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vendredi 17 février 2023

Marktag 2 Pflugzeit 2512 - un malade, un cultiste qui s'ignore et des visions divines

 TOUS AU CHEVET DE RICHTER

Après délibération matinale, tout le monde décide de rendre visite au Magistrat Richter pour prendre des nouvelles de sa santé et savoir si une enquête a été lancée ou non. Jusqu'à présent, c'est la seule personne qui semble leur avoir donné un peu de crédit - tant à leur histoire que financièrement - et qui aurait suffisamment de poids dans cette ville pour mettre fin aux agissements d'une bande de cultistes maléfiques qui assassinent des gens et invoquent des démons dans les égouts. Et puis ce n'est pas comme s'ils avaient le choix : Joseph ne part pas avant la fin du Schaffenfest et la diligence est hors de leurs moyen. 

Tous le monde se rend à l'Hôtel de Ville où le Magistrat Richter occupe un petit appartement de fonction, à l'étage, avec sa gouvernante. C'est elle qui leur ouvre la porte et les fait entrer. Elle est totalement désemparée, très inquiète, et il suffit de lui montrer un peu de sympathie et de compassion, lui tapoter la main d'un air compréhensif et quelques questions judicieuses pour qu'elle ouvre son cœur : 

- Impossible de le voir, Maitre Richter n'est absolument en condition ! Il ne s'est pas réveillé, si on peut appeler ça dormir ! C'est incroyable ça, il n'est jamais, jamais malade ! Il a une santé à toute épreuve, et jamais il n'a manqué son devoir pour rester alité ! …Mais hier, il est revenu du Tribunal des Fêtes avec une migraine affreuse, il a annoncé qu'il allait se coucher, qu'il avait été voir le conseiller Teugen et que ça l'avait épuisé - Ah je ne me suis pas étonnée plus que ça, le conseiller Teugen est… Enfin je ne l'aime pas beaucoup, je trouve... Il se prends pas pour de la crotte de chèvre  ! Toujours à toiser les gens de haut depuis qu'il est revenu en ville !"

Alors bon, voila qu'il part s'étendre, moi je me dis 'Bon. C'est pas courant' mais voila, je peux comprendre ! Mais puis il se relève pas, il se relève pas, moi j'attends pour apporter le repas… Alors je vais voir ! Ah miséricorde de Shallya, il était bouillant de fièvre, le visage rouge, mais rouge ! Là j'ai immédiatement appelé un docteur en médecine - assermenté, attention hein - il est passé hier soir mais j'ai peur qu'il ne sache pas trop que faire pour soigner mon pauvre maitre ! Il a dit qu'il n'était pas trop certain de la maladie et qu'il devait encore faire des recherches mais qu'il allait repasser aujourd'hui. Quand vous avez frappé, j'ai cru qu'il était revenu »

Wilfried Reubke suggère à la gouvernante de le laisser jeter un œil aux symptômes du malade, faisant valoir sa formation d'apothicaire et la possibilité qu'il puisse suggérer un traitement soulageant les symptômes à défaut de le soigner, sans empiéter sur les prérogatives de la Guilde des Médecins (et sans risquer le pilori ou autre) et comme elle reste un peu réticente, Sariel et Albi l'attirent dans sa propre cuisine avec la promesse d'une bonne tasse de thé et une écoute compatissante afin de laisser le champ libre à l'apothicaire.

Au chevet du malade, Reubke identifie les symptômes comme ceux d'une maladie plutôt rare et qui frappe surtout dans la péninsule Tiléenne : fièvre, visage enflammé, yeux et bouche tuméfiés sont caractéristiques de la fièvre cérébrale pourpre. Une affection fort heureusement peu contagieuse …mais mortelle. Faire baisser la fièvre peut éventuellement ralentir la progression de la maladie mais pas le sauver, il faut trouver le bon remède - recherches à faire dans ses ouvrages - et trouver quelqu'un d'assermenté qui puisse lui prescrire le remède.

Peinture ancienne : un médecin examine les urines d'un patient, d'un air pénétré d'importance, en la tenant levée devant la fenêtre. Face à lui, une femme le regarde avec un air moitié dubitatif, moitié patient, moitié pleine d'espoir
Je ne suis pas bien sûre que ce médecin sait ce qu'il fait

Wilfried Reubke et Gerolf von Kerkher attendent le passage du médecin

Gerolf et Wilfried décident d'attendre le passage du médecin pour discuter directement avec lui et - espèrent-ils - le convaincre de la justesse du diagnostic de Reubke ainsi que les laisser chercher un remède dans la bibliothèque de la Guilde. Le médecin, flatté par l'un et par l'autre, se plie de bonne grâce à leurs demande et se laisse aller au bavardage. Il se souvient avoir déjà vu des symptômes similaires à ceux du magistrat Richter il y a de cela plusieurs années : Hans Teugen - l'ancien héritier de la famille Teugen, le frère ainé de l'actuel chef de famille - est tombé malade et est décédé d'une fièvre identique. 

Vu qu'il ne peut participer aux discussions scientifiques de l'apothicaire et du médecin, Gerolf von Kerkher est envoyé aux commissions: il y a une apothicaire au Schaffenfest, peut-être qu'elle a avec elle certains ingrédients nécessaires à un remède contre la Fièvre Cérébrale Pourpre ? 

- 40 pistoles et j'achète ce mouton !"

Sur le champ de foire, Gerolf traverse une vente aux enchères de bétail et plutôt que de se faufiler en jouant discrètement des coudes et en s'excusant de marcher sur les pieds, il surrenchérit de façon ahurissante. Le voici maintenant l'heureux propriétaire d'un bélier à l'air obstiné répondant au nom de Timmy, ainsi que de plantes médicinales exotiques qu'il rapporte à son domestique avec empressement. 

Un bélier l'air pas trop patient
Ne lui tournez jamais le dos

Vox prie pour un bon rétablissement

Vox, lui, applique une méthode de guérison plus traditionnelle : il se rend au temple de Shallya prier pour le rétablissement de Richter. La vision d'un démon-gardien a persuadé le nain pragmatique que dieux et démons peuvent bel et bien répondre aux commandements humains pour peu qu'on le leur demande avec assez de persuasion et - qui sait - exhausser des vœux simples tels que "Pitié, Shallya, faites que j'arrête de me chier dessus"  ou encore "guérissez ce malade". S'étant fait expliquer les coutumes par une jeune prêtresse, à qui il a laissé un don substantiel bien malgré lui (quand on tend une pistole pour un cierge et qu'on ne réclame pas la monnaie de retour avec virulence, c'est considéré comme un don), il s'agenouille et prie... 

Il n'est pas le seul malade - la ville est souffrante"

Sariel, Albi, rejoints par Vox dans les bas quartiers - autre rive

De leurs coté, Sariel et Albi décident de repartir à la recherche d'Ulthar et le croisent dans un park de la ville où il hurle des avertissements à propos du Chaos qui menace la ville, de signes évidents qui sont là, des chiffres dont il convient de se méfier ? ( les 7 et les 9...) et puis d'un homme qui n'est pas un homme... Sariel et Albi jouent des coudes pour se rapprocher et ils sont rejoint par Vox, qui les croise en sortant du temple de Shallya. Quand l'homme avise Vox, il hurle d'effroi, tourne les talons et par à toute jambes. Arrivé aux quais, Albi et Sariel le voient debout sur le bac qui se dirige vers l'autre rive. Albi s'époumone pour persuader le nautonnier de faire demi-tour mais celui-ci ne l'entend pas. Alors il saute dans une barque et intime au pêcheur : « Suivez ce bac! » Le pecheur s'échine sur ses rames et rattrape l'écart. Ulthar saute à l'eau quand il voit cela. Sariel, Albi et Vox le perdent de vue dans le labyrinthe de ruelles. Tout le monde connait Ulthar dans le quartier et ils se font indiquer sans difficulté l'immeuble où il vit. >

...où il vivait. Devant la maison, le groupe hésite un peu sur la meilleure approche et élabore un stratagème où ils se font passer pour de généreux bienfaiteurs venus distribuer des repas aux pauvres pour se faire ouvrir la porte et indiquer la chambre d'Ulthar. Quand ils se décident à ouvrir la porte, ils le découvrent baignant dans une marre de sang, la gorge ouverte. Rien n'explique ce crime, ni comment il a pu se produire pendant la courte avance qu'Ulthar avait sur eux. Le seul objet d'un peu de valeur, dans cette pièce minuscule qui sent la chaussette sale, c'est une petite bague ornée d'un chaton représentant une fleur à quarte pétales. 

La Rose Sanglante évoquée par Esmerta la voyante ? 

Alors qu'ils reviennent sur leur pas, leur attention est attirée par une distribution de charité organisée devant les portes de la caserne Feu-Noir, le poste de garde chargé de surveillé le quartier malfamé. Des dames patronnesses et un homme en habit bien trop e pour l'endroit organisent une file, sourient aimablement, échangent quelques mots aimables et tendent une pièce de vêtement et un bol de soupe… Albi tente de s'incruster : après tout, l'estomac n'a pas d'œil et une soupe reste une soupe… Les gardes semblent escorter les notables, Albi et Sariel pensent rester à proximité pour profiter de l'escorte des notables et des gardes pour retrouver les quais sans risquer d'être dépouiller dans une ruelle. Alors Albi sympathise avec les généreux bienfaiteurs.  L'homme est Friedrich Magirius, un conseiller municipal, un marchand imminent et également un membre de l'Ordo Septenarius, dont il porte le symbole en broche ! 

- L'Ordo Septenarius ? Vous avez entendu parler de nous ? Chuuuuut, pas si fort ! C'est... Enfin non, ce n'est pas secret. Disons que c'est discret voila tout. Une association de bienfaisance ...Mais le lieu n'est pas le mieux choisi : je mange ce midi à la Truite Dorée, c'est un établissement très bien et nous seront tranquille pour en discuter !" 

Tous ensemble - midi - On est suivi ?

Tous se retrouvent devant l'Hotel de Ville de Bögenhafen et ils échangent leurs découverte quand ils ont la sensation désagréable d'être observés par une femme d'allure respectable, habillé comme une bourgeoise ou une dame de la petite noblesse. Quand ils s'arrêtent, elle passe devant eux sans même se dissimuler, en leur adressant un large sourire narquois avant de tournée dans une allée latérale. Quand ils tentent à leur tour de la suite, elle a disparu sans laisser la moindre trace. 

Albi et Gerolf à la Truite Dorée

Albi, Gerolf, Sariel et Wilfried se rendent à la Guilde des Marchands pour répondre à l'invitation de Friedrich Magirius. La Guilde est un bâtiment imposant dont l'aménagement exprime non seulement la réussite financière et sociale mais aussi le sentiment de cette réussite et la volonté d'en faire étalage : boiseries sculptées et peintes dehors, abondamment cirées à l'intérieur, vastes tables, murs tendus de cuirs, et surtout une armée de commis qui s'affairent entre les vénérables marchands membres de la guilde. Alors qu'ils attendent que Magirius les rejoignent, les quatre aventuriers voient passer un élégant jeune homme qui semble être traité avec encore plus de déférence que les autres marchands. ...Où peut-être que l'on s'écarte de son passage pour une autre raison : il croque une gousse d'ail ostensiblement et avec une délectation affichée, comme d'autre goberaient un quartier de mandarine. 

- C'est Maitre Gidéon Teugen, le cousin du Maitre de notre Guilde" leur explique-t-on. 

Albi entraine le marchand dans un repas gargantuesque, comptant sur la digestion et le vins pour endormir toute méfiance du marchand et le faire parler de l'Ordo Septenarius : 

Magirius n'en démord pas : il s'agit d'une société de bienfaisance, fondée par les riches marchands de Bögenhafen pour aider les pauvres de la ville. 

…Voyez-vous, nous pensons qu'en tant que bourgeois privilégiés par le sort, il n'est que justice de redistribuer un peu à ceux à qui la fortune n'a pas sourit… Ce n'est que justice ! Et puis aussi, cela ne peut que profiter à la ville et à la société à long terme : les affamés ne font pas de bon travailleurs, une cité où les plus riches gardent tous pour eux et les plus pauvres ne reçoivent rien est en proie aux incivilités et aux troubles et ainsi de suite… Et en tant que marchands et que conseiller municipaux, c'est doublement notre responsabilité, n'est-ce pas ? 

Mais voila, il se trouve que nos... hum... nous comptons certaines… hum… Personnalité de Bögenhafen dans nos rang et non, je ne peu trahir leurs nom, voyez-vous, et c'est pour cela que nous devons garder le plus grand secret sur nos activités ! Les gens sont jaloux, mesquins, toujours prêts à voir des machinations et des complots partout : si la liste de nos membres devenaient publique, on serait aussitôt accusés de népotisme, de corruption ou de tenter de créer un contre-pouvoir au conseil municipal par nos ennemis politiques ! Si nous restons discrets, au contraire, nul ne peut nous accuser de trafic d'influence puisque nous ne faisons aucune publicité de nos actions ! 

...Oui, je l'avoue, nous cédons un peu à l'amour du décorum et du théatre ! Mais n'y voyez aucune malice : ce n'est que des tralalas de foire pour fluidifier nos échanges et puis aussi avouons-le pour flatter notre imagination, rien de plus ! Mais c'est nécessaire, c'est nécessaire ! Ca a été un coup de génie de Teugen, Oh par Bögenhauer ! Vous n'avez rien entendu n'est-ce pas ? Enfin je disais que cela a été un coup de génie de notre Premier : cela enflamme l'imagination, cela attire les nouveaux venus, cela donne un sentiment d'appartenance, un sentiment de secret, c'est finalement assez drôle ! Et totalement inoffensif, je vous le promet !"

En sortant de la Truite Dorée, ils aperçoivent le marchand Franz Steinhager que Albi a déjà aperçu lorsqu'il est a tenté de le rencontré dans ses bureaux. Steinhager sort la main de sa poche, défroisse un papier pour le lire, avant de le rouler en boule et de le jeter dans la rigole. Albi passe derrière et l'empoche. Il demandera plus tard à se le faire lire. 

"Tout va bien, le temple est prêt à être utilisé. Bientôt nous serons tous riches, après la fin du Schaffenfest, au son de la douzième cloche, notre plan se réalisera.  Johannes Teugen"

Reubke & Sariel - Retour au Schaffenfest

Sariel n'est pas très enthousiasmée par le menu de la Truite Dorée et préfère partir de son coté au Schaffenfest, pour retrouver la voyante Esmerta et lui poser des questions sur la bague. La voyante prend l'argent, inspire profondément et annonce : "Un homme qui n'est pas ce qu'il parait... Un grand danger... Pierre qui roule n'amasse pas mousse... Qui veut aller loin ménage sa monture..." Dépitée, Sariel comprend que la voyante tente de noyer le poisson et de gagner sa consultation en égrenant des proverbes. 

Wielfried retourne voir l'apothicaire et lui propose de repartir avec eux en bateau pour Weissbruck quand la foire sera fini. Elvyra accepte volontier. Joseph n'est pas encore au courant, mais Reubke en fait son affaire. 

 Vox - Bienfaits de la prière

Vox Pholk non plus n'est pas intéressé par le menu, il a toujours les intestins fragiles. Il décide de retourner au Temple de Shallya, de prier un coup et d'exiger des éclaircissements sur l'illumination du matin. Ah oui, et prier aussi pour le rétablissement de son système digestif. 

Il se perds dans la contemplation de la grande fresque de Shallya qui couvre tous le murs derrière l'autel, la représentant en Dame de Compassion : des larmes abondantes roulent sur ses joues, un sourire compatissant flotte sur ses lèvres, elle incline la tête vers ses fidèles et leurs ouvre les bras, paumes tendues vers l'assistance, en un geste d'accueil. Et des colombes aussi blanches que sa robe voletent autour d'elle. Au début, il ne se rend pas compte du changement dans la fresque, puis il se dit qu'il a oublié de cligner des yeux trop longtemps quand il remarque que l'arrière-plan a changé de teinte. Mais lorsque la silhouette de la Dame de Compassion se dédouble, qu'une seconde silhouette se forme progressivement, il doit constater qu'il y a quelque chose d'autre à l'oeuvre ! Aux cotés de la Dame de Compassion se dresse une autre Dame. Sa robe est sombre et stricte, aussi sévère que son expression. Une chouette est perchée sur son épaule et elle brandis une balance à plateau dans l'une de ses mains. Il faut un moment à Vox pour identifier l'apparition comme étant la déesse Verena. Dans le panthéon humain, elle est la déesse de la Justice, qui juge les vivants. Son époux Morr, juge les défunts. Elle est également la déesse de la connaissance. 

un Nain contemple extatique une fresque de Shallya la Miséricordieuse - jeune fille en pleurs entourée de colombes et ouvrant des bras accueillants - derrière laquelle apparait la figure sévère de la déesse Véréna La Très-Sage femme tenant une balance dont les plateaux sont des crânes enflammés, une chouette sur l'épaule
Shallya et Verena apparaissent à Vox

Vox se rend au temple de Verena et demande à parler à la grande prêtresse de Verena. Greta Harboka l'écoute avec attention, l'interroge méticuleusement pour établir s'il se moque d'elle, s'il affabule, a des hallucinations dues à la fièvre, à une intoxication, une drogue ou l'abus de boisson. Et comme cela ne semble pas être le cas, elle lui fait expliquer par le menu tout ce qu'il a vécu jusqu'ici qui pourrait expliquer que Shallya puis Verena lui adressent des mises en garde. Vox parle de tous, sauf du démon qui est apparu dans la cave des égouts et achève en parlant de Morrslieb apparue la veille et qui semblait les regarder. 

Ensemble, ils écument les rayonnages à la recherche de tout ce qui concerne Morrslieb... Ils trouvent un extrait prédisant l'arrivée du Seigneur du Changement qui s'empifera d'humain, annoncée par une pleine lune verte. Mais également quelqes notes volantes sans signature, que Greta Harboka ne se souvient pas d'avoir déjà vues. Elle laisse Vox faire une copie des passages qu'il lit ensuite à ses compagnons, une fois rassemblés à l'auberge. 

mercredi 15 février 2023

Mitterfrühl 2512 - Bögenhafen tout le monde débarque !

Quais de Bögenhaffen
Le jour de l'équinoxe de printemps - qui est également le premier jour du Schaffenfest, le Bérébeli arrive à Bögenhafen. 

En ville

Le port de Bögenhafen est encombré de barges, de dockers, de marchands évaluant la marchandise et curieusement de quelques Halfelins affairés qui font de grandes enjambées le long des quais. Josef soupire : "On a payé pour naviguer, maintenant faut payer pour s'amarrer. Allez, je vais aller donner à bouffer aux affreux mange-fric !" et s'en va régler la livraison de la cargaison auprès de son commanditaire Maitre Ruggbroder, promettant de payer les aventuriers à son retour. 

Ceux-ci pour leur part décident de ne pas abuser de l'hospitalité du Bérébelli plus longtemps - qui ne leur offre qu'un confort très relatif - et finissent par dénicher une auberge aux prix encore relativement raisonnable après avoir fait plusieurs établissement (dont certains très huppés où ils furent regardé d'assez haut). La ville est bondée de visiteurs. Certains viennent pour affaire, d'autres avant tout pour prendre du bon temps et pour quelques jours, les rues sont pavoisées de petits drapeaux, les étals débordent tandis que les rares Boggenhaffois qui ne vivent pas directement du commerce se repèrent très facilement à leur air excédé lorsqu'ils doivent traverser des rues encombrées de visiteurs lambinant le nez en l'air ou hésitant devant le choix de tourtes d'un marchands ambulant. 

Gerolf von Kerkher s'inquiète de parvenir à endosser correctement son rôle de Kastor von Lieberung et s'entraine à répondre à ce nouveau nom. Afin d'entrer dans la peau du personnage, il se mets en quête d'un tailleur qui pourra lui faire une garde-robe digne de l'héritier d'une baronnie, estimant que ses propres atours, aux couleurs de sa famille, ne conviennent pas. Il se fait accompagner par Sariel en avançant que le goût très sûr, le sens de l'esthétique et de la beauté naturel aux Elfes ne pourra que lui profiter... Malheureusement s'il est un don que les Elfes n'ont pas, et en tout cas certainement pas Sariel, c'est celui du négoce et les deux dépensent sans ciller une petite fortune en acompte au tailleur pour un habit qui sera prêts dans trois jours minimum. 

Sariel se rends chez deux orfèvres différents pour faire évaluer les bijoux "trouvés" précédemment, note soigneusement les prix proposés mais n'échange encore rien. 

Vox part à la recherche d'une forge et est assez surpris de se faire rembarrer par le maitre forgeron qui refuse de lui céder l'usage de sa forge, au motif qu'il n'est pas un artisan de la ville ! 

Personne ne semble connaitre la Garten Weg dont il était question dans la lettre du notaire, ni l'étude de Löcke, Stock et Barl. 

Au Schaffenfest

Albi Piedfané, renouant avec un vieil atavisme, décide de se rendre à la foire pour observer le bétail... Rien ne le tente, mais il parvient à prélever quelques belles poignées de duvets aux poules d'une paysanne mystifiée par la promesse de secrets du Moot pour élever des pondeuses de compétition. 

Il est rejoint par Vox, Wilfried, Sariel et Messire Gerolf et le groupe flâne de distractions en distractions: 

Au mat de Cocagne, Wilfried Reubke décroche un jambon. 


Chez Esmerta la Voyante, Sariel et Sir Gerolf se font prédire la bonne fortune : "...Des aventuRrres ! La Rrrichesses ! ...Je vois un homme  SombRrre qui n'est pas ce qu'il paRrrait êtRrre - Je vois un endrrroit sombrRrre, etrrrroits... Un marRrriaage... Le symbole de la Rose est rrRouge, elle ruisselle de sang. Je vois... Je vois... Je vois les Ténèbres autour de la ville. Une ombre plane sur Bogenhafen. Je vois le seigneur de la mort chevaucher sur le fleuve. Je vois un grand mal dissimule derrriere le Trône d'un Puissant ! Je vois l'Empire en Flamme ! Je... Je ne vois plus rien, cela fera 10 sous !"

Vox Pholk affronte Brogen la Brute à la lutte, appâté par la promesse de gagner 5 Couronnes s'il parvient à tenir 5 minutes, tout cela pour la modeste mise de 5 pistoles, mais tout ce qu'il y gagne, c'est une côte fêlée. 

Wilfried Reubke fait la connaissance d'une apothicaire fort séduisante et assez âgée pour être sa mère avec qui il discute métier et qui lui suggère de passer la voire à Wessbruck, à l'occasion.

Pour se remettre de leurs émotions, ils s'arrêtent prendre un godet à une taverne de toile. Le passage d'une femme furieuse hurlant des reproches à un camelot et trainant en remorque un bambin pleurant à chaude larme. Attiré par la promesse d'un bon scandale, ils la suivent jusqu'à la tente où siège le TRIBUNAL DES FÊTES où un magistrat local règles les conflits qui ne manquent pas de se produire et où une clerc prend la déposition de la mère de famille - un camelot qui aurait truqué son jeu de chambouletout en clouant certaines cibles… Elle a lâché la main de l'enfant et fait de grands gestes pour expliquer en détail ses griefs à la jeune clerc, et le bambin est parti se consoler de sa déception en rejoignant un groupe de gamins qui bombarde d'un choix de légumes le pilori, où est enchainé un nain à l'allure pitoyable. Bien sûr, les épluchures et les taches de jus de fruits blettes n'arrangent pas son allure mais cela n'explique pas tout...

Le nain avise Vox et fait appel à la solidarité de celui-ci, l'implore de venir au secours d'un frère nain et de bien vouloir payer son amende (...ivrognerie sur la voie publique ? ivrognerie ?). Vox regrette rapidement sa générosité car, une fois délivré, Gottri s'accroche à ses pas en vantant sa générosité qui irait peut-être jusqu'à lui offrir un peu de monnaie, peut-être ? Vox cède, à condition que Gottri ne boive pas cet argent ! Gottri le remercie chaleureusement, et après de grandes effusions il s'éloigne. ...En direction d'une guinguette de toile. 

De leur coté, Sariel, Albi, Wilfried et Messire Gerold ont été attiré par les cris d'un chaland en habit bigarrés vantant le Musée Zoologique du Doktor Malthusius et son spectacle incroyable de Monstres et Merveilles ! - Vox préfère s'intéresser au chambouletout truqué et, constatant qu'un garde semble faire remballer ses quilles au camelots, se rabat sur l'attraction voisine où il gagne une poupée de chiffon presque aussi grandes que lui. Et il part acheter un poussin également - Merveilleuse attraction, en effet ! Pendant le spectacle, le fabuleux gobelin à trois jambes des Montagnes du Bout du Monde parvient, les dieux savent comment, à se défaire de son collier et à s'enfuir ! 

Sariel s'est faufilée jusqu'au premier rang et se tient prête à intervenir au cas où quelque chose tournerait mal. Elle sert dans son poing le duvet qui lui permet d'incanter plus facilement le sort de Sommeil et incante doucement, en feignant de chantonner tout bas. Lorsque le gobelin passe ventre à terre à coté d'elle, elle projette le bras en avant pour le toucher à l'épaule tout en lançant le sort de Sommeil. ...Mais à sa grande surprise et peut-être un peu à son horreur, le sort reste sans le moindre effet sur la créature, qui zigzague entre les badauds et poursuit sa course jusqu'aux remparts de la ville... Et alors qu'il semble acculé, il disparait soudain dans un buisson !

La foule frémit d'horreur mais un examen du buisson révèle une explication toute prosaïque : il dissimulait une bouche d'aération dont la grille rouillée est maintenant défoncée. 


Albi hésite à passer derrière le gobelin mais la perspective d'une glissade dans l'obscurité la plus totale, dans des profondeurs où se cache on ne sait quel danger et où il se retrouverait tout seul, le dissuade. 

Sariel va chercher le magistrat du tribunal des fêtes pour l'informer de la fuite d'un gobelin. Le magistrat expédie séance tenante l'affaire en court pour suivre Sariel jusqu'au lieu du délit et offre d'emblée 50 couronne à qui ramènera le gobelin, mort ou vif !
Sur quoi Malthusius promet qu'il en offre 50 de mieux si on lui rapporte son gobelin bel et bien vivant !

100 couronnes d'or, c'est une belle somme et les cinq aventuriers se proposent illico… Pour peu qu'on leur fournissent de la corde, des cirés, des bottes d'égoutier et peut-être une nuit de sommeil pour permettre à Vox de se remettre de sa cote cassée ?