Participation à la vie quotidienne
Le groupe tente de se fondre dans la population du camp en participant aux tâches dans la mesure de leur moyen et de leur bonne volonté. Les réfugiés semblent bien conscients que certains d'entre eux présentent des traits un peu particuliers, mais ils obéissent à Mamie Goussedail qui refuse de verser le sang d'innocents. Difficile de mettre à mort froidement les enfants que l'on a fait naitre, qui n'ont commis d'autre crime que de tenter de survivre et qui paient dans leur chair la folie de leur seigneur. Les réfugiés ignorent tout de l'édit impérial qui protège les mutants mais le découragement succède vite à la joie : partir mais comment et pour aller où ?
Préparatif de l'attaque
Quand ils sondent les esprits à propos du chateau, le groupe découvre que le pacifisme résigné de Mamie Goussedail n'est pas partagé de tous. Sigrid, bien que devant se conformer aux mêmes règles que l'aïeule dont elle est aussi en quelque sorte la novice, rêve de voir les Wittgenstein pendu par les pieds aux murs de leurs tours, mais elle est consciente qu'un assaut sur les tours équivaut à une suicide collectif. Elle rêve de faire de la baronnie une cité libre tandis que Gabriel s'imagine volontier en nouveau baron à la place de sa demi-soeur la baronne.
Le fait que Reubke, Sariel et Albi se sont échappés des geoles, ont cambriolés le corps de logis et connaissent un moyen de pénétrer directement dans la haute-lice depuis les quais du chateau et que Lothar sache construire des embarcations pourvu qu'on lui donne des outils et des matériaux changent tout et Sigrid accepte de partir avec eux et la moitié de ses hommes à l'assaut du donjon.
Lothar planifie la construction de trois radeaux en noisettier, bouleau et fagots de joncs liés ensemble par les cordes tressées par la Vannière, plus un pour les villageois si jamais ils devaient quitter le camp en catastrophe. Il aurait fallu quatre jours pour que les embarcations soient parachevées mais le temps presse : un patrouilleur apporte des nouvelles terribles du village, où les gardes procèdent à des représailles sur les villageois restant. L'aubergiste a été pendu, aucune nouvelle d'Hilda et d'Otto les meuniers. L'occasion est idéale d'attaquer le chateau pendant que la garnison est ailleurs.
On passe à l'action
Les radeaux sont portés jusqu'au petit cours d'eau qui passe à proximité du village avant de rejoindre le Reik. Les volontaires se ratatinent derrière les parre-flèches d'osier tressés (maladroitement camouflés de fougères) quand ils passent à porté de flèche de Wittgendorf saccagé par les cavaliers du chateau.
On pousse à la perche les radeaux durant un temps qui semble interminable. Ni l'escadron de la mort ni leurs victimes torturées ne remarquent les formes inhabituelles qui descendent au grès du courant vers l'éperon du chateau. Quand ils arrivent enfin à la porte fluviale, les nerfs sont tendus comme des cordes d'arbalètes et quand un garde pointe le casque hors de sa guérite, il est immédiatement percé de flèche et égorgé tandis que les autres gardes sont surpris dans leur partie de carte et suriné sans sommation.
Le groupe, un des aventuriers évadés en tête, monte l'escalier en colimaçon qui abouti aux geoles. Le prisonnier dément est toujours recroquevillé dans sa cage de fer désormais ouverte. Les aventuriers le reconnaissent comme l'ancien médecin du village et parviennent à le convaincre de quiter les prisons. Il est conduit jusqu'aux radeaux et reste en companie d'un des hors-la-loi. Parmis toutes les sorties possibles, le reste des assaillants emprunte celle qui débouche dans la Tour Sombre.
Dans la haute-lice
Une odeur sucrée flotte au rez-de-chaussée et tout colle. De l'étage parvient le son assourdi d'un clavecin. Le plus important d'abord : isoler la haute-lice de la basse-lice en sécurisant le bastion de la porte. Les assaillants se ruent vers la porte en passant bien au loin de la fosse grillagée qui occupe le centre de la place. Au premier étage, un groupe de gardes est surpris par l'arrivée des assaillants et le combat s'engage immédiatement. Les gardes se battent sans un cris ni un mots, mécaniquement et semblent insensibles à la douleur. Deux tombent au sol tandis que le reste se retranche à l'étage. la raison de leur mutisme apparait quand on retire le casque d'un des morts : en fait, il était déjà mort depuis bien longtemps. Au lieu des habituelles chairs lépreuses, c'est de l'os lisse qui apparait sous le vantail. Certains redescendent les escaliers à toutes jambes pour prendre une goulée d'air frais, d'autres se mettent à tailler en pièce les corps pour être certains qu'ils ne se releveront plus et balancent les morceaux par les meurtrières avant d'enfoncer la porte et de marteler les gardes survivants jusqu'à ce qu'ils cessent définitivement de bouger. Un treuil est visible, les chaines en tension descendent dans des ouvertures. La calle est retirée et la herse s'abat, puis le treuil est fracassé à coup de hache pour empecher de remonter la grille. Bonne nouvelle. Reste à lever le pont-levis. Mauvaise nouvelle: les chaines du ponts s'élèvent vers le bastion entre la haute-lice et la basse-lice, désormais inateignable puisque la herse est retombée et le treuil saboté. Sariel tente de détruire le pont d'un sort, celui-ci fait voler quelques échardes sans plus.
Après quelques instants, un groupe de soldats vient voir ce qui se passe à la porte intérieure. Ils s'avancent sans méfiance, ne suspectant pas la présence de forces hostiles et se reculent précipitament quand plusieurs d'entre eux s'abattent, percés de carraux d'arbalètes. Avisant un vieux chaudron sur un axe et des barils d'huile rances, Albi imagine de faire chauffer l'huile pour ébouillanter les gardes lorsqu'ils reviendront à l'assaut.
On se sépare
Les hors-la-lois et Sigrid restent dans le bastion de la porte pour tenir à distance les assaillants. Les aventuriers partent à la recherche des chatelains. Ils pensent que Magueritte est sûrement descendue en personne au village pour diriger elle-même les opérations et cela leur donne du courage.
La Tour Sombre
Première arrêt : le musicien de la tour sombre. On monte le plus silencieusement possible à l'étage de la tour pour découvrir un appartement aux tentures tirées où flotte toujours la même odeur qu'Albi a fini par identifier comme étant celle du miel. Les meubles, le sol, les murs grouillent d'insectes qui se repaissent du liquide sucré. Certains tombent du plafond, d'autres s'aventurent sur les intrus, dans leurs vêtements.
Au centre de la pièce, une silhouette voutée est penchée sur un clavecin et fredonne tout en jouant. Il remarque les nouveaux arrivant assez tard et les relève vers eux un masque noir luisant en guise de visage, les saluant avec amabilité. Ce qu'on a cru être une redingote était de longues élytres.

Ah des invités ? Mais bienvenue, bienvenue ! Approchez ! Un verre de brandy ? Cela fait si longtemps que nous n'avons pas eu de visite, j'ose...
Paf, le trait part. Si les mutants du camps sont protégés par Sigrid, ce sera tir au pigeon sur celui-là. Albi recharge déjà son arbalète sans répondre aux supplique du monstre effrayé de cette démonstration d'hostilité.
Vous m'avez tiré dessus ! Mais pourquoi ? Je ne vous ai pas fait le moindre tort, que je sache... Au secours, à moi ! à l'assassin, au meurtre !
...et le cafard géant bondit aux rideaux et grimpe avec célérité jusqu'au plafond ou il court en tout sens pour tenter d'échapper aux tirs, jusqu'au moment où, percé de traits, il lache prise et tombe au sol avec un bruit écoeurant.
Albi répand l'huile de sa lampe sur le corps du musicien et lance sa lampe à huile allumée sur lui. Les cafards s'envolent, certains innondés d'huile s'enflament et la chambre s'illumine soudain de points de lumière. C'est très joli mais c'est aussi très flippant et le groupe bat en retraite précipitament avant d'être pris au piège dans la chambre qui s'enflame.
Et de un.
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