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vendredi 17 février 2023

Marktag 2 Pflugzeit 2512 - enquête chez les marchands de Bögenhafen

Le magistrat est hors d’état d’ordonner une enquête ou d’instruire un procès, et ce après avoir rencontré Johannes Teugen – dont le frère est mort jadis d’une maladie similaire. Teugen fait certainement partie du complot mais est une cible beaucoup trop dangereuse.

Friedrich Magirius de l’autre coté semble totalement inoffensif. Peut-être même trop inoffensif pour son propre bien. Soit il s’agit du meilleur comédien au monde, soit il pense très honnêtement faire partie d’une organisation charitable et n’a aucune idée des autres activités de son cercle.

Reste la piste du marchand Franz Steinhäger qu’on a vu jeter négligemment un papier signé de la main de Teugen (annonçant que tout était prêt et qui donnait rendez-vous à la fin de la foire), dont les bureaux se trouvent au-dessus de la cave secrète, dont le mouchoir a été retrouvé dans le temple et dont il s’agit maintenant de parvenir à tirer quelques renseignements !

Franz Steinhäger est un homme très occupé et il n’est pas possible d’obtenir un rendez-vous d’affaire de façon impromptue quand on ne figure pas déjà dans son carnet d’adresse et qu’on est attifé de façon banale… Cependant Heinrich, le frère de Franz, entend la plaidoirie de Albi et décide de faire entrer celui-ci et son compagnon Gerolf von Kerkher dans son propre bureau. Heinrich ne respire pas la joie de vivre, quelque chose l’a rendu fort amer et désabusé. Albi et Gerolf se présentent comme des marchands en quête de partenaires à Bögenhafen et pose diverses questions sur la santé financière de la famille. Ils apprennent ainsi que les Steinhäger possèdent différents entrepôts, dont celui où le cadavre du gobelin en fuite aurait été retrouvé : l’entrepôt n° 4.

L’entrepôt n° 4 est l’un des nombreuses halles de bois qui s’ouvrent sur les quais de Bögenhafen et où sont entreposées les marchandises trop encombrantes ou pas assez précieuses pour être stockées dans les locaux marchands en ville. Le groupe pressent qu’il s’agit du lieu du rituel et décide d’aller enquêter dessus ou plutôt dedans. Mais sur place, un gardien et son chien leur interdise l’entrée. Reubke pose quelques questions de pures formes et tourne les talons après s’être vu confirmer qu’il s’agit bien de l’entrepôt n°4.

- MAIS CE SONT MES MATELOTS !?"

Lorsqu’ils s’engagent sur la Hafen Strasse, les aventuriers sont rattrapé par Joseph Quartijn qui les salue avec entrain, beaucoup plus souriant que la soirée précédente, lorsque Morrslieb luisant au-dessus de la cité. Il s’en va rendre visite à son contact Hieronymus Ruggbrauder, d’une grosse famille marchande également, afin de discuter de futurs contrats de transport et proposent à ses amis de l’accompagner, et ensuite prendre un verre ensemble à la foire ? Les aventuriers acceptent, c’est là l’occasion de faire connaissance avec un autre notable de la ville.

Arrivé sur la place de l’Hôtel de Ville, les aventuriers ont à nouveau la sensation désagréable d’être épiés. Quelques coups d’œil discrets le confirment : un étudiant les observe avec un sourire cynique. Albi Piedfané n’y tient plus ! Les démons, c’est une chose, mais les Grands qui se paient sa tête, non. Albi, Halfelin de son état, voleur de bétail de sa profession, décide de renouer avec sa vocation initiale et de se saisir du taureau par les cornes. …bon, du bélier peut-être. Il s’écarte de ses compagnons et fait un très large détour sur la place, profitant de la foule de badaud pour se dissimuler à la vue de leur poursuivant et se positionner dans son dos. Ensuite, il se rapproche doucement, filant le fileur, et lorsqu’il se trouve tout proche, lui colle la pointe de sa dague dans les reins et lui souffle

- un mot, un geste t'est mort ! Avance on a des questions !"

- Je suis mort, vraiment ? Et si je hurle à l’agression, plutôt, tu vas faire quoi ?" s’esclaffe l’étudiant, nullement décontenancé.

- Fais donc ça, et je hurle que tu as piqué ma bourse" rage Albi, en joignant le geste à la parole et en jetant sa bourse entre leurs pieds.

- Chiche !" s’exclament-ils tout deux de concert.

Les gardes arrivent rapidement et embarquent l’étudiant et le halfelin qui se sont tous deux composé l’expression éperdue et désemparée de circonstance et bafouillent leurs version des faits à toute allure. Au Palais de Justice, gardes et suspects doivent patienter quelques instants dans le hall qu’un magistrat soit disponible. Quelque part, un administré hurle de rage sur un fonctionnaire de la ville : une sombre affaire de taxe foncière qui augmente de façon insensée d’année en année, due à la superficie de son terrain qui augmente également, alors qu’il jure n’avoir fait aucun travaux, ce qui attire l’attention du bureaucrate sur le fait qu’il n’a visiblement pas entré de demande de permis de construite… Mais pas du tout, ce sont ces foutus arpenteurs de mes deux, ces broute-gazon du Moot, ces… C’est une arrestation pour outrage à magistrat qui clôt la dispute et le pétitionnaire est entrainé entre deux gardes de la ville hors de la pièce.

Albi se sent de plus en plus mal à l’aise, un atavisme du à son ancien métier, et se tourne vers les gardes pour leur faire savoir qu’il a changé d’avis, qu’il ne souhaite de mal à personne, simplement récupérer son bien et c’est chose faite, qu’il ne veut pas les ennuyer plus longtemps et simplement repartir en laissant l’autre jeune homme repartir aussi.

Les soldats se laissent convaincre et libère tout le monde, l’étudiant sort en premier, Albi le suit et… une fois dehors, il constate qu’il l’a perdu de vue ! Il semble s’etre volatilisé au moment où il a passé les portes. Un mystère de plus !

Pendant ce temps, Joseph et le reste des aventuriers ont continué leur route. Lorsqu’il se rend compte que Albi manque, Joseph est un peu surpris mais Sariel le rassure : il n’est pas perdu, il a du faire une petite course mais il reviendra bientôt… Un peu surpris, Gerolf et Reubke acquissent pour afficher un front uni et ne pas laisser voir qu’ils ne sont au courant de rien et acceptent de rencontrer Ruggbroder avec Joseph mais sans Albi. S’il est surpris de voir Joseph se présenter avec une telle escorte, Ruggbroder ne s’en formalise pas et les laisse tous entrer dans son bureau de travail. Les aventuriers se tiennent sagement cois, laissant Joseph et Ruggbroder parler boutique et n’intervenant que pour acquiescer ou répondre brièvement aux questions qu’on leur pose. Jusqu’ici, c’était toujours Albi qui s’était fait passer pour le marchant jovial et entreprenant, et il manque furieusement. Mais s’ils ne disent rien, ils observent la pièce avec attention. Celle-ci est décorée comme on pourrait s’y attendre : une vaste table, quelques chaises de chêne, une armoire fermée pour stocker les livres et les documents, quelques peintures pour afficher sa réussite et son bon gout, pas de pentagramme aux murs, pas de signes cabalistiques, rien du tout. Mais cela ne veut rien dire, cela pourrait très bien être dissimuler sous le bois du la table et mieux vaut être prudent !

Lorsqu’ils ressortent de chez Ruggbroder, ils retrouvent Albi qui s’est fait indiquer sa route et abandonnent Joseph, perplexe, en déclinant finalement sa proposition de prendre un verre à la foire pour retourner surveiller les bureaux de Steinhäger…

En fin de journée, Heinrich Steinhager sort en premier, seul. Puis Franz et un jeune homme qui lui ressemble un peu sortent à leur tour et eux sont escortés d’un employé. Les aventuriers décident de suivre Franz avec toute les précautions d’usage pour ne pas être vu, et le suivent ainsi jusqu’à un quartier de demeures patriciennes formant un anneaux de belles batisses entourant une place ceinte d’une grille, plantées d’arbres et de parterres de buissons et fleurs entretenus avec soin : un jardin d’agrément public.

Il est encore tôt dans la soirée, aussi le groupe attend de voir ce qui se produit et, si rien ne se produit, que la nuit soit plus avancée pour prendre une initiative. Après une heure d’attente, Franz Steinhager ressort de sa demeure pour traverser le parc jusqu’à la maison d’en face.

…Et tandis que le crépuscule s’obscurcit, Morrslieb refait son apparition au-dessus des toits de la ville !

Marktag 2 Pflugzeit 2512 - un malade, un cultiste qui s'ignore et des visions divines

 TOUS AU CHEVET DE RICHTER

Après délibération matinale, tout le monde décide de rendre visite au Magistrat Richter pour prendre des nouvelles de sa santé et savoir si une enquête a été lancée ou non. Jusqu'à présent, c'est la seule personne qui semble leur avoir donné un peu de crédit - tant à leur histoire que financièrement - et qui aurait suffisamment de poids dans cette ville pour mettre fin aux agissements d'une bande de cultistes maléfiques qui assassinent des gens et invoquent des démons dans les égouts. Et puis ce n'est pas comme s'ils avaient le choix : Joseph ne part pas avant la fin du Schaffenfest et la diligence est hors de leurs moyen. 

Tous le monde se rend à l'Hôtel de Ville où le Magistrat Richter occupe un petit appartement de fonction, à l'étage, avec sa gouvernante. C'est elle qui leur ouvre la porte et les fait entrer. Elle est totalement désemparée, très inquiète, et il suffit de lui montrer un peu de sympathie et de compassion, lui tapoter la main d'un air compréhensif et quelques questions judicieuses pour qu'elle ouvre son cœur : 

- Impossible de le voir, Maitre Richter n'est absolument en condition ! Il ne s'est pas réveillé, si on peut appeler ça dormir ! C'est incroyable ça, il n'est jamais, jamais malade ! Il a une santé à toute épreuve, et jamais il n'a manqué son devoir pour rester alité ! …Mais hier, il est revenu du Tribunal des Fêtes avec une migraine affreuse, il a annoncé qu'il allait se coucher, qu'il avait été voir le conseiller Teugen et que ça l'avait épuisé - Ah je ne me suis pas étonnée plus que ça, le conseiller Teugen est… Enfin je ne l'aime pas beaucoup, je trouve... Il se prends pas pour de la crotte de chèvre  ! Toujours à toiser les gens de haut depuis qu'il est revenu en ville !"

Alors bon, voila qu'il part s'étendre, moi je me dis 'Bon. C'est pas courant' mais voila, je peux comprendre ! Mais puis il se relève pas, il se relève pas, moi j'attends pour apporter le repas… Alors je vais voir ! Ah miséricorde de Shallya, il était bouillant de fièvre, le visage rouge, mais rouge ! Là j'ai immédiatement appelé un docteur en médecine - assermenté, attention hein - il est passé hier soir mais j'ai peur qu'il ne sache pas trop que faire pour soigner mon pauvre maitre ! Il a dit qu'il n'était pas trop certain de la maladie et qu'il devait encore faire des recherches mais qu'il allait repasser aujourd'hui. Quand vous avez frappé, j'ai cru qu'il était revenu »

Wilfried Reubke suggère à la gouvernante de le laisser jeter un œil aux symptômes du malade, faisant valoir sa formation d'apothicaire et la possibilité qu'il puisse suggérer un traitement soulageant les symptômes à défaut de le soigner, sans empiéter sur les prérogatives de la Guilde des Médecins (et sans risquer le pilori ou autre) et comme elle reste un peu réticente, Sariel et Albi l'attirent dans sa propre cuisine avec la promesse d'une bonne tasse de thé et une écoute compatissante afin de laisser le champ libre à l'apothicaire.

Au chevet du malade, Reubke identifie les symptômes comme ceux d'une maladie plutôt rare et qui frappe surtout dans la péninsule Tiléenne : fièvre, visage enflammé, yeux et bouche tuméfiés sont caractéristiques de la fièvre cérébrale pourpre. Une affection fort heureusement peu contagieuse …mais mortelle. Faire baisser la fièvre peut éventuellement ralentir la progression de la maladie mais pas le sauver, il faut trouver le bon remède - recherches à faire dans ses ouvrages - et trouver quelqu'un d'assermenté qui puisse lui prescrire le remède.

Peinture ancienne : un médecin examine les urines d'un patient, d'un air pénétré d'importance, en la tenant levée devant la fenêtre. Face à lui, une femme le regarde avec un air moitié dubitatif, moitié patient, moitié pleine d'espoir
Je ne suis pas bien sûre que ce médecin sait ce qu'il fait

Wilfried Reubke et Gerolf von Kerkher attendent le passage du médecin

Gerolf et Wilfried décident d'attendre le passage du médecin pour discuter directement avec lui et - espèrent-ils - le convaincre de la justesse du diagnostic de Reubke ainsi que les laisser chercher un remède dans la bibliothèque de la Guilde. Le médecin, flatté par l'un et par l'autre, se plie de bonne grâce à leurs demande et se laisse aller au bavardage. Il se souvient avoir déjà vu des symptômes similaires à ceux du magistrat Richter il y a de cela plusieurs années : Hans Teugen - l'ancien héritier de la famille Teugen, le frère ainé de l'actuel chef de famille - est tombé malade et est décédé d'une fièvre identique. 

Vu qu'il ne peut participer aux discussions scientifiques de l'apothicaire et du médecin, Gerolf von Kerkher est envoyé aux commissions: il y a une apothicaire au Schaffenfest, peut-être qu'elle a avec elle certains ingrédients nécessaires à un remède contre la Fièvre Cérébrale Pourpre ? 

- 40 pistoles et j'achète ce mouton !"

Sur le champ de foire, Gerolf traverse une vente aux enchères de bétail et plutôt que de se faufiler en jouant discrètement des coudes et en s'excusant de marcher sur les pieds, il surrenchérit de façon ahurissante. Le voici maintenant l'heureux propriétaire d'un bélier à l'air obstiné répondant au nom de Timmy, ainsi que de plantes médicinales exotiques qu'il rapporte à son domestique avec empressement. 

Un bélier l'air pas trop patient
Ne lui tournez jamais le dos

Vox prie pour un bon rétablissement

Vox, lui, applique une méthode de guérison plus traditionnelle : il se rend au temple de Shallya prier pour le rétablissement de Richter. La vision d'un démon-gardien a persuadé le nain pragmatique que dieux et démons peuvent bel et bien répondre aux commandements humains pour peu qu'on le leur demande avec assez de persuasion et - qui sait - exhausser des vœux simples tels que "Pitié, Shallya, faites que j'arrête de me chier dessus"  ou encore "guérissez ce malade". S'étant fait expliquer les coutumes par une jeune prêtresse, à qui il a laissé un don substantiel bien malgré lui (quand on tend une pistole pour un cierge et qu'on ne réclame pas la monnaie de retour avec virulence, c'est considéré comme un don), il s'agenouille et prie... 

Il n'est pas le seul malade - la ville est souffrante"

Sariel, Albi, rejoints par Vox dans les bas quartiers - autre rive

De leurs coté, Sariel et Albi décident de repartir à la recherche d'Ulthar et le croisent dans un park de la ville où il hurle des avertissements à propos du Chaos qui menace la ville, de signes évidents qui sont là, des chiffres dont il convient de se méfier ? ( les 7 et les 9...) et puis d'un homme qui n'est pas un homme... Sariel et Albi jouent des coudes pour se rapprocher et ils sont rejoint par Vox, qui les croise en sortant du temple de Shallya. Quand l'homme avise Vox, il hurle d'effroi, tourne les talons et par à toute jambes. Arrivé aux quais, Albi et Sariel le voient debout sur le bac qui se dirige vers l'autre rive. Albi s'époumone pour persuader le nautonnier de faire demi-tour mais celui-ci ne l'entend pas. Alors il saute dans une barque et intime au pêcheur : « Suivez ce bac! » Le pecheur s'échine sur ses rames et rattrape l'écart. Ulthar saute à l'eau quand il voit cela. Sariel, Albi et Vox le perdent de vue dans le labyrinthe de ruelles. Tout le monde connait Ulthar dans le quartier et ils se font indiquer sans difficulté l'immeuble où il vit. >

...où il vivait. Devant la maison, le groupe hésite un peu sur la meilleure approche et élabore un stratagème où ils se font passer pour de généreux bienfaiteurs venus distribuer des repas aux pauvres pour se faire ouvrir la porte et indiquer la chambre d'Ulthar. Quand ils se décident à ouvrir la porte, ils le découvrent baignant dans une marre de sang, la gorge ouverte. Rien n'explique ce crime, ni comment il a pu se produire pendant la courte avance qu'Ulthar avait sur eux. Le seul objet d'un peu de valeur, dans cette pièce minuscule qui sent la chaussette sale, c'est une petite bague ornée d'un chaton représentant une fleur à quarte pétales. 

La Rose Sanglante évoquée par Esmerta la voyante ? 

Alors qu'ils reviennent sur leur pas, leur attention est attirée par une distribution de charité organisée devant les portes de la caserne Feu-Noir, le poste de garde chargé de surveillé le quartier malfamé. Des dames patronnesses et un homme en habit bien trop e pour l'endroit organisent une file, sourient aimablement, échangent quelques mots aimables et tendent une pièce de vêtement et un bol de soupe… Albi tente de s'incruster : après tout, l'estomac n'a pas d'œil et une soupe reste une soupe… Les gardes semblent escorter les notables, Albi et Sariel pensent rester à proximité pour profiter de l'escorte des notables et des gardes pour retrouver les quais sans risquer d'être dépouiller dans une ruelle. Alors Albi sympathise avec les généreux bienfaiteurs.  L'homme est Friedrich Magirius, un conseiller municipal, un marchand imminent et également un membre de l'Ordo Septenarius, dont il porte le symbole en broche ! 

- L'Ordo Septenarius ? Vous avez entendu parler de nous ? Chuuuuut, pas si fort ! C'est... Enfin non, ce n'est pas secret. Disons que c'est discret voila tout. Une association de bienfaisance ...Mais le lieu n'est pas le mieux choisi : je mange ce midi à la Truite Dorée, c'est un établissement très bien et nous seront tranquille pour en discuter !" 

Tous ensemble - midi - On est suivi ?

Tous se retrouvent devant l'Hotel de Ville de Bögenhafen et ils échangent leurs découverte quand ils ont la sensation désagréable d'être observés par une femme d'allure respectable, habillé comme une bourgeoise ou une dame de la petite noblesse. Quand ils s'arrêtent, elle passe devant eux sans même se dissimuler, en leur adressant un large sourire narquois avant de tournée dans une allée latérale. Quand ils tentent à leur tour de la suite, elle a disparu sans laisser la moindre trace. 

Albi et Gerolf à la Truite Dorée

Albi, Gerolf, Sariel et Wilfried se rendent à la Guilde des Marchands pour répondre à l'invitation de Friedrich Magirius. La Guilde est un bâtiment imposant dont l'aménagement exprime non seulement la réussite financière et sociale mais aussi le sentiment de cette réussite et la volonté d'en faire étalage : boiseries sculptées et peintes dehors, abondamment cirées à l'intérieur, vastes tables, murs tendus de cuirs, et surtout une armée de commis qui s'affairent entre les vénérables marchands membres de la guilde. Alors qu'ils attendent que Magirius les rejoignent, les quatre aventuriers voient passer un élégant jeune homme qui semble être traité avec encore plus de déférence que les autres marchands. ...Où peut-être que l'on s'écarte de son passage pour une autre raison : il croque une gousse d'ail ostensiblement et avec une délectation affichée, comme d'autre goberaient un quartier de mandarine. 

- C'est Maitre Gidéon Teugen, le cousin du Maitre de notre Guilde" leur explique-t-on. 

Albi entraine le marchand dans un repas gargantuesque, comptant sur la digestion et le vins pour endormir toute méfiance du marchand et le faire parler de l'Ordo Septenarius : 

Magirius n'en démord pas : il s'agit d'une société de bienfaisance, fondée par les riches marchands de Bögenhafen pour aider les pauvres de la ville. 

…Voyez-vous, nous pensons qu'en tant que bourgeois privilégiés par le sort, il n'est que justice de redistribuer un peu à ceux à qui la fortune n'a pas sourit… Ce n'est que justice ! Et puis aussi, cela ne peut que profiter à la ville et à la société à long terme : les affamés ne font pas de bon travailleurs, une cité où les plus riches gardent tous pour eux et les plus pauvres ne reçoivent rien est en proie aux incivilités et aux troubles et ainsi de suite… Et en tant que marchands et que conseiller municipaux, c'est doublement notre responsabilité, n'est-ce pas ? 

Mais voila, il se trouve que nos... hum... nous comptons certaines… hum… Personnalité de Bögenhafen dans nos rang et non, je ne peu trahir leurs nom, voyez-vous, et c'est pour cela que nous devons garder le plus grand secret sur nos activités ! Les gens sont jaloux, mesquins, toujours prêts à voir des machinations et des complots partout : si la liste de nos membres devenaient publique, on serait aussitôt accusés de népotisme, de corruption ou de tenter de créer un contre-pouvoir au conseil municipal par nos ennemis politiques ! Si nous restons discrets, au contraire, nul ne peut nous accuser de trafic d'influence puisque nous ne faisons aucune publicité de nos actions ! 

...Oui, je l'avoue, nous cédons un peu à l'amour du décorum et du théatre ! Mais n'y voyez aucune malice : ce n'est que des tralalas de foire pour fluidifier nos échanges et puis aussi avouons-le pour flatter notre imagination, rien de plus ! Mais c'est nécessaire, c'est nécessaire ! Ca a été un coup de génie de Teugen, Oh par Bögenhauer ! Vous n'avez rien entendu n'est-ce pas ? Enfin je disais que cela a été un coup de génie de notre Premier : cela enflamme l'imagination, cela attire les nouveaux venus, cela donne un sentiment d'appartenance, un sentiment de secret, c'est finalement assez drôle ! Et totalement inoffensif, je vous le promet !"

En sortant de la Truite Dorée, ils aperçoivent le marchand Franz Steinhager que Albi a déjà aperçu lorsqu'il est a tenté de le rencontré dans ses bureaux. Steinhager sort la main de sa poche, défroisse un papier pour le lire, avant de le rouler en boule et de le jeter dans la rigole. Albi passe derrière et l'empoche. Il demandera plus tard à se le faire lire. 

"Tout va bien, le temple est prêt à être utilisé. Bientôt nous serons tous riches, après la fin du Schaffenfest, au son de la douzième cloche, notre plan se réalisera.  Johannes Teugen"

Reubke & Sariel - Retour au Schaffenfest

Sariel n'est pas très enthousiasmée par le menu de la Truite Dorée et préfère partir de son coté au Schaffenfest, pour retrouver la voyante Esmerta et lui poser des questions sur la bague. La voyante prend l'argent, inspire profondément et annonce : "Un homme qui n'est pas ce qu'il parait... Un grand danger... Pierre qui roule n'amasse pas mousse... Qui veut aller loin ménage sa monture..." Dépitée, Sariel comprend que la voyante tente de noyer le poisson et de gagner sa consultation en égrenant des proverbes. 

Wielfried retourne voir l'apothicaire et lui propose de repartir avec eux en bateau pour Weissbruck quand la foire sera fini. Elvyra accepte volontier. Joseph n'est pas encore au courant, mais Reubke en fait son affaire. 

 Vox - Bienfaits de la prière

Vox Pholk non plus n'est pas intéressé par le menu, il a toujours les intestins fragiles. Il décide de retourner au Temple de Shallya, de prier un coup et d'exiger des éclaircissements sur l'illumination du matin. Ah oui, et prier aussi pour le rétablissement de son système digestif. 

Il se perds dans la contemplation de la grande fresque de Shallya qui couvre tous le murs derrière l'autel, la représentant en Dame de Compassion : des larmes abondantes roulent sur ses joues, un sourire compatissant flotte sur ses lèvres, elle incline la tête vers ses fidèles et leurs ouvre les bras, paumes tendues vers l'assistance, en un geste d'accueil. Et des colombes aussi blanches que sa robe voletent autour d'elle. Au début, il ne se rend pas compte du changement dans la fresque, puis il se dit qu'il a oublié de cligner des yeux trop longtemps quand il remarque que l'arrière-plan a changé de teinte. Mais lorsque la silhouette de la Dame de Compassion se dédouble, qu'une seconde silhouette se forme progressivement, il doit constater qu'il y a quelque chose d'autre à l'oeuvre ! Aux cotés de la Dame de Compassion se dresse une autre Dame. Sa robe est sombre et stricte, aussi sévère que son expression. Une chouette est perchée sur son épaule et elle brandis une balance à plateau dans l'une de ses mains. Il faut un moment à Vox pour identifier l'apparition comme étant la déesse Verena. Dans le panthéon humain, elle est la déesse de la Justice, qui juge les vivants. Son époux Morr, juge les défunts. Elle est également la déesse de la connaissance. 

un Nain contemple extatique une fresque de Shallya la Miséricordieuse - jeune fille en pleurs entourée de colombes et ouvrant des bras accueillants - derrière laquelle apparait la figure sévère de la déesse Véréna La Très-Sage femme tenant une balance dont les plateaux sont des crânes enflammés, une chouette sur l'épaule
Shallya et Verena apparaissent à Vox

Vox se rend au temple de Verena et demande à parler à la grande prêtresse de Verena. Greta Harboka l'écoute avec attention, l'interroge méticuleusement pour établir s'il se moque d'elle, s'il affabule, a des hallucinations dues à la fièvre, à une intoxication, une drogue ou l'abus de boisson. Et comme cela ne semble pas être le cas, elle lui fait expliquer par le menu tout ce qu'il a vécu jusqu'ici qui pourrait expliquer que Shallya puis Verena lui adressent des mises en garde. Vox parle de tous, sauf du démon qui est apparu dans la cave des égouts et achève en parlant de Morrslieb apparue la veille et qui semblait les regarder. 

Ensemble, ils écument les rayonnages à la recherche de tout ce qui concerne Morrslieb... Ils trouvent un extrait prédisant l'arrivée du Seigneur du Changement qui s'empifera d'humain, annoncée par une pleine lune verte. Mais également quelqes notes volantes sans signature, que Greta Harboka ne se souvient pas d'avoir déjà vues. Elle laisse Vox faire une copie des passages qu'il lit ensuite à ses compagnons, une fois rassemblés à l'auberge. 

jeudi 16 février 2023

Aubtentag 1 Pflugzeit 2512 - La poursuite du Gobelin à Trois Pattes

Le groupe a rendez-vous au petit matin avec le Magistrat Richter au Tribunal des Fêtes du Schaffenfest.

Le magistrat demande à Vox s'il aurait l'amabilité de faire une cartographie des tunnels des égouts et de prendre note de l'état général de ceux-ci et des éventuels problèmes remarqués - cela fait longtemps qu'il n'y a plus eu de véritables travaux d'entretient et la ville manque d'une équipe d'égoutiers dignes de ce noms capables d'assurer ce travail... Il lui remet un plan de la ville où sont marquées les principales rues, à Vox - et au joueur - de faire le reste.

...Plic ploc... Humide, puant et... C'est un rat qu'a courru sur mon pied ???
Scouiiiiik !

DANS LES EGOUTS

Le groupe entre dans les égouts par une taque à proximité de la caserne des gardes au sud de la ville.
Une échelle de bois vermoulue se déploie presque jusqu'au ras de l'eau, un peu d'acrobatie est nécessaire pour parvenir jusqu'au chemin au bord de l'eau. Il fait très sombre, le groupe s'est équipé d'une lanterne mais ils ne doivent pas s'éloigner les uns des autres car dans cette obscurité, même la nyctalopie naturelle des elfes et des nains est d'un faible secours.

Suivre la trace du gobelin n'est pas très difficile car celui-ci s'est visiblement méchament écorché en passant à travers la grille rouillée et son sang forme une piste bien reconnaissable.

Mais l'odeur est suffocante, les bruits sont amplifiés, déformés par l'écho et le chemin dallé qui borde le ruisseau est couvert d'une vase gluante dans laquelle il est facile de déraper. D'ailleurs quasiment tous finissent par chuter, les plus chanceux se contentent de se crotter en glissant sur le chemin, les autres tombent à l'eau voire boivent carrément la tasse !

Si Vox sauve sa carte, malheureusement ses recettes Halfelins partent au fil du courant...
Il relève quelques points problématiques tels que : des pierres décelées, barreaux manquant, poche de méthane, colonies de chauve-souris, un cadavre de nain…

Oui, un cadavre de nain flotte au fil du courant, et Vox insiste pour qu'il soit ramené dans un lieu plus digne et non abandonné à la voracité des rats et des dieux savent quoi d'autre. Il s'agit du malheureux ivrogne de la foire, Gottri, et il a été affreusement mutilé. Sa chemise déchirée laisse apercevoir une plaie béante qui fend son torse. Reubke qui l'examine a presque la nausée en constatant la profondeur et l'étendue de la blessure, qui a permis d'arracher le cœur du malheureux nain.

Utilisant une couverture et la corde pour le tracter derrière eux, le groupe décide de partir à la recherche d'une sortie plus proche d'eux que la bouche d'égout par laquelle ils sont rentré. En remontan le courant de l'égout, ils arrivent sous une bouche d'égout, au croisement de deux conduits principaux, et il ne leur resterait plus qu'à parvenir à faire tomber l'échelle de bois et parvenir à la dispose contre l'accotement pour pouvoir remonter jusqu'à la taque, qu'il suffira ensuite de pousser pour arriver on ne sait trop où encore...

Alors qu'ils piétinent sous la bouche d'égout, ils s'apperçoivent que la paroi est percé d'une porte en bois de belle facture, dans laquelle s'ouvre un large judas grillagé laissant appercevoir une pièce assez vaste et sombre, et sur cette porte, la trace d'un pied étroit et du sang de gobelin.

DANS LA CAVE

Albi se démène pour passer assez loin entre les barreau pour parvenir à ouvrir la serrure depuis l'intérieur et le groupe pénêtre dans la cave, espérant y trouver un escalier plus praticable pour remonter le cadavre du nain et se rassurant entre eux que quelque soit la tête du bourgeois qu'ils surprendront chez lui, celui-ci ne leur en voudra pas trop longtemps de leur incursion lorsqu'ils feront valoir leur mission auprès du tribunal des fêtes et la menace d'un gobelin infestant quelques celier...

Le gobelin d'ailleurs n'est nul part dans la pièce. Celle-ci est étrangement vide, à l'exception d'un gros buffet en chène noirci, de plus pur style Mariembourgeois-Estalien, recouvert d'un large naperon de dentelle et flanqué de deux lourds chandelier d'argent - un aménagement curieux dans une cave. Le sol est pavé de dalles régulières, en pierre soigneusement ajustées, dans lesquelles est enchâssés un large cercle qui accroche la lumière de la lanterne ; fait en un métal quelconque, bronze ou cuivre peut-être... Dans le cercle, des lignes forment un large pentagramme, au centre duquel est dessiné une sorte de tête animale, et à l'extérieur des lettres forment un mot : ORDO SEPTENARIUS. Des traces de sang vertes et des morceaux d'os rongés maculent ce dispositif. L'un ressemble désagréablement aux restes d'un bassin, un bassin avec les cavités de trois têtes de fémurs.

Alors qu'ils observent ces restes - ainsi qu'un mouchoir en lin brodés d'un élégant monogramme, particulièement incongrus en ces lieux - une fumée noire s'élève du centre du pentagrame tandis qu'un rire caverneux retenti. La fumée se concentre de plus en plus pour former une silhouette massive, qui touche presque le plafond, qui semble n'être qu'un gigantesque torse aux longs bras noueux s'achevant par d'horribles griffes, une paire d'ailes membraneuses qui battent lentement, une tête fendue d'un sourire allant d'une oreille à l'autre, hérissées de dents longues et pointues... La créature démoniaque continue de rire, s'amusant de la terreur manifeste qu'elle inspire à Albi et Reubke qui cherchent à fuir sans demander leur reste.

Bonjouuur... Je suis navré mais les bureaux sont fermés
Oui, je suis un démon, mais un démon adepte du moindre effort !

Sariel, Gerolf et Vox cependant ne se laissent pas aussi facilement impressionner et gardent leurs positions. Gerolf fusille la créature impie du regard et, sans aucune hésitation, fonce sur elle, lame au clair !

- Hé là, doucement ! On se calme, l'ami ! Faites donc comme vos amis, et allez-vous-en !"

Le démon ne s'attendait pas à ce qu'un humain se montre aussi belliqueux et tente encore de le persuader de s'en aller, jusqu'au moment où il renonce a expliquer qu'il n'a pas spécialement envie de se battre et que s'ils pouvaient simplement faire demi-tour, ce serait tout aussi bien... Et il entreprend d'attaquer.

(s'ensuivirent une série de passe d'armes plus ridicules les unes que les autres où chacun, MJ comme joueurs, ratèrent leurs jets de Corps à Corps, ce qu'on a tenté de rendre un peu plus drôle en brodant largement dans les descriptions, Messire Gerolf se fendant mais ratant la créature qui l'esquive, Sariel bondissant, poignard à la main, et tombant dans les bras de Gerolf, qui la rattrape in-extrémis, le démon attaquant mais, secoué d'un fou-rire devant l'embarras de l'elfe et de l'humain, rate à son tour...)

Quand à Vox Pholk, il contemple avec fascination le démon à qui il tente - sans succès - de poser des questions. Agacé qu'on lui prête si peu d'attention, le nain rugit

- ASSEZ !!!

Et, subjugués, l'Elfe et le Démon s'interrompent pour écouter Vox Pholk.

- J'ai trois questions : Qu'est-ce que vous êtes ? Qu'est-ce que vous faites ici ? Est-ce que vous accordez des vœux ?"

Surpris de ces questions inatendue, le démon bégaie :

- Mais ça se voit non ? Je suis un démon gardien, je suis ici pour garder ces lieux, c'est ma tâche, ça m'ennuie profondément mais voila... Et est-ce que j'acco..."

Il n'a pas le temps d'en dire plus car Gerolf, lui, n'a pas été impressioné le moins du monde par l'éclat vocal de Vox et profite de la distraction du démon pour l'attaquer dans le dos. Chose que le démon trouve relativement peu fair-play et, se désintéressant de Vox, il retourne à son affrontement.

Vu que le démon ne lui répond pas, occupé à esquiver puis taper Gerolf, Vox se laisse tomber assis à terre, dépité.

- Puisque personne ne m'écoute..."

Vox sort son marteau et entreprend de démolir le cercle de métal. Il frappe et refrappe jusqu'à ce que le ruban de cuivre se brise. Gerolf qui venait enfin de porter une botte au démon est très surpris, voir désapointé, de le traverser de la lame sans rencontrer la moindre résistance. C'est à son tour d'estimer que les choses ne sont pas très fair-play. Le démon lui retourne son regard, tout aussi surpris que lui, et lorsqu'il lui porte une grande giffle ornées de griffes, c'est lui qui constate que ses coups ne font pas le moindre dégat à son adversaire... Et alors que tous se retournent pour contempler Vox, qui sourit dans sa barbe d'un air très satisfait, le démon se volatilise et disparait !

Pendant ce temps, Albi, terrifié, a entrepris de mettre la plus grande distance entre lui et la cave maudite. Les aventuriers tentent de l'amadouer et de le persuader de revenir mais il ne se laisse pas si facilement convaincre. Comment être certains que ses compagnons sont bien qui ils prétendent être et non une engence démoniaque ? Question intéressante à laquelle Vox Pholk choisi de répondre d'un rire sinistre, quasiment démoniaque. Si la peur donne des ailes, que dire de la terreur ? Albi bondi jusqu'à l'échelle vermoulue, parvient à la déployer et à la grimper quatre à quatre, soulève d'un coup d'épaule la taque, se rue dehors et referme la taque tout aussi vite pour s'assoir dessus et sceller dans le sous-sol ce qui menace de sortir, quoi que ce soit. Autour du halfelin qui claque des dents de terreur et grelotte de tout ses membres, les badaud murmurent en se pinçant le nez d'un air dégouté et scandalisé.

Gerolf négocie avec Albi pour qu'il veuille bien les laisser sortir, Vox se prend une taloche alors qu'il préparait un autre rire sardonique et la garde fini par arriver.

Gerolf en profite pour en sortir et ordone d'un ton superbe à la soldatesque de les conduire jusqu'au magistrat Richter car ils ont des révélations à lui faire ! Sa mine crottée et son fumet repoussant ternissent quelque peu sa prestations.

La garde fini par les escorter jusqu'au Tribunal des Fêtes après avoir dégotté une brouette pour y étendre le cadavre de Gottri, couvert des regards indiscrets par la couverture désormais souillée d'immondices. 

Allez hop, chez le magistrat !
Allez hop, chez le magistrat !

SORTIE DES EGOUTS

Une fois sorti des égouts avec le cadavre, les aventuriers sont escortés par la garde jusqu'au Tribunal des Fêtes. La journée est déjà avancée et l'odeur épouvantable que dégagent les habits crottés des aventuriers suffisent à leur dégager le passage.

Le Magistrat Richter les reçoit en s'éventant pour supporter l'odeur et semble extremmement embarrasé :

- Voyez-vous, le gobelin a déjà été retrouvé ! Dans la matinée, il m'a été rapporté qu'il s'était glissé dans un entrepot du port où une caisse l'a écrasé. La récompense a déjà été versé, de ce fait. Quand au plan des égouts... je suis extremmement embarrassé mais le Conseil Municipal refuse de verser quoi que ce soit, car votre désignation, cher monsieur Pholk, est jugée tout à fait irrégulière et c'est ma seule et unique faute... Je n'ai pas respecté les procédures de désignation de... Oh, enfin, cela ne vous intéresse nullement ! Pour faire bref, le Conseil Municipal refuse de vous payer, mais j'estime que m'étant engagé au nom du Conseil, je vous suis redevable personnellement, aussi je vous payerai moi-même de mes propres deniers ! ...Mais comment cela, vous avez trouver le gobelin mort dans les égouts ? C'est impossible voyons, il n'y avait qu'un seul gobelin n'est-ce pas ?"

Le récit des péripéties des aventuriers dans les égouts est accueilli avec beaucoup de scepticisme. Sans suggérer que ceux-ci lui mentent, Richter a manifestement beaucoup de peine à croire une histoire où un démon serait invoqué dans des caves pour réduire un gobelin en charpie...

Et quand il demande ce qui est dissimulé dans la brouette, il manque se trouver mal lorsque Gerolf s'avance, annonce :

- On vous ramène un Nain mais, je vous préviens, il est complètement écoeuré ! » et rabat d'un geste la couverture pour dévoiler au grand jour le cadavre mutilé. « C'est bien comme cela qu'on dit, Reubke, quand il manque le coeur ?»

ET MAINTENANT, ON FAIT QUOI ?

Secoué de haut le coeur, le magistrat Richter ordonne qu'ils partent prendre un bain, car l'odeur est absolument insoutenable, et qu'ils le débarrassent de ce cadavre pour le porter à la Guilde des Pleureurs

Très mécontent, voir complètement écoeurés, les aventuriers font un très bref détour par la Guilde des Pleureurs où ils laissent le cadavre aux bons soins des prêtes de Morr puis se rabattent sur les bains publics où ils se décrassent tout en devisant de la meilleure façon de traiter les hémoroïdes puis de prendre un bon repas.

Gerolf et Wielfried décident ensuite de retourner au Schaffenfest, peut-être pour s'inscrire aux fameuses joutes annoncées dans les affiches ? Malheureusement il s'agit de démonstration entre les chevaliers du Baron Von Saponatheim et du Grand-Duc Leopold von Bildhofen von Middenland. Pas d'inscriptions ouvertes. Aussi, après avoir admiré de loin les joutes, ils font marche arrière et se rabattent sur la lutte de foire - Gerolf gagne 5 Co en tenant plus de 5 minutes contre Braugen

Vox retourne à la Guilde des Pleureurs insister pour que l'on donne à Gottri une sépulture décente et prier pour son repos avant de rejoindre ses compagnons au Schaffenfest. A la Guilde, il apprend qu'on retrouve relativement souvent des gens morts en ville, parfois vilainement mutilés, comme Gottri.

Le Doktor Malthusius cherche les aventuriers et invite Vox, Gerolf et Reubke à prendre un verre de goutte dans sa roulotte. Il sait que son gobelin est mort et que les aventuriers ont échoués à le lui ramener vivant, mais il leur est très reconnaissant d'avoir essayé, malgré tout. Il s'inquiète pour le futur, maintenant que son attraction majeure a disparu.

- Si seulement ils voulaient bien me rendre le corps ! Je pourrais l'empailler, l'exposer... Mais ils refusent, je ne comprends pas pourquoi !"

Il est très surpris d'apprendre la version tout à fait différente de la mort du gobelin à trois pattes

- Tout ce qu'on peut vous dire, c'est de ne pas vous aventurer dans les égouts !"

En passant devant le Tribunal des Fêtes, Vox, Reubke et Messire Gerolf sont interpelés par Andréa, la clerc du Magistrat Richter ; celui-ci s'est rendu à l'Hotel de Ville pour rencontrer le premier Magistrat Johannes Teugen avant de rendre visite au capitaine de la garde Reiner Goetrin, et après cela il est rentré chez lui, malade, alors qu'il a toujours eu une santé de fer. Ainsi, le magistrat avait bel et bien prêté attention au récit de ses employés d'un jour et décidé d'y donner suite ? Cette enquête va-t-elle se poursuivre ? Et y a-t-il un lien entre les questions qu'il a certainement posé et sa santé ?

Vox lui-même n'est guerre en forme. Ses entrailles se mettent à gagrouiller et il se précipite in extrémis dans les buissons qui bordent l'enceinte pour se vider : l'ingestion d'eau souillée des égouts lui vaut une Collicus Faetidus Velocis (diagnostiquée par Wilfried Reubke - test d'Endurance régulier et diarhée et nausée en cas d'echec). Après le diagnostic vient le traitement, que Vox a un peu de mal à tolérer

Deux personnes tenant entre eux une bougie de cire qui brule
...Contre la diarrhée, rien de tel qu'un bon bouchon de cire !

Sariel et Albi, de leur coté, partent tenter d'identifier la bouche d'égout par laquelle ils sont ressorti et donc, par déduction, le batiment qui pourrait se trouver au-dessus de la cave au démon. Ils pensent qu'il s'agit d'un batiment orné d'une enseigne fréppée d'un S stylisé et qu'il s'agit des bureaux de la famille Steinhager, dirigée par Franz Steinhager, un conseiller municipal et un des principaux marchands de la ville.

Comme celui-ci ne désire pas acheter de pêche du Moot ou de carottes elfiques, Sariel et Albi rebroussent chemin et puisque personne ne connait l'étude des notaires, ils se renseignent sur l'imprimeur Schultz & Friedman dont le nom figure sur le papier à lettre. Là, ils apprennent qu'il s'agit d'un papier à lettre imprimmé pour un particulier il y a de cela quelques temps... Un grand type aux cheveux filasse.

Ainsi, l'héritage ne serait donc qu'un hoax auquel ils se sont laissé attraper, et maintenant que Adolphus Kustos est mort, ils risquent fort de ne jamais comprendre le fin fond de l'affaire !

- Il parait qu'Ultar le Fou est de nouveau en train de brailler des menaces.

- Encore ? Comme d'habitude ?
- Bien entendu, comme d'habitude : le Chaos, le Chaos, toujours le Chaos

Après un bon repas à l'auberge, un traitement expérimental de la diarhée de Vox qui met la pudeur du nain à rude épreuve, le groupe décide de ressortir pour se rendre dans un quartier décrit comme populaire, où vivrait le fameux Ulthar. Mais lorsqu'ils sortent, la lune noire Morrslieb est quasiment pleine et sa lueur verte déreangeante baigne les rues de la ville, qui se vident rapidement. Le cycle de Morrslieb est imprévisible et irrégulier, mais il est très surprenant qu'elle soit soudain presque pleine en cette période où Mannslieb est également presque pleine. Normalement, les lunes sont pleines en même temps qu'en deux occasions de l'année, et ce n'est certainement pas l'équinoxe de printemps. Les aventuriers ne sont peut-être pas conscient de cela mais la quasi-pleine lune et l'inquiétude qu'elle génère dans la ville les mets assez mal à l'aise. Chez Vox, cela se traduit par une bravacherie : puisque les ombres présentes à la surface de la lune semblent former un visage et que ce visage semble tourner vers yeux et les dévisager avec un amusement gourmant, il va lui rendre son regard jusqu'à ce qu'elle baisse les yeux ! Il marche ainsi un moment, nez en l'air, le regard planté dans celui de la lune ! Et au bout d'un moment, la lune baisse effectivement les yeux - oh, pendant un instant à peine, elle n'a fait que battre des paupières avant de reprendre sa position ! Contrairement à ce qu'il avait cru, l'expérience ne réjouit pas du tout Vox, elle lui laisse un sale arrière-gout en bouche et assez perturbé.

Aussi, le groupe fait-il plutôt un crochet par la péniche de Joseph qui leur apprend qu'il ne compte pas quitter la ville avant la fin du Schaffenfest et ensuite, qu'il ira là où il aura un contrat...

Vue d'une ville, la nuit, au bord du fleuve. Deux lunes brillent au travers des nuages, l'une d'un éclat verdatre
La lune a cligné de l'oeil, je vous jure !

Retour à l'auberge et dodo.

mercredi 15 février 2023

Mitterfrühl 2512 - Bögenhafen tout le monde débarque !

Quais de Bögenhaffen
Le jour de l'équinoxe de printemps - qui est également le premier jour du Schaffenfest, le Bérébeli arrive à Bögenhafen. 

En ville

Le port de Bögenhafen est encombré de barges, de dockers, de marchands évaluant la marchandise et curieusement de quelques Halfelins affairés qui font de grandes enjambées le long des quais. Josef soupire : "On a payé pour naviguer, maintenant faut payer pour s'amarrer. Allez, je vais aller donner à bouffer aux affreux mange-fric !" et s'en va régler la livraison de la cargaison auprès de son commanditaire Maitre Ruggbroder, promettant de payer les aventuriers à son retour. 

Ceux-ci pour leur part décident de ne pas abuser de l'hospitalité du Bérébelli plus longtemps - qui ne leur offre qu'un confort très relatif - et finissent par dénicher une auberge aux prix encore relativement raisonnable après avoir fait plusieurs établissement (dont certains très huppés où ils furent regardé d'assez haut). La ville est bondée de visiteurs. Certains viennent pour affaire, d'autres avant tout pour prendre du bon temps et pour quelques jours, les rues sont pavoisées de petits drapeaux, les étals débordent tandis que les rares Boggenhaffois qui ne vivent pas directement du commerce se repèrent très facilement à leur air excédé lorsqu'ils doivent traverser des rues encombrées de visiteurs lambinant le nez en l'air ou hésitant devant le choix de tourtes d'un marchands ambulant. 

Gerolf von Kerkher s'inquiète de parvenir à endosser correctement son rôle de Kastor von Lieberung et s'entraine à répondre à ce nouveau nom. Afin d'entrer dans la peau du personnage, il se mets en quête d'un tailleur qui pourra lui faire une garde-robe digne de l'héritier d'une baronnie, estimant que ses propres atours, aux couleurs de sa famille, ne conviennent pas. Il se fait accompagner par Sariel en avançant que le goût très sûr, le sens de l'esthétique et de la beauté naturel aux Elfes ne pourra que lui profiter... Malheureusement s'il est un don que les Elfes n'ont pas, et en tout cas certainement pas Sariel, c'est celui du négoce et les deux dépensent sans ciller une petite fortune en acompte au tailleur pour un habit qui sera prêts dans trois jours minimum. 

Sariel se rends chez deux orfèvres différents pour faire évaluer les bijoux "trouvés" précédemment, note soigneusement les prix proposés mais n'échange encore rien. 

Vox part à la recherche d'une forge et est assez surpris de se faire rembarrer par le maitre forgeron qui refuse de lui céder l'usage de sa forge, au motif qu'il n'est pas un artisan de la ville ! 

Personne ne semble connaitre la Garten Weg dont il était question dans la lettre du notaire, ni l'étude de Löcke, Stock et Barl. 

Au Schaffenfest

Albi Piedfané, renouant avec un vieil atavisme, décide de se rendre à la foire pour observer le bétail... Rien ne le tente, mais il parvient à prélever quelques belles poignées de duvets aux poules d'une paysanne mystifiée par la promesse de secrets du Moot pour élever des pondeuses de compétition. 

Il est rejoint par Vox, Wilfried, Sariel et Messire Gerolf et le groupe flâne de distractions en distractions: 

Au mat de Cocagne, Wilfried Reubke décroche un jambon. 


Chez Esmerta la Voyante, Sariel et Sir Gerolf se font prédire la bonne fortune : "...Des aventuRrres ! La Rrrichesses ! ...Je vois un homme  SombRrre qui n'est pas ce qu'il paRrrait êtRrre - Je vois un endrrroit sombrRrre, etrrrroits... Un marRrriaage... Le symbole de la Rose est rrRouge, elle ruisselle de sang. Je vois... Je vois... Je vois les Ténèbres autour de la ville. Une ombre plane sur Bogenhafen. Je vois le seigneur de la mort chevaucher sur le fleuve. Je vois un grand mal dissimule derrriere le Trône d'un Puissant ! Je vois l'Empire en Flamme ! Je... Je ne vois plus rien, cela fera 10 sous !"

Vox Pholk affronte Brogen la Brute à la lutte, appâté par la promesse de gagner 5 Couronnes s'il parvient à tenir 5 minutes, tout cela pour la modeste mise de 5 pistoles, mais tout ce qu'il y gagne, c'est une côte fêlée. 

Wilfried Reubke fait la connaissance d'une apothicaire fort séduisante et assez âgée pour être sa mère avec qui il discute métier et qui lui suggère de passer la voire à Wessbruck, à l'occasion.

Pour se remettre de leurs émotions, ils s'arrêtent prendre un godet à une taverne de toile. Le passage d'une femme furieuse hurlant des reproches à un camelot et trainant en remorque un bambin pleurant à chaude larme. Attiré par la promesse d'un bon scandale, ils la suivent jusqu'à la tente où siège le TRIBUNAL DES FÊTES où un magistrat local règles les conflits qui ne manquent pas de se produire et où une clerc prend la déposition de la mère de famille - un camelot qui aurait truqué son jeu de chambouletout en clouant certaines cibles… Elle a lâché la main de l'enfant et fait de grands gestes pour expliquer en détail ses griefs à la jeune clerc, et le bambin est parti se consoler de sa déception en rejoignant un groupe de gamins qui bombarde d'un choix de légumes le pilori, où est enchainé un nain à l'allure pitoyable. Bien sûr, les épluchures et les taches de jus de fruits blettes n'arrangent pas son allure mais cela n'explique pas tout...

Le nain avise Vox et fait appel à la solidarité de celui-ci, l'implore de venir au secours d'un frère nain et de bien vouloir payer son amende (...ivrognerie sur la voie publique ? ivrognerie ?). Vox regrette rapidement sa générosité car, une fois délivré, Gottri s'accroche à ses pas en vantant sa générosité qui irait peut-être jusqu'à lui offrir un peu de monnaie, peut-être ? Vox cède, à condition que Gottri ne boive pas cet argent ! Gottri le remercie chaleureusement, et après de grandes effusions il s'éloigne. ...En direction d'une guinguette de toile. 

De leur coté, Sariel, Albi, Wilfried et Messire Gerold ont été attiré par les cris d'un chaland en habit bigarrés vantant le Musée Zoologique du Doktor Malthusius et son spectacle incroyable de Monstres et Merveilles ! - Vox préfère s'intéresser au chambouletout truqué et, constatant qu'un garde semble faire remballer ses quilles au camelots, se rabat sur l'attraction voisine où il gagne une poupée de chiffon presque aussi grandes que lui. Et il part acheter un poussin également - Merveilleuse attraction, en effet ! Pendant le spectacle, le fabuleux gobelin à trois jambes des Montagnes du Bout du Monde parvient, les dieux savent comment, à se défaire de son collier et à s'enfuir ! 

Sariel s'est faufilée jusqu'au premier rang et se tient prête à intervenir au cas où quelque chose tournerait mal. Elle sert dans son poing le duvet qui lui permet d'incanter plus facilement le sort de Sommeil et incante doucement, en feignant de chantonner tout bas. Lorsque le gobelin passe ventre à terre à coté d'elle, elle projette le bras en avant pour le toucher à l'épaule tout en lançant le sort de Sommeil. ...Mais à sa grande surprise et peut-être un peu à son horreur, le sort reste sans le moindre effet sur la créature, qui zigzague entre les badauds et poursuit sa course jusqu'aux remparts de la ville... Et alors qu'il semble acculé, il disparait soudain dans un buisson !

La foule frémit d'horreur mais un examen du buisson révèle une explication toute prosaïque : il dissimulait une bouche d'aération dont la grille rouillée est maintenant défoncée. 


Albi hésite à passer derrière le gobelin mais la perspective d'une glissade dans l'obscurité la plus totale, dans des profondeurs où se cache on ne sait quel danger et où il se retrouverait tout seul, le dissuade. 

Sariel va chercher le magistrat du tribunal des fêtes pour l'informer de la fuite d'un gobelin. Le magistrat expédie séance tenante l'affaire en court pour suivre Sariel jusqu'au lieu du délit et offre d'emblée 50 couronne à qui ramènera le gobelin, mort ou vif !
Sur quoi Malthusius promet qu'il en offre 50 de mieux si on lui rapporte son gobelin bel et bien vivant !

100 couronnes d'or, c'est une belle somme et les cinq aventuriers se proposent illico… Pour peu qu'on leur fournissent de la corde, des cirés, des bottes d'égoutier et peut-être une nuit de sommeil pour permettre à Vox de se remettre de sa cote cassée ?