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dimanche 22 février 2026

Et maintenant, on fait quoi ? - quelques jours avant et après Sonnstille 2512


Reposons-nous dans les bois

Une fois le campement enfin atteint, nos aventuriers se sont effondré sur une paillasse pour dormir d'une traite jusqu'au lendemain matin. Pas trop habitué aux rudes conditions des combats et de la vie extérieur, le groupe se réveille tard pour découvrir que les hors-la-loi, dirigés par Ingrid, sont retournés au village sans les avertir, laissant derrière eux les plus faibles. 

Pas trop emballé à l'idée d'affronter les bois, les pièges et ce qui peut bien se trouver dans les ruines du village, les quatre compères se réveillent en douceur, examinent le peu qu'ils ont réussi à grappiller au château et lèchent leurs blessures. 

Lothard va offrir le sac de grain à Mama Goussedaille, la vieille prêtresse de Rhya, qui accompli ses dévotions devant les petits autels de paille. 

Reubke se demande que faire et comment sécuriser la bouteille de poudre de malepierre volée dans le laboratoire du Dr Rousseau et Sariel propose d'utiliser le coffret pillé dans la chambre de la vieille baronne. Celui-ci semble précieux, ainsi que la plus part de son contenu (à l'exception des deux mains momifiées qui servent de présentoir à bagues) malheureusement le spécialiste de l'évaluation sirote désormais des bières épaisses à Gissenwald et Lothard qui a un peu d'expérience en ce domaine n'est pas trop habitué à manipuler pierres fines et objets luxueux mais en écoutant l'estimation qu'il fait de la boite à bijoux et de son contenu, tous décident de préserver celle-ci.  

Les grimoires raflés dans la bibliothèque devront être étudiés longuement avant de délivrer leurs secrets tandis que les ex-libris des ouvrages et certaines lettres révèlent que la baronne Magrit entretenait tout un réseau d'achat de livres mais également qu'il reste un dernier rejeton Wittgentein, Gotthard, qui est parti s'amuser à Middenheim où il relationne à fond lors de bacchanales slaaneshites où ses prouesses lui ont valu de recevoir un poste relativement important dans quelque administration (quoique la lettre la plus récente indique que sa "bienfaitrice" dénommée Nikki soit décédée de façon subite entre Erntezeit 2511 et Jahrdrung 2512). 

Tandis que Reubke et Sariel se plongent dans la lecture, Lothard part inspecter les pièges autour du camp. Dans l'un, il trouve un curieux petit humanoïde au cou brisé entièrement nu à l'exception d'un os qui lui traverse le lobe d'une oreille qu'il a fort grande et pointue, ainsi que son nez, et à la peau verdâtre. Il n'est pas familier avec ces créatures mais il reconnaît sans difficulté une "Peau-Verte" et là où y en a un, il y en a probablement d'autre. 

Sur ce, Ingrid et ses soldats reviennent au camp, le visage grave et le pas lourd. Certains marchent avec l'aide de leur camarades, d'autres doivent être portés, certains pleurent en silence. La journée n'a pas été bonne. La nouvelle qu'il y a des peau-vertes dans les bois rajoute une couche. Un moment les propriétaires du MeudeFleuh envisagent d'évacuer tous le monde vers la tour à signaux où ils pourraient établir un petit village... Mais Albi rejette l'idée sans appel lorsqu'il se rappelle que certain des hors-la-loi ont des mutations.  Ils se sépareront ici dans les bois et chacun s'en ira de son coté. 

A pied le long du Reik 

Le lendemain, les quatre compères traversent les bois pour rejoindre le rivage qu'ils comptent longer jusqu'à retrouver le Meudefleuh que Renata a été amarrer quelque par en aval. Pour cela, ils doivent repasser par le village et voir de leur propre yeux le résultat des exactions menées par les soldats du château. 

Nerveux à l'idée que Renata ait pu filer en douce avec le bateau ou soit amarrée Grand-Père Reik sait où, Albi et Reubke échangent les suppositions les plus sombres sur ce qu'il est advenu de leur bateau, jusqu'à ce que Sariel décide de tester un sort décrit dans un grimoire récupéré à Wittgenstein permettant de localiser la direction générale du bateau. Enhardie par le résultat très satisfaisant, elle tente ensuite de prédire le temps qu'il fera mais les vents lui échappent et se déchaînent dans les entrailles de chaque membre du quatuor... Un jour comme un autre quoi. Bref.

...Après quatre jour de pérégrination le long du rivage - pendant lesquels Reubke et Albi n'en mènent vraiment pas long - le Meudefleu apparait au détour d'une petite île plantée de roseau. Derrière, entre les branches des saules, apparaissent les toits d'un petit village de huttes bien dissimulée dans le méandre de bras morts. . 

Wörlin 

Renata les accueille avec un grand sourire, salue joyeusement Lothar puis s'enquiert de l'absence de Gerolf von Kerkher. Son sourire ne disparaît que lorsqu'on lui explique clairement que s'il reste à Wittgendorf, c'est parce qu'il est MORT à Wittgendorf, et Renata fond en larme... Cela tranche sur l'air entraînant qui provient du village - dont les huttes sont décorées de façon fort festives. Après avoir pleuré tout son saoul, Renata sèche ses joues et explique que c'est la veillée de Sonnstille et le village est en fête. On l'avait invité mais elle ne sait plus trop... Albi et Sariel déclinent l'invitation, Lothar et Reubke décident d'accompagner Renata pour se changer les idées mais Reubke a un SPT quand on lui offre un verre gratis et fait demi-tour sans boire la coupe qu'on lui a versé. Lothar et Renata investissent la piste de dance (assez maladroitement vu que ni l'un ni l'autre ne connaissent les pas de danse et Renata dément la réputation d'excellent danseur des Striganys en heurtant de plein fouet Lothar lorsqu'elle se trompe de sens pour virer avant de lui piétiner les orteils). Lothar fini par remarquer que Renata tient à peine sur ses jambes et décide de la ramener au bateau, en s'interposant vigoureusement lorsqu'une villageoise propose de la faire dormir sur place... 

Le lendemain matin, Renata se réveille avec une affreuse gueule de bois. Lothar - qui a désormais peu de sympathie pour les villageois - va se servir lui-même dans leurs provisions : bois pour le poêle, étoupe en cas de réparation, assez de carreau pour remplumer tous les carquois et deux trois petites choses...   Albi de son coté va chercher les chevaux qui se trouvent au prés communal avant d'acheter du foin pour les nourrir. 

Les moines sigmarites

En revenant au bateau, Albi avise trois moines qui font les cent pas, l'air d'attendre quelqu'un. Comme leur robe est décorée du marteau de Sigmar, le halfelin se précipite vers eux et, fier comme Artaban, il fait le récit complet de ses exploits au château Wittgenstein. Il s'attendait à des chaleureuses félicitations pour avoir purgé le Reik d'une lignée dégénérée de nobles nécromants, mutés ou démonistes. Au lieu de cela, il se voit rappeler quelques grands concepts sur la justice impériale : les nobles ne peuvent être jugés que par leurs suzerain, pas par des cours de justice roturière - même pour des questions religieuses, même par des chasseurs de sorcières. Albi se voit à deux doigts de finir lui-même répurgué lorsqu'il lui revient en mémoire que les Wittgenstein avaient montre leur mépris de l'Empire en massacrant régulièrement des collecteurs d’impôts et autres envoyés impériaux - et ils ont le reste d'un édit impérial ayant servi de papier toilette pour le prouver ! Albi n'est plus si disposer à pavaner devant les moines et est très désireux de retourner viteuf au bateau lorsqu'il remarque l'air préoccupé des trois religieux et leur en demande la raison. 

La raison est que le Père Marcus est l'abbé de son monastère et une sorte de sommité en théologie. Il a été appelé à Altdorf et doit s'y rendre sans attendre or le pilote du bateau qui l'y conduit s'est volatilisé pendant la veillée de Sonnstille. Les deux jeunes moines lui servent d'escorte, de pages et de garde du corps. Quel heureux hasard, Albi a justement un bateau et propose illico aux trois religieux de voyager à son bord ! (Le reste du groupe qui n'a pas été consulté sera nettement moins enthousiaste à cette idée).

Heureusement le Père Marcus est très discret et passe le plus clair de son temps à lire ou à discuter avec Albi de Sigmar. L'abbé se rend à Altdorf pour discuter de la résurgence de l'hérésie sigmarienne dans l'Empire : pour ses partisans, la divinité de Sigmar est grandement exagérée. Il s'agit tout au plus d'un héros semi-divin, un champion d'Ulric que le fondateur légendaire de l'Empire vénérait lui-même. Tout ce qu'il a accompli aurait pu être fait par un chef de guerre béni de son dieu. Toujours d'après ces hérétiques, quand Saint Helstrum annonça qu'il avait assisté à l'apothéose de Sigmar, élevé au rang de dieu par Ulric lui-même pour protéger son successeur, son peuple et l'empire, ce fut uniquement l'intérêt politique qui motiva la piété du nouvel empereur. et ils émettent des jugements pernicieux sur les habitudes d'ascétismes et de mortification du moine qui auraient entraîné des hallucinations causées soit par la faim soit par la consommation de pain moisi. Et là est bien tout le problème : ces hérétiques qui remettent en question la divinité de Sigmar ne le font pas par amour du débat d'idée mais par chauvinisme et calcul politique car mettre en doute l'existence même de Sigmar, c'est mettre en doute la légitimité de l'Empereur comme du Grand Theogone, replace Ulric au sommet du panthéon et donc son culte et ses ministres comme les plus important de l'Empire. Cette hérésie, c'est le carburant alimentant une opposition entre les provinces du Nord et celles du Sud et... 

Et on annonce trois oiseaux de très grande taille qui survolent le Reik en direction du Meudefleuh.