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samedi 11 mars 2023

Marktag 10 Pflugzeit 2512 - départ de Bögenhafen - encore une péniche attaquée !

En descendant la Bögen en direction de Weissbruck

Les aventuriers ont été retenu une petite semaine à Bögenhafen pour "éclaircir la situation" : accusés de meurtre et de pas moins de deux incendies, ils sont également les héros du jour au cœur d'un énorme scandale local car ils dévoilé l'existence d'une secte de cultistes dont les adeptes se recrutaient dans le gratin de la ville !

Mais finalement on les a laissé repartir, ce qu'ils ont fait sans attendre d'avantage l'issue d'un procès qui risque d'entrainer de gros changements dans l'organisation des pouvoirs de la cité marchande.
Josef est revenu après sa livraison d'oies et a proposé aux aventuriers de les emmener jusqu'Altdorf. Il fera un arrêt à Wessbruck où il est possible que le groupe recroise Elvyra Kleinestun, la sympathique (et quelque peu roublarde) apothicaire croisée à la foire de Bögenhafen, qui avait fait d'intéressantes promesses de formation médicale à Wilfried Reubke.

Étant donné les rumeurs persistantes d'attaques d'hommes-bêtes sortant des forêts, le fleuve paraissait plus sûr... Jusqu'à ce qu'un pêcheur ne mette en garde de la présence de mutants hantant également les eaux de la rivière ! Toujours aussi peu formés aux manœuvres batelières, le premier jour de voyage a été riche en péripéties mais Bogenhauer est clément, personne n'a été blessé et le bateau n'a pas été abimé.
Au second jour de navigation, tandis que la brume se levait sur le fleuve, une forme sombre pile droit devant la barge a entrainé un freinage d'urgence lorsqu'enfin les aventuriers ont compris qu'il s'agissait d'une souche à laquelle s'accrochait la malheureuse victime de pas moins de trois traits d'arbalète plantés dans le dos et que la proue du bateau n'apprécierait pas trop de heurter de plein fouet les racines tordues de l'arbre !

Échaudés par cette triste rencontre, les aventuriers se sont préparés au pire et ont abordé avec beaucoup de prudence la barge échouée en travers du fleuve découverte un peu plus loin en aval. Bien leur en a pris car une créature ailée leur a foncé dessus depuis les hautes branches d'un saule pour être cueillie en plein vol par une rafale de tromblon de Vox Pholk tandis que les trois créatures surgissant des entrailles de l'épave echouée ne tenaient pas d'avantage la ligne devant la puissance de frappe incroyable de Messire Von Kerkher, plus habile de son épée qu'en mondanités ou travaux manuels !

Les trois créatures envoyées dans un monde meill... un Autre Monde, reste à savoir que faire de cette barge.

A l'exception de deux autres cadavres de mutants et trois d'humains, la barge est en bon état, pleines de ballots de laines, de quelques caisses de vin et d'une passagère prudemment planquée dans une caisse de la calle : Renata Hauser, colporteuse aux habits colorés et voyants. Le groupe décide donc de s'approprier le navire anonyme suivant le principe du droit d'épave et de sauvegarde.

Josef Quartijn est ravi de les voir changer de bord ; il ne supporte plus l'agressivité de Timmy qui a le coup de boule facile et l'aurait volontiers passé à la broche, mais Messire Gerolf le considère comme la mascotte de leur groupe et Albi ambitionne de l'apprivoiser pour en faire une monture à sa hauteur, donc c'est non pour le méchoui. Il donne des leçons de navigation durant une après-midi aux nouveaux bateliers et Renata reste à bord pour assister les aventuriers dans leurs manœuvres et profiter gratuitement du transport en échange. Après les premières leçons de manœuvres, les moniteurs du bateau-école sont légèrement crispés mais confiants.

Il y a deux cabines individuelles, l'une avec un grand lit et l'autre avec deux lits jumeaux. Dans la pièce commune une table, un four - réchaud - poêle et de grandes banquettes qui peuvent être rabattues le long de la coque pour faire de la place ou servir de couchage la nuit. Gerolf, grand seigneur, cède la cabine qu'il AURAIT PU occuper selon les prérogatives de son rang à Sariel et Renata afin que l'intimité de ces dames soit respectée.

Et au fait, comment l'appeler ce bateau ? Dans le livre de bord, il ne porte aucun nom. Sur la coque, la peinture écaillée laisse deviner quelques lettres séparées par beaucoup de lacunes : "...ME.D..FL....". Son nom sera "Le Meudefleuh", ça ne veut rien dire mais c'est original.

vendredi 17 février 2023

Marktag 2 Pflugzeit 2512 - enquête chez les marchands de Bögenhafen

Le magistrat est hors d’état d’ordonner une enquête ou d’instruire un procès, et ce après avoir rencontré Johannes Teugen – dont le frère est mort jadis d’une maladie similaire. Teugen fait certainement partie du complot mais est une cible beaucoup trop dangereuse.

Friedrich Magirius de l’autre coté semble totalement inoffensif. Peut-être même trop inoffensif pour son propre bien. Soit il s’agit du meilleur comédien au monde, soit il pense très honnêtement faire partie d’une organisation charitable et n’a aucune idée des autres activités de son cercle.

Reste la piste du marchand Franz Steinhäger qu’on a vu jeter négligemment un papier signé de la main de Teugen (annonçant que tout était prêt et qui donnait rendez-vous à la fin de la foire), dont les bureaux se trouvent au-dessus de la cave secrète, dont le mouchoir a été retrouvé dans le temple et dont il s’agit maintenant de parvenir à tirer quelques renseignements !

Franz Steinhäger est un homme très occupé et il n’est pas possible d’obtenir un rendez-vous d’affaire de façon impromptue quand on ne figure pas déjà dans son carnet d’adresse et qu’on est attifé de façon banale… Cependant Heinrich, le frère de Franz, entend la plaidoirie de Albi et décide de faire entrer celui-ci et son compagnon Gerolf von Kerkher dans son propre bureau. Heinrich ne respire pas la joie de vivre, quelque chose l’a rendu fort amer et désabusé. Albi et Gerolf se présentent comme des marchands en quête de partenaires à Bögenhafen et pose diverses questions sur la santé financière de la famille. Ils apprennent ainsi que les Steinhäger possèdent différents entrepôts, dont celui où le cadavre du gobelin en fuite aurait été retrouvé : l’entrepôt n° 4.

L’entrepôt n° 4 est l’un des nombreuses halles de bois qui s’ouvrent sur les quais de Bögenhafen et où sont entreposées les marchandises trop encombrantes ou pas assez précieuses pour être stockées dans les locaux marchands en ville. Le groupe pressent qu’il s’agit du lieu du rituel et décide d’aller enquêter dessus ou plutôt dedans. Mais sur place, un gardien et son chien leur interdise l’entrée. Reubke pose quelques questions de pures formes et tourne les talons après s’être vu confirmer qu’il s’agit bien de l’entrepôt n°4.

- MAIS CE SONT MES MATELOTS !?"

Lorsqu’ils s’engagent sur la Hafen Strasse, les aventuriers sont rattrapé par Joseph Quartijn qui les salue avec entrain, beaucoup plus souriant que la soirée précédente, lorsque Morrslieb luisant au-dessus de la cité. Il s’en va rendre visite à son contact Hieronymus Ruggbrauder, d’une grosse famille marchande également, afin de discuter de futurs contrats de transport et proposent à ses amis de l’accompagner, et ensuite prendre un verre ensemble à la foire ? Les aventuriers acceptent, c’est là l’occasion de faire connaissance avec un autre notable de la ville.

Arrivé sur la place de l’Hôtel de Ville, les aventuriers ont à nouveau la sensation désagréable d’être épiés. Quelques coups d’œil discrets le confirment : un étudiant les observe avec un sourire cynique. Albi Piedfané n’y tient plus ! Les démons, c’est une chose, mais les Grands qui se paient sa tête, non. Albi, Halfelin de son état, voleur de bétail de sa profession, décide de renouer avec sa vocation initiale et de se saisir du taureau par les cornes. …bon, du bélier peut-être. Il s’écarte de ses compagnons et fait un très large détour sur la place, profitant de la foule de badaud pour se dissimuler à la vue de leur poursuivant et se positionner dans son dos. Ensuite, il se rapproche doucement, filant le fileur, et lorsqu’il se trouve tout proche, lui colle la pointe de sa dague dans les reins et lui souffle

- un mot, un geste t'est mort ! Avance on a des questions !"

- Je suis mort, vraiment ? Et si je hurle à l’agression, plutôt, tu vas faire quoi ?" s’esclaffe l’étudiant, nullement décontenancé.

- Fais donc ça, et je hurle que tu as piqué ma bourse" rage Albi, en joignant le geste à la parole et en jetant sa bourse entre leurs pieds.

- Chiche !" s’exclament-ils tout deux de concert.

Les gardes arrivent rapidement et embarquent l’étudiant et le halfelin qui se sont tous deux composé l’expression éperdue et désemparée de circonstance et bafouillent leurs version des faits à toute allure. Au Palais de Justice, gardes et suspects doivent patienter quelques instants dans le hall qu’un magistrat soit disponible. Quelque part, un administré hurle de rage sur un fonctionnaire de la ville : une sombre affaire de taxe foncière qui augmente de façon insensée d’année en année, due à la superficie de son terrain qui augmente également, alors qu’il jure n’avoir fait aucun travaux, ce qui attire l’attention du bureaucrate sur le fait qu’il n’a visiblement pas entré de demande de permis de construite… Mais pas du tout, ce sont ces foutus arpenteurs de mes deux, ces broute-gazon du Moot, ces… C’est une arrestation pour outrage à magistrat qui clôt la dispute et le pétitionnaire est entrainé entre deux gardes de la ville hors de la pièce.

Albi se sent de plus en plus mal à l’aise, un atavisme du à son ancien métier, et se tourne vers les gardes pour leur faire savoir qu’il a changé d’avis, qu’il ne souhaite de mal à personne, simplement récupérer son bien et c’est chose faite, qu’il ne veut pas les ennuyer plus longtemps et simplement repartir en laissant l’autre jeune homme repartir aussi.

Les soldats se laissent convaincre et libère tout le monde, l’étudiant sort en premier, Albi le suit et… une fois dehors, il constate qu’il l’a perdu de vue ! Il semble s’etre volatilisé au moment où il a passé les portes. Un mystère de plus !

Pendant ce temps, Joseph et le reste des aventuriers ont continué leur route. Lorsqu’il se rend compte que Albi manque, Joseph est un peu surpris mais Sariel le rassure : il n’est pas perdu, il a du faire une petite course mais il reviendra bientôt… Un peu surpris, Gerolf et Reubke acquissent pour afficher un front uni et ne pas laisser voir qu’ils ne sont au courant de rien et acceptent de rencontrer Ruggbroder avec Joseph mais sans Albi. S’il est surpris de voir Joseph se présenter avec une telle escorte, Ruggbroder ne s’en formalise pas et les laisse tous entrer dans son bureau de travail. Les aventuriers se tiennent sagement cois, laissant Joseph et Ruggbroder parler boutique et n’intervenant que pour acquiescer ou répondre brièvement aux questions qu’on leur pose. Jusqu’ici, c’était toujours Albi qui s’était fait passer pour le marchant jovial et entreprenant, et il manque furieusement. Mais s’ils ne disent rien, ils observent la pièce avec attention. Celle-ci est décorée comme on pourrait s’y attendre : une vaste table, quelques chaises de chêne, une armoire fermée pour stocker les livres et les documents, quelques peintures pour afficher sa réussite et son bon gout, pas de pentagramme aux murs, pas de signes cabalistiques, rien du tout. Mais cela ne veut rien dire, cela pourrait très bien être dissimuler sous le bois du la table et mieux vaut être prudent !

Lorsqu’ils ressortent de chez Ruggbroder, ils retrouvent Albi qui s’est fait indiquer sa route et abandonnent Joseph, perplexe, en déclinant finalement sa proposition de prendre un verre à la foire pour retourner surveiller les bureaux de Steinhäger…

En fin de journée, Heinrich Steinhager sort en premier, seul. Puis Franz et un jeune homme qui lui ressemble un peu sortent à leur tour et eux sont escortés d’un employé. Les aventuriers décident de suivre Franz avec toute les précautions d’usage pour ne pas être vu, et le suivent ainsi jusqu’à un quartier de demeures patriciennes formant un anneaux de belles batisses entourant une place ceinte d’une grille, plantées d’arbres et de parterres de buissons et fleurs entretenus avec soin : un jardin d’agrément public.

Il est encore tôt dans la soirée, aussi le groupe attend de voir ce qui se produit et, si rien ne se produit, que la nuit soit plus avancée pour prendre une initiative. Après une heure d’attente, Franz Steinhager ressort de sa demeure pour traverser le parc jusqu’à la maison d’en face.

…Et tandis que le crépuscule s’obscurcit, Morrslieb refait son apparition au-dessus des toits de la ville !

mercredi 15 février 2023

Mitterfrühl 2512 - Bögenhafen tout le monde débarque !

Quais de Bögenhaffen
Le jour de l'équinoxe de printemps - qui est également le premier jour du Schaffenfest, le Bérébeli arrive à Bögenhafen. 

En ville

Le port de Bögenhafen est encombré de barges, de dockers, de marchands évaluant la marchandise et curieusement de quelques Halfelins affairés qui font de grandes enjambées le long des quais. Josef soupire : "On a payé pour naviguer, maintenant faut payer pour s'amarrer. Allez, je vais aller donner à bouffer aux affreux mange-fric !" et s'en va régler la livraison de la cargaison auprès de son commanditaire Maitre Ruggbroder, promettant de payer les aventuriers à son retour. 

Ceux-ci pour leur part décident de ne pas abuser de l'hospitalité du Bérébelli plus longtemps - qui ne leur offre qu'un confort très relatif - et finissent par dénicher une auberge aux prix encore relativement raisonnable après avoir fait plusieurs établissement (dont certains très huppés où ils furent regardé d'assez haut). La ville est bondée de visiteurs. Certains viennent pour affaire, d'autres avant tout pour prendre du bon temps et pour quelques jours, les rues sont pavoisées de petits drapeaux, les étals débordent tandis que les rares Boggenhaffois qui ne vivent pas directement du commerce se repèrent très facilement à leur air excédé lorsqu'ils doivent traverser des rues encombrées de visiteurs lambinant le nez en l'air ou hésitant devant le choix de tourtes d'un marchands ambulant. 

Gerolf von Kerkher s'inquiète de parvenir à endosser correctement son rôle de Kastor von Lieberung et s'entraine à répondre à ce nouveau nom. Afin d'entrer dans la peau du personnage, il se mets en quête d'un tailleur qui pourra lui faire une garde-robe digne de l'héritier d'une baronnie, estimant que ses propres atours, aux couleurs de sa famille, ne conviennent pas. Il se fait accompagner par Sariel en avançant que le goût très sûr, le sens de l'esthétique et de la beauté naturel aux Elfes ne pourra que lui profiter... Malheureusement s'il est un don que les Elfes n'ont pas, et en tout cas certainement pas Sariel, c'est celui du négoce et les deux dépensent sans ciller une petite fortune en acompte au tailleur pour un habit qui sera prêts dans trois jours minimum. 

Sariel se rends chez deux orfèvres différents pour faire évaluer les bijoux "trouvés" précédemment, note soigneusement les prix proposés mais n'échange encore rien. 

Vox part à la recherche d'une forge et est assez surpris de se faire rembarrer par le maitre forgeron qui refuse de lui céder l'usage de sa forge, au motif qu'il n'est pas un artisan de la ville ! 

Personne ne semble connaitre la Garten Weg dont il était question dans la lettre du notaire, ni l'étude de Löcke, Stock et Barl. 

Au Schaffenfest

Albi Piedfané, renouant avec un vieil atavisme, décide de se rendre à la foire pour observer le bétail... Rien ne le tente, mais il parvient à prélever quelques belles poignées de duvets aux poules d'une paysanne mystifiée par la promesse de secrets du Moot pour élever des pondeuses de compétition. 

Il est rejoint par Vox, Wilfried, Sariel et Messire Gerolf et le groupe flâne de distractions en distractions: 

Au mat de Cocagne, Wilfried Reubke décroche un jambon. 


Chez Esmerta la Voyante, Sariel et Sir Gerolf se font prédire la bonne fortune : "...Des aventuRrres ! La Rrrichesses ! ...Je vois un homme  SombRrre qui n'est pas ce qu'il paRrrait êtRrre - Je vois un endrrroit sombrRrre, etrrrroits... Un marRrriaage... Le symbole de la Rose est rrRouge, elle ruisselle de sang. Je vois... Je vois... Je vois les Ténèbres autour de la ville. Une ombre plane sur Bogenhafen. Je vois le seigneur de la mort chevaucher sur le fleuve. Je vois un grand mal dissimule derrriere le Trône d'un Puissant ! Je vois l'Empire en Flamme ! Je... Je ne vois plus rien, cela fera 10 sous !"

Vox Pholk affronte Brogen la Brute à la lutte, appâté par la promesse de gagner 5 Couronnes s'il parvient à tenir 5 minutes, tout cela pour la modeste mise de 5 pistoles, mais tout ce qu'il y gagne, c'est une côte fêlée. 

Wilfried Reubke fait la connaissance d'une apothicaire fort séduisante et assez âgée pour être sa mère avec qui il discute métier et qui lui suggère de passer la voire à Wessbruck, à l'occasion.

Pour se remettre de leurs émotions, ils s'arrêtent prendre un godet à une taverne de toile. Le passage d'une femme furieuse hurlant des reproches à un camelot et trainant en remorque un bambin pleurant à chaude larme. Attiré par la promesse d'un bon scandale, ils la suivent jusqu'à la tente où siège le TRIBUNAL DES FÊTES où un magistrat local règles les conflits qui ne manquent pas de se produire et où une clerc prend la déposition de la mère de famille - un camelot qui aurait truqué son jeu de chambouletout en clouant certaines cibles… Elle a lâché la main de l'enfant et fait de grands gestes pour expliquer en détail ses griefs à la jeune clerc, et le bambin est parti se consoler de sa déception en rejoignant un groupe de gamins qui bombarde d'un choix de légumes le pilori, où est enchainé un nain à l'allure pitoyable. Bien sûr, les épluchures et les taches de jus de fruits blettes n'arrangent pas son allure mais cela n'explique pas tout...

Le nain avise Vox et fait appel à la solidarité de celui-ci, l'implore de venir au secours d'un frère nain et de bien vouloir payer son amende (...ivrognerie sur la voie publique ? ivrognerie ?). Vox regrette rapidement sa générosité car, une fois délivré, Gottri s'accroche à ses pas en vantant sa générosité qui irait peut-être jusqu'à lui offrir un peu de monnaie, peut-être ? Vox cède, à condition que Gottri ne boive pas cet argent ! Gottri le remercie chaleureusement, et après de grandes effusions il s'éloigne. ...En direction d'une guinguette de toile. 

De leur coté, Sariel, Albi, Wilfried et Messire Gerold ont été attiré par les cris d'un chaland en habit bigarrés vantant le Musée Zoologique du Doktor Malthusius et son spectacle incroyable de Monstres et Merveilles ! - Vox préfère s'intéresser au chambouletout truqué et, constatant qu'un garde semble faire remballer ses quilles au camelots, se rabat sur l'attraction voisine où il gagne une poupée de chiffon presque aussi grandes que lui. Et il part acheter un poussin également - Merveilleuse attraction, en effet ! Pendant le spectacle, le fabuleux gobelin à trois jambes des Montagnes du Bout du Monde parvient, les dieux savent comment, à se défaire de son collier et à s'enfuir ! 

Sariel s'est faufilée jusqu'au premier rang et se tient prête à intervenir au cas où quelque chose tournerait mal. Elle sert dans son poing le duvet qui lui permet d'incanter plus facilement le sort de Sommeil et incante doucement, en feignant de chantonner tout bas. Lorsque le gobelin passe ventre à terre à coté d'elle, elle projette le bras en avant pour le toucher à l'épaule tout en lançant le sort de Sommeil. ...Mais à sa grande surprise et peut-être un peu à son horreur, le sort reste sans le moindre effet sur la créature, qui zigzague entre les badauds et poursuit sa course jusqu'aux remparts de la ville... Et alors qu'il semble acculé, il disparait soudain dans un buisson !

La foule frémit d'horreur mais un examen du buisson révèle une explication toute prosaïque : il dissimulait une bouche d'aération dont la grille rouillée est maintenant défoncée. 


Albi hésite à passer derrière le gobelin mais la perspective d'une glissade dans l'obscurité la plus totale, dans des profondeurs où se cache on ne sait quel danger et où il se retrouverait tout seul, le dissuade. 

Sariel va chercher le magistrat du tribunal des fêtes pour l'informer de la fuite d'un gobelin. Le magistrat expédie séance tenante l'affaire en court pour suivre Sariel jusqu'au lieu du délit et offre d'emblée 50 couronne à qui ramènera le gobelin, mort ou vif !
Sur quoi Malthusius promet qu'il en offre 50 de mieux si on lui rapporte son gobelin bel et bien vivant !

100 couronnes d'or, c'est une belle somme et les cinq aventuriers se proposent illico… Pour peu qu'on leur fournissent de la corde, des cirés, des bottes d'égoutier et peut-être une nuit de sommeil pour permettre à Vox de se remettre de sa cote cassée ? 

jeudi 9 février 2023

Bezahltag 29 Jahrdrung 2512 - Weissbruck - une péniche attaquée

Le canal de Weissbruck est une voie d'eau fort aisée à emprunter et c'est sans trop d'encombre que le Bérébelli parvient à Weissbruck, port marchand entre le canal et la Bögen. 

Alors que le bateau s'engage dans le port, les aventuriers remarquent que l'homme antipathique aperçu à Altdorf observe leur arrivée avant de tourner les talons et de se diriger vers une taverne. 

Albi Piedfané le prend en filature et parvient à surprendre une conversation entre cet homme et trois dockers. De ce qu'il comprends, les quatre comploteurs planifient une attaque du bateau de Josef Quartijn durant la nuit. 

Mis au courant de l'attaque, les aventuriers décident de tendre à leur tour une embuscade aux attaquant. Vox prépare divers pièges pour accueillir les attaquants.

Lorsque l'un se prend les pieds en escaladant le ponton et s'étale en faisant sonner les sonnailles d'alertes, Messire Von Kerkher bondi et charge sans attendre, en prenant tous le monde par surprise, alliés comme ennemis. Il flanque un magistral coup de pied dans la tête de l'homme étalé pour l'assommer définitivement avant de sauter sur le quai pour engager la brute aux cheveux filasse qui avait planifié l'attaque et qui, en retrait, se préparait à couvrir de traits d'arbalètes ses hommes de main. Messire est touché en pleine poitrine par un careau mais la blessure est heureusement sans gravité. 

Albi canarde de sa fronde les assaillants, faisant des suites de ricochets sur l'eau du plus grandiose effet. Quel domage que les assaillants se soient trouvés de l'autre coté !

Josef part chercher sa pétoire, 

Wilfried Reubke reste prudemment à couvert. 

Sariel bondi au combat.

Finalement les assaillants sont mis tous hors d'états de nuire, certains de façon assez définitive : une auscultation du malandrin assommé révèle à Reubke que celui-ci a eu la nuque proprement brisée par le coup de pied de Messire Gerolf et qu'il est désormais dans le Jardin de Morr

- Meffire a un remarquable coup franc. Meffire n'a jamais enfifagé une carrière de zoueur de Rotzball ?"
(Reubke à Messire Von Kerkher)

Vox, voyant Josef s'inquiéter de potentiels ennuis avec la garde, lui fait la proposition suivante : "J'ai une idée, Josef ! On n'a qu'à les jeter à l'eau, mais avant cela, on leur ouvre le torse et on leur arrache les poumons ! Non mais écoute-moi, c'est très logique : les poumons, c'est un peu comme des bouées pleines d'air : si on les enlève, les cadavres vont couler !"

Josef, comme le MJ, est horrifié par cette idée et les explications de Vox ne le convainquent absolument pas, pas plus qu'elles ne convainquent l'apothicaire Reubke qui refuse de courir le risque d'être accusé de profanation de cadavre. 

Aussi Vox se contente de fouiller les corps à la recherche d'un butin - une arbalète, quelques surins mais surtout une lettre adressée à Adolphus Kustos, signée QF. accompagné d'un dessin au trait d'une personne ressemblant fortement à Messire Gerolf - ou bien à Kastor Lieberung !

Le lendemain matin, Josef part répondre aux questions de la garde de Weissbruck tandis que Vox fait un inventaire des dégâts subits par le bateau et qu'il en profite aussi pour faire un état des lieux général ainsi que liste quelques idées d'améliorations : 

"État des lieux du bateau : il faudrait imperméabiliser le coter gauche du bateau, réviser quelques boulons a l'avant - on dit la proue, Vox - retirer un nid d'oiseaux en haut du mat, réordonner la boussole, revisser le gouvernail, passer une couche de peinture indigo, nettoyer les vitres et les hublots"

Le bateau reprend sa route dans la matinée, s'engageant sur la Bögen, où les attendent un héritage alléchant ou d'autres ennuis…

Documents de Adolphus Kuftos : ici

lundi 6 février 2023

Aubentag 26 Jahrdrung 2512 - concours de grimaces à Altdorf

Les aventuriers repartent en diligence avec dame Isolde von Strudeldorf, Marie sa garde du corps, le taciturne estudiant en se pressant tant que possible à l'intérieur - sauf Messire Gerolf qui caracole sur sa monture. 

Arrivée à Altdorf 

La brumeuse Altdorf, au confluent du Reik et du Talabec

En fin de journée, la diligence arrive en vue de la capitale. Au confluent du Reik et du Talabec, la glorieuse Altdorf s’élève sur une série de petites iles qui ont depuis longtemps disparues sous les fondations de la cité, capitale de l’empire, siège du palais impérial et de la cathédrale de Sigmar dont les flèches et tours pointent au-dessus des toits des palais et de l’enceinte de la ville. L’enceinte de la cité est imposante. Ses hauts murs blancs font l’objet d’une campagne de travaux de consolidation.

La cité est renommée pour ses universités, ses bibliothèques et ses collèges de magie où des sorciers d’âge canonique peinent sur des chef-d'œuvre magiques, commencé bien avant leur naissance et qui se poursuivront bien après leur mort. C’est là aussi que des pèlerins venus de tous l’Empire viennent chercher la bénédiction de Sigmar dans la cathédrale où le Grand Théogone tient sa cour.

C’est aussi un port, assez vaste pour accueillir des navires de mer remontant le Reik, où des marchands venus de tous les coins du monde échangent toutes sortes de marchandises.

Et enfin c’est la cour de récréation de la jeunesse dorée ; fils de familles nobles et de famille aisée délaissant les domaines familiaux, parfois au prétexte de suivre des études dans l’une des facultés d’Altdorf, pour s’encanailler, se divertir et dépenser sans compter en boisson et divertissement divers.

Terminus : Königplatz, tout le monde descend ! 

"Vous faites ce que vous voulez, moi je vais pisser !"
Sir Gerolf -

Le terminus des lignes de diligence se trouve sur une grande place grouillante de monde : voyageurs, marchands, vendeurs à la sauvette de pâtés chauds, pilori, vendeur à la sauvette de trognons de chou et navets avariés proposant des projectiles faciles aux badeaux venant admirer l'application de la justice, crieur public, etc. 

Dame Isolde fait ses adieux au groupes, Messire part à la recherche d'un lieu où vider sa vessie les montures et laissant ses bagages à la surveillance de Wilfried, Vox s'intéresse aux fascicules imprimés proposant d'authentiques recettes halfelins. Les montures, elles, sont confiées à une écurie publique, une semaine payée d'avance

Deux individus bizarres font des signes et des grimaces en regardant Messire von Kerkher. Comme il les salue de loin, ils s'éloignent précipitamment et suivent un individu aux cheveux blond filasse, avalés par la foule. 

Retrouvailles d'un vieil ami - quelques pichets

Dans une rue adjacente de la Königsplatz, Vox rencontre Joseph Quartijn, un vieil ami batelier. Enchanté de retrouver son vieil ami, Joseph l'invite, lui et ses compagnons de route, vider quelques pichets dans une taverne où il leur confie qu'il se rend à Bögenhafen où il a une livraison à faire, et qu'il ne cracherait pas sur un peu d'aide ; le couple travaillant pour lui vient d'avoir un bébé et les jeunes parents, accaparés par leur nouveau rôle et manquant de sommeil, ne sont plus aussi efficaces... Bien sûr, il payera l'aide !

L'arrivée de deux aristocrates déjà avinés venus se divertir aux dépens des travailleurs mets un terme à la soirée. Les aventuriers essuient quolibets et vexations mais ne répondent pas aux provocations et décident de quitter les lieux

Sur le retour vers la péniche, ils ont la sensation d'être suivi : les deux individus bizarres de la Königsplatz sont derrière eux, mais ils sont abattus d'une volée de carreaux d'arbalètes avant qu'ils ne puissent entrer en contact.

Ils passent la nuit sur la barge de Joseph, où celui-ci ouvre encore une bouteille ou deux...

Réveillés après les bateliers, les aventuriers apprennent qu'ils sont recherchés : les deux jeunes nobles querelleurs ont rencontré quelqu'un de moins patient qu'eux et l'un est décédés. On les a vu s'en prendre aux aventuriers, la garde souhaite donc leurs poser "quelques questions" - décision est prise de ne partir sans attendre et en laissant les chevaux à l'écurie.

En route vers Bögenhafen, son Schaffenfest et son étude de notaire où un coquet héritage attend "Kastor von Lieberung" ou son sosie.

Le Bérébéli quitte le port d'Altdorf et s'engage dans le canal de Weissbrug