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lundi 12 janvier 2026

A l'assaut du chateau

Participation à la vie quotidienne

Le groupe tente de se fondre dans la population du camp en participant aux tâches dans la mesure de leur moyen et de leur bonne volonté. Les réfugiés semblent bien conscients que certains d'entre eux présentent des traits un peu particuliers, mais ils obéissent à Mamie Goussedail qui refuse de verser le sang d'innocents. Difficile de mettre à mort froidement les enfants que l'on a fait naitre, qui n'ont commis d'autre crime que de tenter de survivre et qui paient dans leur chair la folie de leur seigneur. Les réfugiés ignorent tout de l'édit impérial qui protège les mutants mais le découragement succède vite à la joie : partir mais comment et pour aller où ? 

Préparatif de l'attaque 

Quand ils sondent les esprits à propos du chateau, le groupe découvre que le pacifisme résigné de Mamie Goussedail n'est pas partagé de tous. Sigrid, bien que devant se conformer aux mêmes règles que l'aïeule dont elle est aussi en quelque sorte la novice, rêve de voir les Wittgenstein pendu par les pieds aux murs de leurs tours, mais elle est consciente qu'un assaut sur les tours équivaut à une suicide collectif. Elle rêve de faire de la baronnie une cité libre tandis que Gabriel s'imagine volontier en nouveau baron à la place de sa demi-soeur la baronne. 

Le fait que Reubke, Sariel et Albi se sont échappés des geoles, ont cambriolés le corps de logis et connaissent un moyen de pénétrer directement dans la haute-lice depuis les quais du chateau et que Lothar sache construire des embarcations pourvu qu'on lui donne des outils et des matériaux changent tout et Sigrid accepte de partir avec eux et la moitié de ses hommes à l'assaut du donjon. 

Lothar planifie la construction de trois radeaux en noisettier, bouleau et fagots de joncs liés ensemble par les cordes tressées par la Vannière, plus un pour les villageois si jamais ils devaient quitter le camp en catastrophe. Il aurait fallu quatre jours pour que les embarcations soient parachevées mais le temps presse : un patrouilleur apporte des nouvelles terribles du village, où les gardes procèdent à des représailles sur les villageois restant. L'aubergiste a été pendu, aucune nouvelle d'Hilda et d'Otto les meuniers. L'occasion est idéale d'attaquer le chateau pendant que la garnison est ailleurs. 

On passe à l'action 

Les radeaux sont portés jusqu'au petit cours d'eau qui passe à proximité du village avant de rejoindre le Reik. Les volontaires se ratatinent derrière les parre-flèches d'osier tressés (maladroitement camouflés  de fougères) quand ils passent à porté de flèche de Wittgendorf saccagé par les cavaliers du chateau. 

On pousse à la perche les radeaux durant un temps qui semble interminable. Ni l'escadron de la mort ni leurs victimes torturées ne remarquent les formes inhabituelles qui descendent au grès du courant vers l'éperon du chateau. Quand ils arrivent enfin à la porte fluviale, les nerfs sont tendus comme des cordes d'arbalètes et quand un garde pointe le casque hors de sa guérite, il est immédiatement percé de flèche et égorgé tandis que les autres gardes sont surpris dans leur partie de carte et suriné sans sommation. 

Le groupe, un des aventuriers évadés en tête, monte l'escalier en colimaçon qui abouti aux geoles. Le prisonnier dément est toujours recroquevillé dans sa cage de fer désormais ouverte. Les aventuriers le reconnaissent comme l'ancien médecin du village et parviennent à le convaincre de quiter les prisons. Il est conduit jusqu'aux radeaux et reste en companie d'un des hors-la-loi. Parmis toutes les sorties possibles, le reste des assaillants emprunte celle qui débouche dans la Tour Sombre. 

Dans la haute-lice 

Une odeur sucrée flotte au rez-de-chaussée et tout colle. De l'étage parvient le son assourdi d'un clavecin. Le plus important d'abord : isoler la haute-lice de la basse-lice en sécurisant le bastion de la porte. Les assaillants se ruent vers la porte en passant bien au loin de la fosse grillagée qui occupe le centre de la place. Au premier étage, un groupe de gardes est surpris par l'arrivée des assaillants et le combat s'engage immédiatement. Les gardes se battent sans un cris ni un mots, mécaniquement et semblent insensibles à la douleur. Deux tombent au sol tandis que le reste se retranche à l'étage. la raison de leur mutisme apparait quand on retire le casque d'un des morts : en fait, il était déjà mort depuis bien longtemps. Au lieu des habituelles chairs lépreuses, c'est de l'os lisse qui apparait sous le vantail. Certains redescendent les escaliers à toutes jambes pour prendre une goulée d'air frais, d'autres se mettent à tailler en pièce les corps pour être certains qu'ils ne se releveront plus et balancent les morceaux par les meurtrières avant d'enfoncer la porte et de marteler les gardes survivants jusqu'à ce qu'ils cessent définitivement de bouger. Un treuil est visible, les chaines en tension descendent dans des ouvertures. La calle est retirée et la herse s'abat, puis le treuil est fracassé à coup de hache pour empecher de remonter la grille. Bonne nouvelle. Reste à lever le pont-levis. Mauvaise nouvelle: les chaines du ponts s'élèvent vers le bastion entre la haute-lice et la basse-lice, désormais inateignable puisque la herse est retombée et le treuil saboté. Sariel tente de détruire le pont d'un sort, celui-ci fait voler quelques échardes sans plus. 

Après quelques instants, un groupe de soldats vient voir ce qui se passe à la porte intérieure. Ils s'avancent sans méfiance, ne suspectant pas la présence de forces hostiles et se reculent précipitament quand plusieurs d'entre eux s'abattent, percés de carraux d'arbalètes. Avisant un vieux chaudron sur un axe et des barils d'huile rances, Albi imagine de faire chauffer l'huile pour ébouillanter les gardes lorsqu'ils reviendront à l'assaut.  

On se sépare

Les hors-la-lois et Sigrid restent dans le bastion de la porte pour tenir à distance les assaillants. Les aventuriers partent à la recherche des chatelains. Ils pensent que Magueritte est sûrement descendue en personne au village pour diriger elle-même les opérations et cela leur donne du courage. 

La Tour Sombre 

Première arrêt : le musicien de la tour sombre. On monte le plus silencieusement possible à l'étage de la tour pour découvrir un appartement aux tentures tirées où flotte toujours la même odeur qu'Albi a fini par identifier comme étant celle du miel. Les meubles, le sol, les murs grouillent d'insectes qui se repaissent du liquide sucré. Certains tombent du plafond, d'autres s'aventurent sur les intrus, dans leurs vêtements. 

Au centre de la pièce, une silhouette voutée est penchée sur un clavecin et fredonne tout en jouant. Il remarque les nouveaux arrivant assez tard et les relève vers eux un masque noir luisant en guise de visage, les saluant avec amabilité. Ce qu'on a cru être une redingote était de longues élytres. 

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Ah des invités ? Mais bienvenue, bienvenue ! Approchez ! Un verre de brandy ? Cela fait si longtemps que nous n'avons pas eu de visite, j'ose... 

Paf, le trait part. Si les mutants du camps sont protégés par Sigrid, ce sera tir au pigeon sur celui-là. Albi recharge déjà son arbalète sans répondre aux supplique du monstre effrayé de cette démonstration d'hostilité. 

Vous m'avez tiré dessus ! Mais pourquoi ? Je ne vous ai pas fait le moindre tort, que je sache... Au secours, à moi ! à l'assassin, au meurtre !

...et le cafard géant bondit aux rideaux et grimpe avec célérité jusqu'au plafond ou il court en tout sens pour tenter d'échapper aux tirs, jusqu'au moment où, percé de traits, il lache prise et tombe au sol avec un bruit écoeurant. 

Albi répand l'huile de sa lampe sur le corps du musicien et lance sa lampe à huile allumée sur lui. Les cafards s'envolent, certains innondés d'huile s'enflament et la chambre s'illumine soudain de points de lumière. C'est très joli mais c'est aussi très flippant et le groupe bat en retraite précipitament avant d'être pris au piège dans la chambre qui s'enflame. 

Et de un. 


jeudi 18 décembre 2025

Au sein d'un campement de rebelles.

Reikland - forêt de Wittgendorf 

Le dernier voyage de Gerolf 

Au coeur de la forêt noire de Wittgendorf, il y a une petite poche de verdure au milieu des ronces et des troncs moussus. Dans cette poche verdoyante bénie de Rhya, quelques dizaines de paysans rebelles tentent de survivre tant bien que mal et d'échapper à la fois aux bêtes du chaos et aux gardes du chateau. Et dans cette petite communauté, un groupe de nouveau venus a trouvé refuge. 

Ce matin, ils sont rassemblés autour d'un bucher. Reubke contemple pensivement les flammes, Sariel sanglote dans sa manche tandis que se consumment les restes mortels de Gerolf von Kerker. Grièvement blessé en chargeant seul quatre gardes du chateau dans le petit port privé du chateau, il n'a du son salut qu'à un coup de chance incroyable. Ramené au village, il a repris suffisament de force pour partir à pied à la recherchere du campement de rebelles dont Hilda la meunière leur a signalé l'existence. La marche éprouvante a pris son dû sur le chevalier, mais ce qui l'a finalement terrassé fut un excès de confiance en sa mémoire : il s'est servi d'autorité dans les provisions médicale de Reubke pour remédier à sa condition. Mauvaise pioche. Au matin, l'apothicaire n'a pu que constater le décès de son patron.  

Dans ce lieu où les morts ne restent jamais longtemps dans le sol, la coutume veut désormais que l'on incinère les défunts. Les rebelles n'ont pas le temps de faire connaissance avec Gerolf mais certains matinaux sont venus assister au dernier voyage du noble d'Ubbersreik. 

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Les villageois réfugiés dans les bois se dispersent après quelques instant, laissant derrière eux les trois companions du Meudefleuh et Lothar, qui traine autour du groupe avec curiosité. 

Lothar est lui aussi arrivé dans les bois de Wittgenstein après une désagréable mésaventure à Wittgendorf et cela fait une semaine qu'il se remet de ses blessures tant physiques que morales en se demandant comment il pourra bien faire pour retrouver ses pénates.  

L'histoire de Lothar

Alors qu'il péchait du fretin dans les roselières, l'attention de Lothar a été attirée par les cris de deux hommes en barques échoués dans les racines. Il les a aidé à reprendre le large et en voyant leur incurie à manier les rames, il est monté à bord pour les guider vers une guide nautique qui a établi ses bureaux et son domicile dans l'épave d'un bateau échoué sur un banc de sable. Lothar n'est pas indiscret de nature mais Barke et Hure lui ont paru rapidement assez louche. Il a fini par découvrir que le soi-disant matériel médical contenu dans la caisse était en réalité un cadavre destiné à être revendu au premier médecin désireux d'approfondir ses connaissances en anatomie mais ne voyant pas de prétexte à s'emparer du corps pour lui offrir une sépulture, il les a finalement laissé poursuivre leur route. 

Le jour suivant, une escouade de patrouilleurs fluviaux apostrophe Lothar pour lui poser des questions sur les hommes qu'il a secouru. Lothar passe très près de l'arrestation pour association de malfaiteurs et ne doit qu'à son bagout et peut-être un pot de vin discrèt de ne pas se faire arrêter pour un méfait dont il ignore encore tout : le corps transporté par Hure et Barke n'a pas été récolté sur un gibet ou obtenus de façon consensuelle. C'est le cadavre de l'épouse Grüber, fraichement inhummée, et son époux Hans ainsi que ses beaux-frères, Hans, Hansel et Jan, fulminent.  

Incapable de trouver quelqu'un désireux de s'occuper des deux profanateurs de sépulture dans les tavernes du Reik, Lothar s'est finalement tourné vers la famille en deuil, qui étaient, eux, très disposés à retrouver le corps de leur morte et les deux salopards qui l'ont volés. Et ils loué une barque et recruté Lothar pour les guider sur le fleuve. Fleuve qui les a conduit jusqu'à Wittgendorf. 

Le village était tout sauf engageant et Lothar serait bien reparti sur le champ si les mendiants goitreux n'avaient pas laissé échappé que deux hommes s'étaient arrêté quelques jours avant pour rencontrer le médecin... Médecin qui a effectivement acheté le cadavre pour étude. Bousculé par les Grüber, le médecin a fuit sans demander son reste alors que les trois moissonneurs retrouvaient leur morte dans la cave du cabinet, dénudé et découpé en part comme une carcasse à l'abatoir. Alors qu'ils revenaient vers leur barque en transportant les pauvres restes dans des sac de fortune, ils ont été chargé par un cavalier lourdement armuré qui a piétiné sans merci l'un des frères, embroché un autre d'un carreau d'arbalète tandis que le troisième disparaissait entre les maisons en ruines et que Lothar sautait à l'eau... Il se serait probablement vidé de son sang dans la vase de Wittgendorf si des mains secourables ne l'avaient sorti de l'eau croupie et ne l'avaient conduit auprès des rebelles où la vieille Mamie Goussedail l'a entouré de soins jusqu'à ce qu'il retrouve assez de forces. 

Présentation des rebelles

Sigrid est la chef du camp. Femme d'une petite quarantaine d'année, elle puise dans sa colère contre le chateau l'énergie suffisante pour organiser la vie quotidienne des familles qui se partagent quelques huttes ainsi que les patrouilles qui sécurisent la zone. 

Mamie Goussedail est une vieille femme épuisée qui fait office de cantinière, de rebouteuse et de sage. Elle entoure de soins les poupées de paille dressés sur de petits autels et marmonne en permanence des prières à Rhya - protégeant ainsi le camp des influences corruptrices de la forêt. 

Les Patrouilleurs sont des hommes et femmes d'allure farouche, semblant habitués aux bois et aux armes. Ils vadrouillent armés d'arbalètes et veillent à l'entretient des pièges qui sécurisent le périmètre mais ne ramènent que de rares prises. 

Gabriel a une trentaine d'année. Blond roux, les sourcil fournis, il présente un air de famille avec les Wittgenstein. Et pour cause, c'est un demi-frère issus des amours ancillaires d'un homme de la famille avec une servante du chateau qui s'est réfugié au sein des hors-la-loi après le meurtre de sa mère par son demi-frère. 

Les Familles restent dans le périmètre protégé par la bénédiction de Rhya et des chevaux de frise de ronce et de pieux. On y compte des artisans, des mères s'occupant des enfants trop jeunes pour être laissés sans surveillance, de l'entretient des huttes et de la cuisine et ceux trop affaiblis pour courrir les bois.  

La Vanière est une femme discrète, perpétuellement souriante, qui tresse en permanence des joncs entre ses longs doigts sans repos pour en faire des cordes, des panniers, des cloisons.  Et ses doigts sont vraiment, vraiment longs. 

le Moineau est un gamin anonyme aux grands yeux rond (vraiment rond) qui trotine pied nus, trop innocent pour songer à tenter de dissimuler les plumes qui poussent au-dessus de ses pieds d'oiseau. 

La Glu est une gamine joyeuse et indiscrète fascinée de dépasser Albi d'une demi-main. Le halfelin répurgateur l'a trouvé subitement moins sympathique quand elle a comparé ses propres pieds écailleux aux pieds velus du semi-homme qui s'en débarrasse en l'envoyant tourner autour de Reubke.

En dépit de la bénédiction de la Mère des Moissons, les rebelles ne sont pas totalement préservé des influences corruptrices. 

Tous les enfants ne sont pas pareillement diformes. L'Angelot par exemple est un enfant exquis, aux cheveux blond comme l'or, à la peau de lait, aux joues de roses et si gracieux qu'on le dirait descendu des fresques de la grande cathédrale de Sigmar à Altdorf. Ses parents l'entoure d'une surveillance jalouse.   

Représailles sur Rousseau

Comme la présence de mutants dans les rebelles met les nerfs d'Albi à rude épreuve, que les remarques condescendantes de Reubke vexent Mamie Goussedail et ses aides et que Lothar s'est trouvé une animosité commune avec Reubke, Albi et Sariel contre Rousseau, les quatre compagnons d'infortune décident de s'éloigner du camp et de retourner au village faire une petite visite au bon docteur. Sigrid accepte de les guider, avec deux patrouilleurs. 

En route, ils surprennent une patrouille de gardes de Wittgenstein, accompagné d'une creature mi-homme mi-bouc qui fait office de chien de guerre et renifle le vent, mais l'effet de surprise joue en faveur des hors-la-loi qui exterminent les soldats, l'homme-bête et leur officier. L'idée de revetir les armures des gardes pour passer inaperçu est vite abandonnée après avoir retiré son casque à l'un des soldats et découvert les chairs tuméfiées en putréfaction de l'homme. Seul un des patrouilleurs préfère le blindage d'un plastron à l'hygiène élémentaire et endosse l'armure. Les aventuriers le surveillent d'un oeil inquiet.  

Arrivé à la lisière des bois en fin de journée, le groupe trouve refuge dans le temple de Sigmar pour attendre la nuit noire. Ils se faufillent dans les ruines en évitant les rodeurs, forcent le portail du jardin puis la porte arrière, récupèrent leurs affaires et pillent le cabinet (élixir et vin de Bretonnie, correspondance avec la baronne) puis la cave où ils mettent la main sur la réserve de poudre de malepierre, conservée dans un flacon de verre que personne n'ose ouvrir. Rousseau est proprement égorgé et Albi assouvi enfin ses pulsions purificatrices en mettant le feu à la demeure du médecin. Que la vieille et le jardinier se débrouillent ou périssent dans les flammes ! 

Retour au temple pour passer ce qui reste de la nuit avant de rejoindre le camp au petit matin. 

 

 

dimanche 22 juin 2025

Passe et trépasse

Plutôt que d'entrer dans la chambre de gauche avec une présence morbide, on entre dans la salle de droite avec plein de pendules qui indiquent des heures différentes. Les autres prisonniers libérés battent en retraite et vont se réfugier dans la prison souterraine. 

Les pendules se mettent à sonner. Voix furieuse, pas lourd dans le couloir. Tout le monde se planque derrière des meubles. Un type en armure complète de plus pure style Moria entre en coup de vent et admoneste Reubke (mal caché derrière un guéridon). Reubke prétend être un domestique là pour faire les poussières. Le type s'énerve, va pour frapper Reubke d'un revers mais s'arrête quand il se fait interpeler par une vieille femme (cheveux blancs lâchés, châle autour des épaules, robe de nuit longue) debout dans l'encadrement de la porte au fond du salon. Elle comprend le guerrier et lui répond en Reikspiel : 

- Qui vous donne le droit d'entrer dans mes appartements ? Vous vous oubliez, vous êtes un invité sous ce toit.  

Puis une fois que le guerrier s'est retiré elle se tourne vers Reubke qui baratine qu'il est l'assistant de Rousseau et qu'il vient pour s'occuper de la santé de l'octo... nona... ancêtre. Une odeur piquante d’ammoniaque et une douzaine de chats à demi-sauvages l'accompagnent.

- Fadaise, ce Rousseau n'est pas médecin, le médecin est ici, à la cave. Sa punition pour ne pas avoir été capable de traiter mon mari le Baron. Le Baron n'est pas ici, il demeure dans sa tour (fait un geste dans la direction de la tour sombre).  

Albi et Gerolf sortent de leurs cachette et accompagnent Reubke dans sa sortie. Ils descendent l'escalier, avisent la cour et décident de se rendre à la tour par les prisons pour aller voir le Baron. 

Les prisonniers ne sont pas dans la chambre du garde. Il manque aussi des torches. L'escalier au fond du couloir se compose de deux sections, l'une monte vers la tour et l'autre s'enfonce dans le rocher. Le groupe décide de descendre voir ce qu'il y a plus bas avant d'explorer la tour. 

...Sariel manque à l'appel ! Elle s'est cachée dans le boudoir de la vieille baronne et n'est pas sortie de sa cachette avec le reste du groupe.  

Au bas de l'escalier, un couloir taillé grossièrement dans la roche débouche sur une grande caverne qui ouvre sur le Reik. Un petit quai est aménagé le long de l'eau mais il n'y a pas de bateau. Le groupe ne prend pas de précaution et parle à voix haute. 

- ...Ya quelqu'un ? Qui va là ?

Gerolf répond à la question à voix haute. Une porte s'ouvre, révélant l'existence d'une petite bâtisse construite le long du mur, sur le quai. Un garde sort, brandissant une torche pour examiner le groupe et réalisant qu'il s'agit d'intrus, il appelle des comparses et se rue vers eux. Trois autres gardes sortent de la guérites. 

Le combat est déséquilibrés, Albi et Gerolf finissent par succomber sous les assauts et Reubke se jette à l'eau pour s'éloigner alors qu'un garde longe l'eau, torche levée, avant de renoncer à le trouver. Trois retournent dans leur guérite, le quatrième se dirige vers l'escalier et Reubke attend, caché dans un chaos de rocher... 

- Psst ! 

Les trois prisonniers étaient également cachés dans ces rochers et maintenant que les gardes sont partis, ils se manifestent timidement. Reubke et un paysans vont vérifier l'état de Albi et Gerolf. Reubke soigne sommairement les blessures de Gerolf qui reprend conscience. 

Ils tentent tous d'escalader le chaos de roc plutôt que de nager pour sortir par la porte fluviale. Ils débouchent à flanc du glacis naturel du chateau et descendent en s'agrippant à la végétation pour patauger jusqu'à la rive.

- Le plan : rejoindre Wittgendorf, on va chez Hilda la meunière, elle connait les résistants qui se cachent dans les bois. 

C'est une longue marche jusqu'au village, que le groupe rejoint au point du jour. Ils se faufilent de ruine en ruine jusqu'au moulin - la maison de Rousseau est plongée dans l'obscurité et sont caché par la jeune meunière. Demain soir, elle les fera sortir du village pour rejoindre les fameux brigands qui se cachent dans la forêt.