et Vox insiste pour qu'il soit ramené dans un lieu plus digne et non abandonné à la voracité des rats et des dieux savent quoi d'autre. Il s'agit du malheureux ivrogne de la foire, Gottri, et il a été affreusement mutilé. Sa chemise déchirée laisse apercevoir une plaie béante qui fend son torse. Reubke qui l'examine a presque la nausée en constatant la profondeur et l'étendue de la blessure, qui a permis d'arracher le cœur du malheureux nain.

Utilisant une couverture et la corde pour le tracter derrière eux, le groupe décide de partir à la recherche d'une sortie plus proche d'eux que la bouche d'égout par laquelle ils sont rentré. En remontan le courant de l'égout, ils arrivent sous une bouche d'égout, au croisement de deux conduits principaux, et il ne leur resterait plus qu'à parvenir à faire tomber l'échelle de bois et parvenir à la dispose contre l'accotement pour pouvoir remonter jusqu'à la taque, qu'il suffira ensuite de pousser pour arriver on ne sait trop où encore...

Alors qu'ils piétinent sous la bouche d'égout, ils s'apperçoivent que la paroi est percé d'une porte en bois de belle facture, dans laquelle s'ouvre un large judas grillagé laissant appercevoir une pièce assez vaste et sombre, et sur cette porte, la trace d'un pied étroit et du sang de gobelin.

DANS LA CAVE

Albi se démène pour passer assez loin entre les barreau pour parvenir à ouvrir la serrure depuis l'intérieur et le groupe pénêtre dans la cave, espérant y trouver un escalier plus praticable pour remonter le cadavre du nain et se rassurant entre eux que quelque soit la tête du bourgeois qu'ils surprendront chez lui, celui-ci ne leur en voudra pas trop longtemps de leur incursion lorsqu'ils feront valoir leur mission auprès du tribunal des fêtes et la menace d'un gobelin infestant quelques celier...

Le gobelin d'ailleurs n'est nul part dans la pièce. Celle-ci est étrangement vide, à l'exception d'un gros buffet en chène noirci, de plus pur style Mariembourgeois-Estalien, recouvert d'un large naperon de dentelle et flanqué de deux lourds chandelier d'argent - un aménagement curieux dans une cave. Le sol est pavé de dalles régulières, en pierre soigneusement ajustées, dans lesquelles est enchâssés un large cercle qui accroche la lumière de la lanterne ; fait en un métal quelconque, bronze ou cuivre peut-être... Dans le cercle, des lignes forment un large pentagramme, au centre duquel est dessiné une sorte de tête animale, et à l'extérieur des lettres forment un mot : ORDO SEPTENARIUS. Des traces de sang vertes et des morceaux d'os rongés maculent ce dispositif. L'un ressemble désagréablement aux restes d'un bassin, un bassin avec les cavités de trois têtes de fémurs.

Alors qu'ils observent ces restes - ainsi qu'un mouchoir en lin brodés d'un élégant monogramme, particulièement incongrus en ces lieux - une fumée noire s'élève du centre du pentagrame tandis qu'un rire caverneux retenti. La fumée se concentre de plus en plus pour former une silhouette massive, qui touche presque le plafond, qui semble n'être qu'un gigantesque torse aux longs bras noueux s'achevant par d'horribles griffes, une paire d'ailes membraneuses qui battent lentement, une tête fendue d'un sourire allant d'une oreille à l'autre, hérissées de dents longues et pointues... La créature démoniaque continue de rire, s'amusant de la terreur manifeste qu'elle inspire à Albi et Reubke qui cherchent à fuir sans demander leur reste.

Bonjouuur... Je suis navré mais les bureaux sont fermés
Oui, je suis un démon, mais un démon adepte du moindre effort !

Sariel, Gerolf et Vox cependant ne se laissent pas aussi facilement impressionner et gardent leurs positions. Gerolf fusille la créature impie du regard et, sans aucune hésitation, fonce sur elle, lame au clair !

- Hé là, doucement ! On se calme, l'ami ! Faites donc comme vos amis, et allez-vous-en !"

Le démon ne s'attendait pas à ce qu'un humain se montre aussi belliqueux et tente encore de le persuader de s'en aller, jusqu'au moment où il renonce a expliquer qu'il n'a pas spécialement envie de se battre et que s'ils pouvaient simplement faire demi-tour, ce serait tout aussi bien... Et il entreprend d'attaquer.

(s'ensuivirent une série de passe d'armes plus ridicules les unes que les autres où chacun, MJ comme joueurs, ratèrent leurs jets de Corps à Corps, ce qu'on a tenté de rendre un peu plus drôle en brodant largement dans les descriptions, Messire Gerolf se fendant mais ratant la créature qui l'esquive, Sariel bondissant, poignard à la main, et tombant dans les bras de Gerolf, qui la rattrape in-extrémis, le démon attaquant mais, secoué d'un fou-rire devant l'embarras de l'elfe et de l'humain, rate à son tour...)

Quand à Vox Pholk, il contemple avec fascination le démon à qui il tente - sans succès - de poser des questions. Agacé qu'on lui prête si peu d'attention, le nain rugit

- ASSEZ !!!

Et, subjugués, l'Elfe et le Démon s'interrompent pour écouter Vox Pholk.

- J'ai trois questions : Qu'est-ce que vous êtes ? Qu'est-ce que vous faites ici ? Est-ce que vous accordez des vœux ?"

Surpris de ces questions inatendue, le démon bégaie :

- Mais ça se voit non ? Je suis un démon gardien, je suis ici pour garder ces lieux, c'est ma tâche, ça m'ennuie profondément mais voila... Et est-ce que j'acco..."

Il n'a pas le temps d'en dire plus car Gerolf, lui, n'a pas été impressioné le moins du monde par l'éclat vocal de Vox et profite de la distraction du démon pour l'attaquer dans le dos. Chose que le démon trouve relativement peu fair-play et, se désintéressant de Vox, il retourne à son affrontement.

Vu que le démon ne lui répond pas, occupé à esquiver puis taper Gerolf, Vox se laisse tomber assis à terre, dépité.

- Puisque personne ne m'écoute..."

Vox sort son marteau et entreprend de démolir le cercle de métal. Il frappe et refrappe jusqu'à ce que le ruban de cuivre se brise. Gerolf qui venait enfin de porter une botte au démon est très surpris, voir désapointé, de le traverser de la lame sans rencontrer la moindre résistance. C'est à son tour d'estimer que les choses ne sont pas très fair-play. Le démon lui retourne son regard, tout aussi surpris que lui, et lorsqu'il lui porte une grande giffle ornées de griffes, c'est lui qui constate que ses coups ne font pas le moindre dégat à son adversaire... Et alors que tous se retournent pour contempler Vox, qui sourit dans sa barbe d'un air très satisfait, le démon se volatilise et disparait !

Pendant ce temps, Albi, terrifié, a entrepris de mettre la plus grande distance entre lui et la cave maudite. Les aventuriers tentent de l'amadouer et de le persuader de revenir mais il ne se laisse pas si facilement convaincre. Comment être certains que ses compagnons sont bien qui ils prétendent être et non une engence démoniaque ? Question intéressante à laquelle Vox Pholk choisi de répondre d'un rire sinistre, quasiment démoniaque. Si la peur donne des ailes, que dire de la terreur ? Albi bondi jusqu'à l'échelle vermoulue, parvient à la déployer et à la grimper quatre à quatre, soulève d'un coup d'épaule la taque, se rue dehors et referme la taque tout aussi vite pour s'assoir dessus et sceller dans le sous-sol ce qui menace de sortir, quoi que ce soit. Autour du halfelin qui claque des dents de terreur et grelotte de tout ses membres, les badaud murmurent en se pinçant le nez d'un air dégouté et scandalisé.

Gerolf négocie avec Albi pour qu'il veuille bien les laisser sortir, Vox se prend une taloche alors qu'il préparait un autre rire sardonique et la garde fini par arriver.

Gerolf en profite pour en sortir et ordone d'un ton superbe à la soldatesque de les conduire jusqu'au magistrat Richter car ils ont des révélations à lui faire ! Sa mine crottée et son fumet repoussant ternissent quelque peu sa prestations.

La garde fini par les escorter jusqu'au Tribunal des Fêtes après avoir dégotté une brouette pour y étendre le cadavre de Gottri, couvert des regards indiscrets par la couverture désormais souillée d'immondices. 

Allez hop, chez le magistrat !
Allez hop, chez le magistrat !

SORTIE DES EGOUTS

Une fois sorti des égouts avec le cadavre, les aventuriers sont escortés par la garde jusqu'au Tribunal des Fêtes. La journée est déjà avancée et l'odeur épouvantable que dégagent les habits crottés des aventuriers suffisent à leur dégager le passage.

Le Magistrat Richter les reçoit en s'éventant pour supporter l'odeur et semble extremmement embarrasé :

- Voyez-vous, le gobelin a déjà été retrouvé ! Dans la matinée, il m'a été rapporté qu'il s'était glissé dans un entrepot du port où une caisse l'a écrasé. La récompense a déjà été versé, de ce fait. Quand au plan des égouts... je suis extremmement embarrassé mais le Conseil Municipal refuse de verser quoi que ce soit, car votre désignation, cher monsieur Pholk, est jugée tout à fait irrégulière et c'est ma seule et unique faute... Je n'ai pas respecté les procédures de désignation de... Oh, enfin, cela ne vous intéresse nullement ! Pour faire bref, le Conseil Municipal refuse de vous payer, mais j'estime que m'étant engagé au nom du Conseil, je vous suis redevable personnellement, aussi je vous payerai moi-même de mes propres deniers ! ...Mais comment cela, vous avez trouver le gobelin mort dans les égouts ? C'est impossible voyons, il n'y avait qu'un seul gobelin n'est-ce pas ?"

Le récit des péripéties des aventuriers dans les égouts est accueilli avec beaucoup de scepticisme. Sans suggérer que ceux-ci lui mentent, Richter a manifestement beaucoup de peine à croire une histoire où un démon serait invoqué dans des caves pour réduire un gobelin en charpie...

Et quand il demande ce qui est dissimulé dans la brouette, il manque se trouver mal lorsque Gerolf s'avance, annonce :

- On vous ramène un Nain mais, je vous préviens, il est complètement écoeuré ! » et rabat d'un geste la couverture pour dévoiler au grand jour le cadavre mutilé. « C'est bien comme cela qu'on dit, Reubke, quand il manque le coeur ?»

ET MAINTENANT, ON FAIT QUOI ?

Secoué de haut le coeur, le magistrat Richter ordonne qu'ils partent prendre un bain, car l'odeur est absolument insoutenable, et qu'ils le débarrassent de ce cadavre pour le porter à la Guilde des Pleureurs

Très mécontent, voir complètement écoeurés, les aventuriers font un très bref détour par la Guilde des Pleureurs où ils laissent le cadavre aux bons soins des prêtes de Morr puis se rabattent sur les bains publics où ils se décrassent tout en devisant de la meilleure façon de traiter les hémoroïdes puis de prendre un bon repas.

Gerolf et Wielfried décident ensuite de retourner au Schaffenfest, peut-être pour s'inscrire aux fameuses joutes annoncées dans les affiches ? Malheureusement il s'agit de démonstration entre les chevaliers du Baron Von Saponatheim et du Grand-Duc Leopold von Bildhofen von Middenland. Pas d'inscriptions ouvertes. Aussi, après avoir admiré de loin les joutes, ils font marche arrière et se rabattent sur la lutte de foire - Gerolf gagne 5 Co en tenant plus de 5 minutes contre Braugen

Vox retourne à la Guilde des Pleureurs insister pour que l'on donne à Gottri une sépulture décente et prier pour son repos avant de rejoindre ses compagnons au Schaffenfest. A la Guilde, il apprend qu'on retrouve relativement souvent des gens morts en ville, parfois vilainement mutilés, comme Gottri.

Le Doktor Malthusius cherche les aventuriers et invite Vox, Gerolf et Reubke à prendre un verre de goutte dans sa roulotte. Il sait que son gobelin est mort et que les aventuriers ont échoués à le lui ramener vivant, mais il leur est très reconnaissant d'avoir essayé, malgré tout. Il s'inquiète pour le futur, maintenant que son attraction majeure a disparu.

- Si seulement ils voulaient bien me rendre le corps ! Je pourrais l'empailler, l'exposer... Mais ils refusent, je ne comprends pas pourquoi !"

Il est très surpris d'apprendre la version tout à fait différente de la mort du gobelin à trois pattes

- Tout ce qu'on peut vous dire, c'est de ne pas vous aventurer dans les égouts !"

En passant devant le Tribunal des Fêtes, Vox, Reubke et Messire Gerolf sont interpelés par Andréa, la clerc du Magistrat Richter ; celui-ci s'est rendu à l'Hotel de Ville pour rencontrer le premier Magistrat Johannes Teugen avant de rendre visite au capitaine de la garde Reiner Goetrin, et après cela il est rentré chez lui, malade, alors qu'il a toujours eu une santé de fer. Ainsi, le magistrat avait bel et bien prêté attention au récit de ses employés d'un jour et décidé d'y donner suite ? Cette enquête va-t-elle se poursuivre ? Et y a-t-il un lien entre les questions qu'il a certainement posé et sa santé ?

Vox lui-même n'est guerre en forme. Ses entrailles se mettent à gagrouiller et il se précipite in extrémis dans les buissons qui bordent l'enceinte pour se vider : l'ingestion d'eau souillée des égouts lui vaut une Collicus Faetidus Velocis (diagnostiquée par Wilfried Reubke - test d'Endurance régulier et diarhée et nausée en cas d'echec). Après le diagnostic vient le traitement, que Vox a un peu de mal à tolérer

Deux personnes tenant entre eux une bougie de cire qui brule
...Contre la diarrhée, rien de tel qu'un bon bouchon de cire !

Sariel et Albi, de leur coté, partent tenter d'identifier la bouche d'égout par laquelle ils sont ressorti et donc, par déduction, le batiment qui pourrait se trouver au-dessus de la cave au démon. Ils pensent qu'il s'agit d'un batiment orné d'une enseigne fréppée d'un S stylisé et qu'il s'agit des bureaux de la famille Steinhager, dirigée par Franz Steinhager, un conseiller municipal et un des principaux marchands de la ville.

Comme celui-ci ne désire pas acheter de pêche du Moot ou de carottes elfiques, Sariel et Albi rebroussent chemin et puisque personne ne connait l'étude des notaires, ils se renseignent sur l'imprimeur Schultz & Friedman dont le nom figure sur le papier à lettre. Là, ils apprennent qu'il s'agit d'un papier à lettre imprimmé pour un particulier il y a de cela quelques temps... Un grand type aux cheveux filasse.

Ainsi, l'héritage ne serait donc qu'un hoax auquel ils se sont laissé attraper, et maintenant que Adolphus Kustos est mort, ils risquent fort de ne jamais comprendre le fin fond de l'affaire !

- Il parait qu'Ultar le Fou est de nouveau en train de brailler des menaces.

- Encore ? Comme d'habitude ?
- Bien entendu, comme d'habitude : le Chaos, le Chaos, toujours le Chaos

Après un bon repas à l'auberge, un traitement expérimental de la diarhée de Vox qui met la pudeur du nain à rude épreuve, le groupe décide de ressortir pour se rendre dans un quartier décrit comme populaire, où vivrait le fameux Ulthar. Mais lorsqu'ils sortent, la lune noire Morrslieb est quasiment pleine et sa lueur verte déreangeante baigne les rues de la ville, qui se vident rapidement. Le cycle de Morrslieb est imprévisible et irrégulier, mais il est très surprenant qu'elle soit soudain presque pleine en cette période où Mannslieb est également presque pleine. Normalement, les lunes sont pleines en même temps qu'en deux occasions de l'année, et ce n'est certainement pas l'équinoxe de printemps. Les aventuriers ne sont peut-être pas conscient de cela mais la quasi-pleine lune et l'inquiétude qu'elle génère dans la ville les mets assez mal à l'aise. Chez Vox, cela se traduit par une bravacherie : puisque les ombres présentes à la surface de la lune semblent former un visage et que ce visage semble tourner vers yeux et les dévisager avec un amusement gourmant, il va lui rendre son regard jusqu'à ce qu'elle baisse les yeux ! Il marche ainsi un moment, nez en l'air, le regard planté dans celui de la lune ! Et au bout d'un moment, la lune baisse effectivement les yeux - oh, pendant un instant à peine, elle n'a fait que battre des paupières avant de reprendre sa position ! Contrairement à ce qu'il avait cru, l'expérience ne réjouit pas du tout Vox, elle lui laisse un sale arrière-gout en bouche et assez perturbé.

Aussi, le groupe fait-il plutôt un crochet par la péniche de Joseph qui leur apprend qu'il ne compte pas quitter la ville avant la fin du Schaffenfest et ensuite, qu'il ira là où il aura un contrat...

Vue d'une ville, la nuit, au bord du fleuve. Deux lunes brillent au travers des nuages, l'une d'un éclat verdatre
La lune a cligné de l'oeil, je vous jure !

Retour à l'auberge et dodo.